‹ Le Mirliton (volume 3)Chapitre 202 sur 243 · L'UNION DES MINES D'OR · texte numérisé non relu

L'UNION DES MINES D'OR

Il se forme tous les ans en Angleterre un très grand nombre de Sociétés, et une affaire n'est pas plutôt lancée que lés capitaux sont trouvés (tour la faire réussir et prospérer. La raison d'être de cette activité financière est dans le caractère, les moîurs, les aptitudes du peuple anglais et surtout dans la façon libérale et démocratique avec laquelle ils constituent leurs Sociétés.

Au lieu d'émettre des actions de 500 fr., prix qui ne permet pas à tout le monde de souscrire, ils divisent le capital social en actions de 23 francs, ce qui permet à l'épargne la plus modeste de s'intéresser aux affaires sans beaucoup risquer.

Moyennant une modique somme, on peut donc participer à une entreprise fructueuse. Il ne faut pis chercher ailleurs pourquoi les Sociétés sont si nombreuses en Angleterre et trouvent aussi facilement les capitaux qui leur sont nécessaiies.

Il faut ajouter que, pour assurer la sécurité absolue de leurs Compagnies, les Anglais ont pris l'habitude de réunir en une seule Société plusieurs concessions ou centres d'exploitation, de manière à créer une véritable assurance mutuelle, un syndicat dont le principe est d'établir un équilibre de risques et de bénéfices.

C'est d'après oe principe qu'on vient de constituer à Londres Y Union des Mines d'or (The Gold Mining Association of France limited).

L'Union des Mines d'or comprend huit concessions minières situées dans le sud de l'Afrique, en Autriche-Hongrie, au Soudan

français et dans le pays de Galles. Ces mines doivent se soutenir entre elles, de telle sorte que, si le rendement de l'une venait à diminuer ou à manquer provisoirement, le capital-actions continuerait à être rémunéré avec le produit des autres ; ce produit servirait également à faire dans la mine momentanément improductive les travaux nécessaires pour faire reprendre la production arrêtée ou ralentie.

Comme on le voit, l'idée est ingénieuse; elle explique comment les Anglais ont su ramasser de grandes fortunes là où nous n'avons fait que répandre sans profit le sang de nos soldats.

La création de Y Union des Mines d'or qui a sa succursale à Paris, rue Cambon, offre à l'Epargne française l'occasion de concourir avec les capitaux anglais à la formation d'une de ces Sociétés qui deviennent vite riches et puissantes. Cette occasion, le public et principalement la petite épa;gne ne vent pas la laisser échapper.

Au grand nombre de souscriptions qui affluent de tous les points de la France, on peut même prévoir que le capital de Y Union des Mines d'or sera, formé, en grande partie, par l'argent français, et c'est ainsi que les Anglais ne seront plus les seuls à avoir le monopole des bonnes et solides affaires.

Rappelons pour terminer que les actions de Y Union des Mines d'or sont émises à 25 francs (1 liv. st.). A ce prix lo capital demandé sera vite trouvé. Avis donc aux personnes désireuses de s'associer à une affaire qui, dans les conditions où elle est faite, ne peut produire que d'excellents résultats. Dans quelques jours il sera trop tard.

Le Gérant : Axisti L BRUANT. — Imp. du Mirliton, A. Bru uU, 2i, rue CtuucbatJParis.

Quatrième année N" ol Prix : 10 centimes

Octobre 1888

Par

PARAISSANT TRÈS IRRÉGULIÈREMENT UNE DOUZAINE DE FOIS PAR AN

, un ANi^fr. Bureaux: Boulevard Rochechouart, 84, au cabaret du Mirliton. Départ, un an : 5 fr. Directeur : Aristide BRUANT

SOULAUDS

Dessin de Jean Caillou T

Allons, p'c ilo-toï, lTgèiu», j'vois encor' qtiéquVhuse d'ouvert.

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FANTAISIES

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