‹ Le Mirliton (volume 2)Chapitre 15 sur 69 · Uu«> Iloclloi-, r · texte numérisé non relu

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\ IKr.l KHS AU IMtEMlEU

CHEMINS DE KER DU iNOUD

ServicesdirectsentreParisetla Hollande

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Dt'parls (l«> Paris à H h. 20 du malin, iiii<li tlh-t 1 1 II. (In siiir.

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VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES

l.ii (^>iii|'.ienie dOrlcans délivre louie l'anncc des Billets d'excursion comprenant les tr<>i> itinéraires ci-nprcs, pcrmellnnt de visiter le Cenlrc de la Erance et le» Stations thcrmnlcs et hivernales de» Pyrénées et du t'iolte de Gascogne.

1" itinéraire.

Paris, Bordeaux, Arcachon. Mont-dc-Mariian. I ,rl,..« n ■.-t,, ,, ... iç.n,i.,,rrf^ Montre c.iu Hn-

Voyants à ttitrci aires facultati/s de FRANCE en ALGÉRIE et en TUNISIE

■ u vice va sS .

La Compagnie délivre, pendant toute l'anl'.éc, des billets de toutes classes à prix rcvluits, pour cirectiicr des vovapcs pouvant comporter des parcours sur les lignes des ■■ept grands réseaux fruni^.'<is. sur les lignes .ilgériennes et tunisiennes, et sur les lignes maritimes desservies par la Compagnie GciK-ralc Iransatlantii^ue. Les itinéraires de ces voyages sont établis au gré des voyageurs; ils doivent comporter, en même temps que des parcours franifais, soit des parcours maritimes, soit des parcours maritimes et algériens ou tunisiens; les parcours sur les réseaux français doivent être de 3ix> kilomètres •lu moins ou être comptés pour 3oo kilomètres.

Les voyages doivent ramener les voyageurs à leur point de départ.

Validité : <io jours avec laculte de prolongation.— Arrêts t'acultaiHs à toutes les gares du parcours.

Exemple d'un de ces vovages au départ de Paris : Paris. Dijon, Lyon. Marseille, Tunis, Duvi\icr, Kroubs, H.itna, Hiskra, AinTouta, Constantinc, ,'Mger. Oran, Marseille. Nimc», (;iermont-Fcrrand, Ncvers. Paris,

Durée du voyage : m> jours, — i" classe, Ait) fr. 65; i* classe,' 32i fr. 35; 3* classe,

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LeGiranI : A.l FORTIN.

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De tout ce que je viens de dire, ne ressort-il pas clairement que c'est de la pestilence et du faisande de Fart byzantin, de la brutalité naïve des spectacles du moyen âge, que l'art moderne est cfclos, comme éclôt lépi de la fermentation du grain ? Et n'est-il pas permis de supposer que si nous procédons sûrement d Auguste et de Périclès. c'est en passant par Rabelais, par Justinien. par Théodora ?

Ne médisons donc point des brutalités nécessaires; ne laissons pas croire que la chanson brulale n'est qu'un fruit de la corruption ci de la décadence Bossuct, en disant que « les brutaux n'ont qu une fausse hardiesse », a cédé au plaisir d'écrire une belle phrase. Est-ce de Cicéron et de Tacite qu'il descend lui-même en droite ligne, ce Titan qui sut amonceler des Pelions de pensées sur des Ossas de mots .-... Non! Notre belle langue, claire, soignée, précise, propre, mais aussi robuste, bien portante, est ncc à Rome sans doute, mais elle est née sur le carreau des Halles : c'est l'argot du Cirque, et les gladiateurs expirants qui cLmaicnt leurs jurons et leurs blasphèmes sous les voûtes du (' vomitorium «, jetaient au vent le pollen vigoureux qui devait un )our féconder et faire s'épanouir la délicate orchidée du stvle de Fénelon, la tleur empourprée de Hugo, la gerbe éclatante de Renan.

Ne rougissons pas de nos origines. Sa-

chons le reconnaître: ce sont les chansons brutales de la plèbe romaine qui engendrèrent la langue française, et cette grande dame au sang bleu et aux fines attaches compte parmi ses aïeux des portefaix aux membres trapus et des harengères aux veines rouges... Ne disons donc pas trop de mal de l'argot, et. sans l'adopter comme langue officielle, étudions-le avec intérêt; cons'dérons en lui le générateur possible des idiomes futurs, le père des langues séraphiques que l'on parlera dans quelques siècles, lorsque, dans les collèges, il faudra, à coups de lexiques, déchitirer Molière et Musset, et que ceux-là seuls parmi les écoliers auront droit à une sortie de faveur, qui auront pu lire couramment dans le texte une page de M. Emile Richebourg.

En attendant que nos arrière-neveux en soient réduits à cette fâcheuse extrémité, prenons les chansons brutales pour ce quelles sont : un cri de misère J'ai tenté, au cours de cette causerie, d'expliquer pourquoi, dans les temps révolus, où la brutalité fut si souvent dans les mœurs, elle se rencontra si rarement dans les livres; au moment de céder la parole à .Mlle Félicia Mallet, laissez-moi vous dire que la chanson brutale est à l'honneur de notre temps.

{A suivre.) Maurice LEFEVRE.

Dans la Rue

DEUXIÈME

VOLUME

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