‹ Le Mirliton (volume 3)Chapitre 231 sur 243 · I.K -MIHLITON · texte numérisé non relu

I.K -MIHLITON

S'roulait s'crongnieugnieu ! s'roulait d'rire, en étouffait c'te n... de D...-là !

N'fais ni une ni deux bon Dieu ! jTempoigne d'un bras par la laille, j'1 d f... une main sur un ananas et jTembrasse sur l'oreille — pas l'ananas, la p'tite.

Là-d'sus redresse, mer'poussedouc'ment tout en riant, mais moins Pour loisj'perds mon aplomb, et comme un s'rin, au lieu d'continuer le... la chose , j'me r'cule d'un air tout autre alors a' me r'garde et se r'f... à rire.

N... de D... m'dis, faut (.'pendant qu'ça finisse! j'veux r'commençer l'fourbi, mais ça n'réussit pas.

— Eh Lien! monsieur, à quoi pensezvous donc? m'mémore la p'tite, tout eu s'essuyant l'œildont elle pleurait à force de rire.

— Mais, madame, j'nai pas l'air de penser à Soulouque j'suppose.

— Je le crois, mais est-ce que c'est une raison pour venir ainsi le soir en cachette, pour embrasser les dames. Et si mon mari savait ça, croyez-vous qu'il serait content ?

La conversation d'vènait possible. J'en profite s'crongnieugnieu! j'avantage cette personne de toute la chose susceptible de mes sentiments, ça d'vient presque tendre, pourtant la p'tite résiste, vu la chose d'honneur, son mari, un tas d'foutaises quoi! M'dit pourtant qu'elle veut bien être mon amie ei tout douc^n eut cherche à m'f... à la porte. J'résiste, d'mande à l'embrasser avant; pour s'débarràsser d'moi s'iaisse faire, j'en profite avec une ardeur vraiment r'marquable ; j'sentais la p'tite qui s'pâmait et j'me disais toi, ma tille, t'es f. .. !

Toute! un coup n... Je D... v'ià Pvieux qui rentre! pas moyen d'sortir, j'n'ai que l'temps de m'f... sous l'iit.

Pour sauver la situation, la particulière commence à crier qu'il est tard, qu'on n'rentre pas à des heures comme çui-ci, bref, l'vieux toutpenaud s'excuse etv'là mes gens qui s'eouchent.

J'm'entoitillais sous c'Iit fallait voir! s'ment la p'iite qui couchait su'l'bord allonge son bras, et pourprendre patience, j'iui baisais tranquillement la mam dnni elle se laissait faire avec une facilité qui n'était pas à fréquenter d'mépris,

Faut croii e que l'vieux n'dormait pas non plus, car tout d'un coup j'entends sa femme qui lut dit :

— Finis donc, Nestor, tu m'ennuies!

— Enfm ça n'arien d'i I nt... tu...

— J'te dis qu'non !

C'qui d'mandait l'vieux? n'sais pas; tout c'que j's.iis, c'est que sa femme finit parlui f... une gifle.

('.'commençait à m'amuser, tirell'ment, m'tordais tant bien qu'mal souj c'n... de D... d'iit où j'n'arais qu'juste ['nécessaire pour restera plat ventre, quand forcément d'viens sérieux : la p'sition difficile, mou

dîner, les émotions, tout ça m'travaillait d'une manière tout autre.

S'crongnieugnieu ! m'dis, j'en crev'rai pour sôr ou ça va faire un . mauvais effet...

J'n'en crève pas, c't'a-dire qu'pendant que l'vieux s'faisait giffler, malgré toutes mes précautions, — m'sens un soulag'ment motivé par... une confidence... silencieuse, que je v'nais d'f... dans l'oreille du sommier.

Très indiscret c'n... de D... d'sommicr, n'dit rien, s'ment la p'tiie qu'était déjà d'mauvaise humeur, n'imite passa discrétion, etj'l'entends propagera son mari cette parole mémorable :

— Cochon !

— Mais y m'semble...

— Mais y m'semble aussi que... sapristi oh! s'eré mâtin! non vrai. Anaïs, tu aurais bien pu trouver un bia s pour...

— l'ourune femme c'est... où donc est mon mouchoir?

— Non mais, continue, j't'engage à faire des manières.

— Enfin n... de D... s'écrie l'vieuxfurieuxj tu n'vas pasdire que c'est moi!

— C'est p'être moi ?

N'y t'nant plus à force de rire, j'imbibe l'sommier d'une seconde tournée — sans Pvouloir — alors j'ai cru qu'lesgens...d'aud'sus allaient s'étrangler.

— Anaïs, s'écrie le mari, si tu continues, j't'avertis, j'vais coucher à l'hôtel !

— N'dis donc pas de bêtises, tu n'os'rais pas !

— ■ Eh bien ! recommence et tu l'verras si je n'ose pas ! j'n'ai pas envie...

— Avec ça qu'c'est moi !

— C'est p'tète moi ?

Pendant qu'une nouvelle discussion s'entraine, ayant tout à gagner à r'nouv'Ier l'expérience, j'ia tente... avec succès, et cette fois l'vieux furieux s'iève. s'habille et f... l'eamp d'un air digne. F'sait une. tête la p'tiie, fallait voir, mais s'il ve à son tour et une fois l'vieux dehors a f... l'verrou en s'écriant : Ah ! l'gouat! Se r'couche en avantl'airde rien, mais comprenez qu'Iad'sus j'émerge de d'sous l'it, j'préconise que l'vieux n'est qu'un jean-f.... une rosse. d'ia n... de D... de lien du tout, un cochon, cetera.

Vengeons c't'affront, dis-je à la p'etite; vengeons-le, m'dit-elle, après avoir fait l'étonnée de m'trouver la. Et nous l'avons vengé s'erongnieuguieu !... n'vous dis qu'ea.

s crongnieuguieu :.

Charles Leroy

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