FIN DE BAL
L'air épais et chaud 'perd ses transparences, Imprégné d'odeurs et deparfums ronces, Haleine et sueur et cigare éteint.
Vapeurs flottant sous un plafond mal peint. Le gaz vacillant prend un relui jaune, Tandis que des vieil x, au masque de faune, Regardent passer, l'œil pleinde désir, Des femmes poussant des cris de plaisir. L'une contre l'autre à Venvi pressées, Nerveuses, dansant ensemble enlacées.
Encore, ici, là. des couples perdus.
I)u l>al qui finit derniers résidus...
El l'orchestre épanche, à flots, sa fanfare. Dans la salle vide, où l'écho bizarre, Soudain réveillé, convulsif répond.
La serviette au bras, Vennui sur le front, Lassés, avachis, des garçons stupides.
S'en vont essuyant les laides Immoles.
Puis, orchestre donne un dernier aeeurd, Le gaz est éteint, et le monde sort.
Sur le trottoir sale et sur la chaussée, La foule, à la porte, attend amassée:
Petits jeunes gens, passants curieux, Alpkonses mal mis, ou bien quelques vieux
Voulant satisfaire une ardeur senile,
Avec une nuit d'un amour facile.
Et puis, dans le noir, des couples s'en vont, Pendant qu'un cocher tout seul se morfond, Cherchant des clients pour son fiacre jaune. Et s'éloigne enfin d'un trot monotone.
En faisant payer nu pauvre cheval,
L'heure qu'a fait perd -e «UNCOCHON Dli BAL»
Edmond Coutances.
Notre confrère et ami Charles Leroy, vient de faire paraître un nouveau volume à la librairie illustrée, 7, rue du Croissant : Les ftnessea de Pinteau, qui ne le cède en rien comme lionne humeur et comme gaité à ses créations précédentes.
Pinteau est l'épique planton du colonel.
c'est lui, dont le père, la mère et la sœur s'appellent du même nom patronimique, ce qui a fait dire à Ramollot rempli d'étonnement : « Ah! ça N... de D .. s'appellent donc tous Pinteau dans cette famille là!... »
Nous voyons tour à tour le héros dans les situations les plus étonnantes de fantaisie ; obligé d'inventer les choses l-s plus imprévues pour se débarrasser d'un cocher, qu'il n'a pas d'argent pour payer daus : La voila, en l'heure. Pinteau, confesseur malgré lui dans Par intérim, est absolument étourdissant d'effarement et de toupet. La friction pourrait être shrnée Paul de Kock. te pain de sucre, la Fl'che du Parthe, enfin une trentaine de nouvelles composant ce volume sont aulant de sujets de fou riredebon aloi.
Très finement et très spirituellement illustréparLuigi Loir. H. Pille, UzèsetDuvivier,la nouvelle œuvre de notre confrère est appelée à un vif succès, qui s'esl du reste affirmé au moment, même de sur apparition.
— 1 Vol. 3 fr, 50 chez tous les libraires et dans les gan s.
Les Refrains du MIRLITON
Par Aristide BRUANT
/. k Batignolles. — 3. A la Viltetle. — .')'. A Montparnasse. — 4. V Tà'Vcholéraqui arrive. — 5. Alléluia. — 6 La Noire. — 7. Serrez vos rangs. — 8, Le trompette. — 9. A Grenelle — i o. A Monlrouge — II. Belle ville Ménilmon tant. — lï.A In Bastille. — l-'l. A La Glacière. — 14. La Ronde des Marmites.— 15 La Marche des dus. — 10 A Saint-Lazare.
Chaque numéro 50 centimes franco contre mandat ou timbres-poste.
Au cabaret du MIRLITON, 84, boulevard Rochechouart, Paris-Montmartre.
CONSEIL A NOS ABONNES
Les Pilules Dépnpatives L. BEAUMONT
Rendent la santé et l'appétit à tous les noctambules qui vivent ;'t la vapeur,
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