Gérant; Aristide RBUANT
Imp. Baux et C\ 21. r Crois-des-Petits Champs.
Quatrième Année N° 48
Prix 10 Centimes
Ji in 1888
PARAISSANT TRÈS IRREGULIEREMENT UNE DOUZAINE DE FOIS PAR AN Paris, on an: a fb. Bureaux : Boulevard Rocliecliouart, 84, au cabaret du «Mirliton» Départements, un AS: 5 r.
Directeur : Aristide BRl'WT
Dessin de Jean Caillo
D'abord moi, tu sais, j veux pas uu'ou ,ula;;u ^ Boulauger.
LE CABARET DU MIRLITON
EST SITUÉ PRÈS DE
L'ELYSEE-MONTMARTRE
l^e plus chouette Bal de Paris
FANTAISIES
Gréviste
Parigo, quoi!... des Batigneule, Toujours prêta coller un paiD, Mais j'comprends pas qu'on s'cass'la gueule Pour gagner d'quoi s'y fout'du pain.
El'travail... c'est ça qui nous crève : Mêm* les ceux qui sont mieux bâtis, "V'ià pourquoi que j'm'ai mis en grève..
Respec'aux abattis.
J'tiens à ma peau, moi, mes brave homme, Tous les mutins j'en jette ut' coup Dans les journals et j'y vois comme Les turbineurs i's'cass'el'cou...
Moi !.. j'm'en irais grossir la liste De ceux qu'on rapporte aplatis ?..
Pus souvent... ej'suis fataliste...
Respec'aux abattis.
Tenez, ya quèqu'chos'qui m 'dépasse :
C'est les travails à la vapeur, Tôt ou tard, i'Caut qu'on y passe, Là, c'est réglé, n' ya pas d'erreur:
Des gens qui n'est inêm'pas malade !
L'matin i's'lèv'nt, les v'ià partis...
El'.soir i'sont en marmelade...
Respec'aux abattis.
Ri-ii ! et ceux qu'on voit su'la Seine Enfoncer des pieux... qué'métier !...
En via des gonciers qu'ont d' la peine 1* tir'à six su'un bélier Moi ces travails là ça m'épate J'touch'rai jamais un pilotis J'aurais peur de m'casser un'patte...
Respec'aux abattis.
Au lieu d'gueuler après les mines, D' l'air'des discours et d'discuter Su'les fabriqu's et les usines, Moi, j'dis qu'on Trait mieux d'inventer Des travails dont qu'personn'ne crève... .' usque là, vous et' avertis, l'marche pas... J'eoutinu'ma grève...
Respec'aux abattis.
AniSTIDE BRI'ANT
Notre collaborateur et ami Charles Leroy, le créateur du Colonel Itainollot, vient de faire pa-
rai itre à la Librairie Illustrée, 7, rue du Croissant : Les faits et gestes du Sergent fioupoil. Ce nouveau volume qui se vend tt fr. îiO dan.< les gares et chez tous les libraires, obtiendra certainement le même succès de rire et de gaieté que Les Malheurs du capitaine Lorgnegrut dont nous détachons cette boutadi- :