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LE MYSTÈRE DES TABLES PARLANTES ÉCLAIRGI

Les exemples nous prouvent surabondamment que le phénomène ne peut être séparé de celui qui le produit. L'hypothèse de forces extérieures à lui est déchue : c'est toujours le « subliminal self » de Myers, le « moi subconscient » de M. Pierre Janet et de M. Charles Richet, qui demeure le principal acteur. Aussi les grands hommes du passé sont-ils bien faibles, intellectuellement parlant, quand ils quittent le royaume des ombres pour revenir à nous par l'organe de leurs représentants*. Tel médium, tel esprit.

Cependant les « esprits », par leurs truchements, protestent énergiquement en faveur de leur personnalité. Ils tiennent à leur illusion d'existence indépendante. Non seulement les oracles des tables ou des crayons, mais, nous l'avons vu, les peintures médiumnimiques de

* Sauf pour les tables de Jersey et en d'autres circonstances très rares où les évocateurs sont exceptionnellement doués; je dois le redire.

M. Desmoulin, les dessins de M. Sardou. Les œuvres portent régulièrement la signature, au moins d'un « esprit », quelquefois de deux, car les « esprits» collaborent. BemardPalissyavecZoroastre, par exemple. Je souligne ce détail, car il a son importance. Il faudra chercher les raisons de ce baptême automatique souvent imprévu, comme aussi des contradictions entre les révélations et l'état d'âme ordinaire des assistants.

Nous répondrons tout à Theure à ces objections, en revenant sur le problème des tables parlantes, que nous n'avons encore abordé qu'avec les révélations de Jersey.

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