I.EFKANC
Dans la légion ?
Je te l'ai déjà dit. Je repars pour cinq ans, j'ai signé mon rengagement tout à l'heure.
i.EFRANC, avec effort.
C'est bien. (Il retombe lourdement sur sa chaise et plewe en silence).
PIERRE, « Robert, des larmes dans la voix. Tu sais combien nous comptions sur toi?
ROBERT, amer, montrant Jean.
Vous avez un nouveau soutien.
.if:an, lentement.
Il va me falloir chercher un emploi. (Navré.) Je n'ai plus rien à me mettre.
ROBERT, narquois.
Tu lutteras, tu aimes à lutter.
THÉO, avec colère.
Je ne sais pas s'il aime à lutter, moi j'aime à boxer et je vous jure que je me reliens à quatre i)our pas m'offrir une petite séance.
JEAN, relevant la tête.
Oui je lutterais si cela était ])Ossible. Malheureusement le mal est trop grand et je ne puis le réparer assez vite. Si j'étais libéré depuis quinze jours, mon
3t LE MIRADOR
père et mon frère ne demeureraient pas sans manger à l'heure de midi. Mais moi je porte encore l'uniforme et avant que j'aie eu le temps de me retourner, ils seront peut-être sans asile comme ils sont déjà sans pain.
piKRRE, courageusement.
Je vais bien chercher, je ferai n'importe quelle besogne, mais je nourrirai papa.
.JEAN. 1res calme.
J'ai le remède.
A quoi ?
PIERRE
JEAN
A votre malheur présent. (Fièrement à Robert.) Pas plus lard qu'aujourd'hui je saurai réparer les fautes, je saurai arracher papa et Pierre à l'étal misérable où tu les as laissés tomber.
THEO
Tu sais où trouver de l'ouvrage?