LE M IF, A 1)0 H
IVAN, fvoid comme la (jlace.
Pourquoi ? Parce qu'un lioiiinie y a été tué? En voilà (les histoires. Un mirador est un mirador. J'y monterai, (juand on voudra et j'y passerai la nuit s'il le faut.
LE SERGENT
Vous savez pourtant ce qu'on y risque maintenant sur le mirador.
OÏTO
Moi, je sais que lorsqu'on y est, on voit de très loin, mais qu'on est vu de très loin aussi.
LE SERGENT
Et par des gens qui tirent sans prévenir.
IVAN
Moi aussi je sais cela, mais vous l'avez dit tout à l'heure, sergent, personne n'a la frousse dans la légion étrangère, je ne vois pas pourquoi je l'aurais, moi qui suis légionnaire comme les autres.
LE SERGENT
Mon Dieu, moi je vous avoue que nous sommes clans une situation qui n'a rien d'enchanteur. Je ne claque pas des dents, c'est connu. Je suis très lier d'occujjer un poste d'honneur, ça ne fait pas l'ombre d'un doute... mais, au fond, ie mo sens inquiet.
Pas pour nous, je suppose "■?
LE SERGENT, l'Ogue.
Pourquoi ? Pas pour vous ? Parce que vous êtes Russe, Otto Alsacien et Sancliez Espagnol? Je ne crains pas de l'avouer, je liens à vous comme si vous étiez de chez moi.
Vous êtes?.
Anglais.
Ah ! hien.
OTTO
LE SERGENT
OTTO, estomaqué.
LE SERGENT
Oui, je tiens à vous comme si vous étiez de chez moi et quand je pense que pendant deux heures vous allez être exposés aux coups des pirates sur ce damné mirador... Si encore je pouvais poser des sentinelles doubles... mais comment?
IVAN
Le fait est que nous sommes juste six en comptant le factionnaire et Robert. (Robert paraît au fond).