AU BOIS DE BOULOG.NE
P.troles et musique d'.\K\si\t)r. Bruant
Quand on cherche un' femme à Paris, Maint'nant, même en y mettant l'prix, On nVencontre plus qu'des débris
Ou d'ia charogne; Mais pour trouver c'qu'on a d'besoin.
Il existe encore un bon coin, C'est au boi>c d'Paris... pas ben loin :
Au bois d'Boulogne.
C'est un bois qu'est vraiment rupin :
Quand on veut faire un bon chopin, On s'y fait traîner en sapin
Et sans vergogne, On choisit tout le long du bois. Car va que d'ia grenouill' de chois!
Et ya mèm' des gonzess' de rois!!!
Au bois d'Boulogne.
Yen a des tas, yen a d'partoui.
De la Bourgogne et du Poitou, De Nanterre et de iMontretout,
Et d'ia Gascogne; De Pantin, de Montmorency, De là, d'où, d'ailleurs, et d'ici, Et tout ça vient fair' son persil
Au bois d'Boulogne.
Ca poudroi', ça brille etça r'iuit, ta fait du train, ça fait du bruit, Ça roui', ça passe* et ça s'enfuit!
Ça cri , ça grogne!
Et tout ça va se r'miser, l'soir, A l'écurie ou dans l'boudoir...
Puis la nuit tapiss' tout en noir...
Au bois d'Boulogne.
Alors c'est l'heur' du rendez-vous Des purotins et des filous.
Et des escarp' et des marlous
Qu'ont pas d'besogne, Et qui s'en vont, toujours par trois, Derriér' les vieux salauds d'bourgeois.
Leur fair' le coup du per' François
Au bois d'Boulogne.
Nous voici arrivés sans encombre au terme de notre voyage au pavs des Chansons brutales. J'espère qu'il ne vous aura ni fatigués ni affligés, et que vous ne me tiendrez pas rigueur d'avoir découvert à vos esprits de nouveaux horizons.
Dans la prochaine série de ces causeries, qui sera la dernière, nous glanerons, sous le titre de Chansons de partout^ les chansons que les classitications précédentes nous ont forcé de tenir en réserve. — Cette fois encore, j'en suis sûr, vous rendrez à l'interprète l'hommage qui lui est dû, et vous continuerez, je l'espère, au causeur * la bienveillance à laquelle vous lavez habitué.
[A suivre.) Maurice LEFEVRE.
CHEMI.N DE FER D'ORLÉANS
JUIN SEPTEMBRE l8c>5
Sai.«)n thermale : Le Mont-Dore, La Bourboule, Royat, Néris-les-Bains, Évauxles-Bains.
A l'occasion de la saison thermale de iSi|3. la Compagnie du Chemin de ter d'Orléans a organisé un double service direct de jour et de nuit, qui fonctionnera, du 8 juin au 20 septembre inclus, entre Paris et la gare de Laqueuille, par Vierzon, Montluçon et Eygurande, pour desservir par la voie la plus directe et le trajet le plus rapide les stations thermales du Mont-Dore et de La Bourboule.
Ces trains comprennent des voitures de toutes classes et, habituellement, des wagons à lits-toilette, au départ de Paris et de Laqueuil'.e.
La durée totale du trajet, y C(jmpris le parcours de terre entre la gare de Laqueuille et les stations thermales du Mont-Dore et de La Bourboule, est de 1 i heures à l'aller et au retour.
Prix des places, y compris le trajet dans le service de correspondance de Laqueuille au Mont-Dore et à La Bourboule, et vice versa: \" classe, 53 fr. 90 ; — 2' cltsse, 36 fr. ^-^ ; — 3« classe, 23 fr. -jb.
.Aus trains express partant de Paris le matin et de Chamblet-Néris dans l'après-midi, il est atîecté une voiture de 1" classe pour les voyageurs de ou pour Néns-les-Bains, qui etTectuent ainsi le trajet entre Paris et la gare de Chamblet-Néris, sans transbordement, en 6 heures environ.
On trouve des omnibus de correspondanc»
à tous les trains, à la gare de Chamblet-Néris pour Néris, et vice versa.
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