JOUR DE SORTIE
ANNONCES PAYEES
La Meilleure lliôre est la Kuïc de Sapin
LES MEILLEURS PIANOS
Les pianos A SOI
FANTAISIES
/ garçûn cherchait, mais en vain, II ne comprenait pas . Soudain, Eclatant d'un rire homérique
I', rmette\ que je vous expliqu< .
Et sur ce, désignant du doigt L'n ravissant petit endroit Dissimulé sous le feuillage :
Monsieur, dit-il. voilà je gage.
Voilà d'un s'échappait la voix Qui prononçait le bi >um sonore Que vous entendîtes deux fois. . . .
Tene;... V entendez-vous encore ?
Le garçon était innocent Car notre amoureux et sa belle S'étaient assis, sous la tonnelle, A ôté du numéro 100.
Aristide Bri
Sons le Bosquet*
Un jour, deux amants eu goguettt LE
S'installent, dans une guinguette, KITUCM' FUT mM M KQ \ T k> P
Sous un petit bosquet ombreux DLi\C.\L U\J LU.U.U loo U I\ C Cache tout au fond du bocage:
Garçon: dit le couple amoureux. C'C1 est le, titn- d'un volume que vient de
„ . . .' publier chez Iules Lévy notre eminent confrère
Servez-nous bten vite un potage. JuIes M,,mallx , ., ,„„-,. ,,,,„,., M Ale«andre
Et l'on entend, sous le feuillage. "Dumas fils a écrit une curieuse préface.
Utt boum.' sonore et vigoureux. X s n'avons pas a faire ici l'éloge de l'auteur applaudi des Tribunaux comiques . Il
, , . , . , nous suffira de dire que le Bureau du Cornions Us amants ont le cœur tendre. i , , , .
mtssatre atnrme une fois de plus la puissante
niants causaient donc tout bas. gajté e, l'observation charmante de son auteur.
- ils avaient le temps d'attendre 1 isi / plutôt cetie courte scène, la scène du
Mais le garçon n'arrivait pas. monsieur qui s'est offert pour trois Iran.
volupté avec une nymphe du Boulevard Exté-
, . ,,. rieur, et n'a rien eu p. air son artrent, que le
., \ raiment, je crois qu on nous oublie » p,aisir d,. sV„ ,,i:i. f;lit' ,),1„,uill,r '
Dit notre amoureux à sa mie.
Et prenant sa voix de stentor ~ Monsieur se trompe ! dit la donzelle,
// crie : holà .' gar, on, plus vite .' Pas moi-
Èt l'écho lui répond encor: Le Plaignant. — Vous osez dire que ce
n !. boum !!.... L'amant se félicite : n'est p.i li m'avez accosté le soir, dans
<i Linotte, aoc{-vous entendu ? » la rue, et que je ne vous ai pas payé un litre et
Dit-il, a sa jeune compa de la charcuterie dans un hôtel où vous m'avez
« — Oui, fait-elle, on a répondu .. . mené?
Mais c'est bien long à la campagne'. » L'INCULPÉE. — A moi? Ah! ce n'est pa>
' ' ' cette charcuterie-là qui m'a donné une in.': j
Enfin le garçon se ptésente. ,; ,M
Et, souriant, la bouche en cœur: T „ ,,. ,., .,
, . ., ,, Le Plaignant. — Même que c était un pied Que faut-il servir a Monsieur?
,.,,,,. , . de cochon.
— nom de Dieu \ la chose est plaisante.
wtre jeune homme en . ourroux, L'lNCUI PÉE' ~ J ">: ne ^''ux Pas ie
Garçon, vous fout nous? sentiri l'ue s'!1 n'>' avait <îu'lln P'ed de cochon
Vo . deux fois que je commande. ' sur la terre- nous crèvei ' fllm
— Oh '. Monsieur, la cour est si grande, tous les °'ux '
Ion je n'ai / du. Le C -t au plaignant). — En!
— Commentl.. . répondu quoi s'agit-il?
D • un boum asse\ soi. Le Plaignant. — Mon Dieu... ces cl
ça vient de fil en aiguille... De ma part.
c'était simple humanité et pas autre chose ; d'abord, je suis marié, premièrement, et la preuve qu'il n'y avait pas d'inconduite de ma part, c'est que rencontrant tout à l'heure cette personne, je l'ai arrêtée, sans ça étant marié, premièrement...
Le Commissaire. — Mais arrivez donc aux faits !
Le Plaignant. — Voilà simplement : cette demoiselle que je rencontre dans la rue. dont je ne la regardais même pas, me dit : « Monsieur, voudriez-vous me donner une prise ? » Je lui réponds que je n'en use pas, fumant la simple pipe; alors, elle me raconte qu'elle n'a pas un sou pour aller diner et qu'elle a des tiraillements, et elle me demande si je pourrais lui faire l'humanité de quatre sous pour prendre une soupe. Je lui réponds... (parce que je voyais qu'il était trop tard pour prendre le chemin de fer de Vincennes, où j'y demeure, et que je n'arriverais pas pour le diner), dont je lui dis pour lors : « Venez diner avec moi », mais là, sans penser à rien; d'abord je suis marié, premièrement; et puis je la trouvais assez mouche. C'est mon opinion ; j'en dégoûte pas les autres; mais pour ce qui est de moi...! C'est bon, je prends une chambre dans un hôtel < 1 je donne à Mademoiselle une pièce de 5 francs, dont elle achèterait pour dans le9 à peu près de 40 sous, ne pouvant pas faire des balthazars avec des femmes; d'abord, je suis marié, premièrement.
Le C'OMMrsSAiRE. — Voilà cinq fois que vous \e dites : vous auriez mieux fait de vous en souvenir avant d'avoir mené une fille dans une chambre d'hôtel.
La place dont nous disposons nous oblige, pour plus ample informé, à renvoyer le lecteur au livre de Moinaux, certain d'avance qu'il n'aura pas à s'en plaindre.
FABTuE EXPRESSE
Un fat enorgueilli; bète comme un pourceau,
En contant ses amours a certain jouvenceau, A ce jeune ingénu servait Je point de mire.