CHANSON DE VIEUX
Les arbres, comme des squelettes.
Grincent sous lèvent en pliant.
Mes souvenir blonds, en riant, Me font voir des escarpolettes.
Un voit pousser la violette Chaste et douce sous le ciel gris.
Vous souvenez-vous de vos cris Quand la glace de la Loiletle
Vint me révéler Loul a coup
Diable qui sort d'une boite.
Vous mîtes bien vite une étroite Faveur autour de votre cou,
Pour ne plus être toute nue — El quand la neige dans l'hiver Tombe, alors je vois s'irriser Votre image un jour entrevue ;
Parmi les flacons radiés, Arc-en-ciel jouant sur les vitres Je vous relis, ô gais chapitres Faits de mes amours oubliés.
Les parfums subtils de la rose
De la verveine et du jasmin
.Me reportent a mon matin
Vray Dieu, c'était charmant... la chose
Aussi, tes jardins desséchés, Sous le manteau des cheminées Chautl'antmes mains parcheminées Je repasse mes jours passés.
Kl voilà pourquoi j'ai des roses Quand les jardins sont desséchés; Dans mon cœur, de mignons péchés Le souvenir, aux jours moroses,
Fleurit. Quand, sous lèvent pliant Le chêne ainsi qu'un noir squelette Grince, j'évoque une amourette
El je vieillis en souriant.
E. Saint-Colas.
Aux mois où les tleur~ sont fanées Les jardins ont de tristes airs:
Dans mon ame j'entends de- airs; Vieillots qui distraient, mes veillées
Les jardins, las ! sont desséchés C'est le cimetière des roses.
Dans mon cœur les chansons écloses Content de ravissants pèches.
POUR PARAITRE PROCHAINEMENT
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Par Paul Roin.vrd L'auteur de Nos l'Imr^
VIEILLES CHANSONS