‹ Le Mirliton (volume 3)Chapitre 211 sur 243 · LA GOURMANDISE · texte numérisé non relu

LA GOURMANDISE

C'que vous f. .. par hasard dans l'toupet que l'troupier a l'bec autremet tourné qu'un clerc d'huissier ou qu'un marchand d'pommade à la rose? V's'imaginez-vous pas, qu'c'est par gueulàrdise que l'on reste sous les drapeaux, comme par lequel de s'f... une gamelle sous l'nez aux heures des r'pas?

Mais n... de D... ça s'rait prendre mon pompon pour un topinambour, tendez bien c'que j'vous transvase!

L'ordinaire est excellent, n'participe pas du contraire, c't'évident, mais un p'tit

extra n'nuit pas au troupier d'temps en temps. Fréquent' rait d'volaille rôtie tout comme le premier chacun aux choix, pas à tortiller.

Pourquoi n'iui en f. ..-on pas m'direzvous? ça j'm'en f... j'peux vous répondre):

On n'iui en f... pas, c'est pour que l'pékin n'dise pas qu'on s'fourre dans l'armée afin d's'élargir les boyaux et pour se régaler l'bec, voilà tout, autrement on lui en donn'rait. On lui donnerait des salsifis, du saucisson ou du homard à l'américaine que l'pékin dirait que l'soldat fait un dieu d'son ventre; l'eivil gueul'rait qu'on le mine pour engraisser l'mili taire. Quand l'eivil n'a peur de rien, il trouve que l'soldat mange bien assez et qu'c'est bien assez bon. Par exemple, quand il y a du danger, il lui f... des truffes plutôt que d'partir à sa place pour recevoir une balle dans la peau. S'ment c'n'est pas uue raison pour que l'troupier s'régale d'épluchures et qui n'Jésire pas autre chose.

Par religion, l'troupier doit avoir envie d'manger d'1'entrecôteet des artichauts ù la sauce bl nche, tout comme les ébénistes et les marchands de flanelle, car s'il n'en avait p.is envie, ça s'rait comme de dire : Toutes les bonnes choses que vous faites pousser, Seigneur, je m'en f... ! c'qui s'rait b... peu respectueux.

Pour lors, comme on n'iui f. .. ri n à la caserne, il est d'son d'voir de chercher ailleurs, et comme il n'a pas d'argent pour aller au restaurant, il n'a que la r'source de s'abreuver d'nourriture numéro un dans les cuisines des n... de D... d'pékins qui n'arrêtent pas de s'f... des indigestions.

Charles Leroy.

{A Suivre.)

POUR PORTER UNE COURONNE

A LA TOMBE

d'ANDRÉ GILL

Le 2 Novembre 1S89

Reste de la souscription de l'iinnée

dernière 4 50

Arislide limant 5 »

Charles Jouy » bO

EN VENTE AUX BUREAUX DU JOURNAL

Les 50 premiers numéros du

1 volume broché. . . .

i) relu'- ....

Envoi franco, contre mandat /> jsle,à l'adresse </<■ M. ARISTIDE BRUANT, H, Boulevard

Rucheclwuart, Paris.

LE MIHLITuN

VIEILLES CHANSONS

Michaut veillait Le soir dans sa chaumière,

Près du hameau, Qui gardait son troupeau.

Le ciel brillait D'une vive lumière ; Il se mit à chanter :

J. Je vois, je voisl'éioile du berger, (bis)

Au bruit qu'il fit, Un pasteur de Judée

Tout en sursaut S'en va trouver Michaut :

Ah! qu'il lui dit, La Vierge est accouchée A l'heure de minuit ; Voilà ce que, l'ange a prédit, (bis)

La Vierge était Assise auprès la crèche ;

L'a ie mangeait, Et le bœuf la chauffait;

Joseph priait, S.ins chandelle ni mèche, Dans son simple appareil, Jésus brillait comme un soleil, (bis)

Page 1