‹ Le Mirliton (volume 3)Chapitre 59 sur 243 · L . espoirs fous dont je · texte numérisé non relu

L . espoirs fous dont je

Les mélodrames où je pleure.

Et la misère... dont je ris.

Georges Courteline.

BONNES VIEILLES BLAGUES

Une heure du matin, boulevard extérieur.

Clair de lune.

Bouchard, convenablement humecté, regagne son domicile, ou, d« moins, fait ce qu'il peut pour arriver à ce résultat.

Bouchard (lançant à la lune un regard de

provocation) — Ben quoi :' quéqu't'as à t"f

de moi? T'es là qu'tu t'tors comme une baleiiv ■! Si c'estpa'c'que t'es pleine, y a pas d'quoi faire tant d'épaté : toi, t'es pleine qu'un'foispar mois; tandis q'moi j'suis plein tous les soirs !

Le même Bouchard, non moins convenablement humecté, a ramené chez lui son ami Dieudonné que le trouble de ses regards a empêché de retrouver sa porte.

Au milieu de la nuit, Dieudonné, éveillé, éprouve le besoin de savoir le temps qu'il fait et il secoue Bouchard endormi auprès de lui. pour le prier d'aller regarder par la fenêtre.

Bouchard, toujours complaisant, saute du lit, et, encore dans son demi-sommeil, va tranquillement ouvrir la porte du placard.

Dieudunnè — Hében, vieux, quel temps qu'il fait?

Bouchard — Mon vieux, c'est épatant, j'ai jamais vu un temps comme ça : y fait noir comme un four et ça pue le fromage.

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