‹ Le Mirliton (volume 3)Chapitre 233 sur 243 · DESSIN PE STEINLEN · texte numérisé non relu

DESSIN PE STEINLEN

Les Petits Joyeux

C'est nous les p'tit's marions qu'on rencont' su' les buttes,

Là ousque le pierrot au printemps fait son nid.

Là ousque dans Vétê nous faisons des culbutes.

Avec les p'tit's marmit' s que l'bon Dieu nous fournit.

Refrain

C'est nous les joyeux,

Les petits joyeux,

Les petits marions qui n'ont pas froid aux yeux.

C'est nous qu'on voit passer avec des nœuds d 'cravate Des bleus, des blancs, desroug' et des couleur cocu ; Et si nos p'tit's gon^ess's train' un peu la savate, Nous en avons des pantoujl's pour leur-\-y fout' dans l'cul.

au refrain.

Su' VbouVvard estérieur nous faisons nof mariolle, Et pis Vsoir quand les ross'sde bourgeois sont couchés, Nous chauffons les morlingu's aux bons passants en riolle, Pendant qu'nos p'tit's marmit's vid'nt les bours's des miches,

au refrain.

S'ï veut ben s' laisser faire, on fait pas d'mal au pantre, Mais quand ï veut fssauter ou ben fair' du potin, On y fout gentiment un p'tit coup d'iingu' dans l'ventre, Pour y apprendre à gueuler à deux heur s du matin.

au refrain.

Quand faut aller servir c'tte bon Dieu d" République, Ou qu'tout V monde est soldat maigre son cornent' ment, On nous envoi' grossir les bataillons d'Afrique, A caus' que les marions aim'nt pas V gouvernement.

au refrain.

Un coup qu'on est là-bas on fait V peinard tout à" suite; On fait pus d" rouspétance, on s'tient clos, on s tient coi, Yen a mém qui finissant par ach'ter eun' conduite Et qui d'vienn'nt honnête homni' sans trop savoir pourquoi.

au refrain.

On reçoit la musique franco on adressai!» O fr. 3© aux bureaux du Journal

81, Boulevard Rochechouart

VIEILLES CHANSONS

La Tour d'Auvergne

Dans les revers, dans les alarmes, Lorseque le destin des combats Se déclarait contre nos armes Pour rendre l'ardeur aux soldats, Pour rendre au peuple l'espérance Un héros courait-z-au timon...

Le premier grenadier de France La Tour d'Auvergne était Breton

bis.

Quand le canon-z-et la mitraille Engendraient la mort dedans nos rangs, On l'entendait, dans la bataille, Crier : En avant ! mes enfants!

De ce grand homme la vaillance Entraînait tout le bataillon...

Le premier grenadier de France La Tour d'Auvergne était Breton

bis.

La France est un pays de gloire, Ses entants sont tous des guerriers, Ils ont leur place dans l'histoire, Chacun leur-z-offre des lauriers :

Leur nom en signe de jouissance Est gravé sur le Pantbéon...

Le premier grenadier de France La Tour d'Auvergne était Breton

Rue

CHANSONS

ET

MONOLOGUES

tar ARISTIDE BRUANT

DESSINS de

STEINLEN

1 VOLUME IN-18 Prix: 3 fr. E»9

Envoi franco contre mandat potla à l'adresse de u. I h l.vr, 8t, boulevard Rochechouart, PARIS

Le Gérant, Aristide BRUANT. Imp. PAIRAULT et C", 3, passage Nollct. Taris.

Cinquième année N° gi prix : 10 centimes Novembre-Décembre 1889

PARAISSANT TRÈS IRRÉGULIÈREMENT UNE DOUZAINE DE FOIS PAR AN Taris UN AN : 3 fr. Bureaux : Boulevard Rochechouart, S4, au Cabaret du Mirliton. Départ. UN AN : 5 fr.

Directeur : Aristide BRUANT

IMY* LA RUE

Dkssin uk Jean Caillou

oir. -i-i-.- qu'il atu-ml ?

LE CABARET DU MIRLITON

B6T SITUÉ PRÈS DE

L'ÉLYSÉEMONTMARTRE

Le plus eh^uette bal de Paris

BOUUELSE

Si tu m'en cruù, ma toute belle, Viens, viens, ne fais plus la rebelle, Allons gaîment sans ajourner, Ndu's promener.

Xoks nous en irons par les e Grossir les foules acemerues Où les bourgeois qui font des nez Tns cofisti rnés

T'admireront, fraicke <t pimpante

(Hissant routine l'eau qui serpente Parmi les groupes afyuris Màrnt s et <iris.

Nons rerrons aussi /es boutiques Qui semblt ni sourire aux pratiques :

Sons regarderons les bijoux Et les joujoux.

Tu rempliras ion œil avide l)n spectacle 7'"' se dévide Toni le long i/e ce boulevard Clair et bavard.

Puis sur une fraîche terrasse, Pour ml mer notre faim oorace, Nous nons bourrerons, gais et las.

lie petits plats.

Alors, et sans un,' rien t'y aide,

M'en! raoïanl fers noire nid tiède, 'l'a me donneras les /misées

Tant refusés.

Kl je le /•errerai, ma mie, :

Et quand in seras endormie, Je veillerai toujours, ù mon Petit dènion !

Teregardg.nl dormir heureuse,

En biusant la lèvre amoureuse Et tes épaules de satin

Jusqu'au matin.

A. Christixet.

EXTRAIT DES HISTOIRES DU

COLONEL RAMOLLOT

Cette amusante publication, rédigée par notre collaborateur et ami Charles Leroy, créateur du type aujourd'hui si populaire du Colonel Ramollot, paraît régulièrement chaque semaine par numéros de 10 pages illustrés de nombreux dessins très humoristiques.

En vente chez tous les libraires et

marchands de journaux ainsi que dans les gares des chemins de fer.

10 cent, le numéro hebdomadaire.

Œuvres Choisies

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