‹ Le miracle moderneChapitre 96 sur 171 · DU JOUR · texte numérisé non relu

DU JOUR

Je crois qu'il n'était pas inutile de citer ces diverses voyantes, modernes aussi, après notre longue analyse du cas de Mrs Piper, serrée de plus près par des observateurs consciencieux.

De telles facultés, quoique rares, peuvent être reconnues dans une série d'êtres, qui, différents, trahissent cependant de profondes ressemblances de destinée et de tempérament. Mais nous constatons ce que j'avançais au début de ce chapitre : l'au-delà varie, selon la voyante, selon l'époque. Il est ange, démon, larve, farfadet, élémental, dieu, âmes désincarnées, selon la foi du médium, et, même quand il garde une étiquette identique, il diffère aisément en tendance et en caractère, s'adaplant à un esprit très incontestable celui-là, — Tesprit du jour.

Les morts de Mrs Piper, d'accord avec notre

goûl de preuve tangible et notre vénération de la science, réclament des travaux positifs pour démontrer leur immortalité. Ceux de M"*® Hauffe imploraient ou exigeaient des prières. Ce qui demeure c'est le médium, avec des traits constants qui permettent de le reconnaître, de le fixer. En dehors des professionnelles somnambules, hélas un peu trop sujettes à caution, nous savons, à n'en pouvoir douter, que des organismes, favorisés ou maudits selon le point de vue où Ton se place, obtiennent, — au prix souvent de quelles misères physiologiques ! — des pouvoirs étranges qui illuminent par de courtes mais vives lueurs les cavernes de notre âme à tous, sinon les abîmes de l'au-delà.

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