‹ Le miracle moderneChapitre 74 sur 171 · VIE SUBJECTIVE DES MORTS EN NOUS · texte numérisé non relu

VIE SUBJECTIVE DES MORTS EN NOUS

Je dis espoir parce que je n'en sais rien, pas plus que personne au monde d'ailleurs ; il est impossible d'apporter en cette matière, d'après les faits, une négation ou une affirmation qui soit péremptoire. Nos énergies internes sont actionnées, mais par quoi, et par qui ? Par nous-même et par notre milieu ou par d'invisibles suggestionneurs qui nous inspireraient? Il y a beaucoup de chance pour que ce soit seulement par nous et les vivants qui nous entourent.

Oui; nous savons bien désormais que ces « esprits » — à supposer qu'ils existent et se préoccupent de ce qui se passe ici-bas, — ne sauraient agir que par nous et en nous, — et

non point indépendamment de nous, hors de nous, comme Tout cru les spirites et les mystiques. Ils sont inséparables de nous-mêmes, ils sont nous encore ; ils n'ont d'existence accessible qu'en nous.

Que cette cause première soit Tftme des vivants ou l'influence des morts, agissant par notre âme, personne ne peut le vérifier : un voile infranchissable s'y oppose. Mais dans le vivant transparaît le mort, — surtout en certains organismes, accessibles à la désagrégation mentale, à la multiplication de la personnalité.

Nous allons aborder en cette troisième partie l'étude de quelques « sujets » étrangement affligés ou privilégiés. Ils se flattent de nous fournir des témoignages de l'identité de décédés, qui par leur canal se seraient manifestés à nous. Plusieurs années d'observation, d'expérimentation, et, je puis le dire, de méditation et de réflexion, m'ont amené aux conclusions qu'on va lire. Elles ne difl'èrent pas essentiellement des principes que j'ai déjà formulés, — et les élargissent encore.

Page 1