LE DÉCADENT
Organe de la Jeunesse littéraire française Le Numéro 10 centimes
Le plus intéressant Théâtre de toute la Fête de Montmartre, c'est le
TRÉATRE CORVI
où l'on voit des Singe'?, des Chiens et des Chevaux accomplir de véritables prodiges d'intelligence et d'adi
les Refrains du UlltUT0\
1. A Batignolles. — 2. A La Villette. — 3. A Montparnasse. — 4. Vlà F choléra qu'arrive. — 5. Alléluia. — 6. La Xoire. — 7. Serre{ vos rangs. — 8. Le Trompette. — 9. A Grenelle. — 10. A Muntrouge. — //. Belleville-Ménilmontant. — 12. .1 La Bastille. — 13. .4 La Glacière.— 14. La Ronde des Marmites. — 15. La Marche des Dos.
Chaque numéro 50 centimes franco contre mandat ou timbres-poste.
Au cabaret du MIRLITON, H, boulevard Rochechouart, Paris- M ont martre.
Le Gérant : A. BRUANT. Coopération tjnofrnphiq
Gh. Oumont. Jirec leur -S, rue Slint-Luin.
Deuxième Année. — N° 22.
PllIX : 10 CENTIMES.
16 Juillet 1886.
PARAISSANT LE I" ET LE 16 DE CHAQUE MOIS Paris, un an: 5 fr. — Barrait» : Itoulévaril Rodiarliouart, Hi. au rabaret .1 u .. Mirliton •> — Départements, un an : 6 fr.
RétlacLeur en chef:
Camille nie Sainte-Choix
rHi'eelew :
Secrétaire de la Rédaction:
Georges Coi'iiteline
Dessin d'UZES
Dis donc. Honoré ; si c'était d l'eau salée qui tomb'rait comme ça, tu courrais p't'étr' pas si vite.
ANAONCES PA YEES
La Meilleure Bière est la Bière de Sapin
LES MEILLEURS PIANOS
sont
Les pianos A SOI
FANTAISIES
■telle y ■ Ile- VI on il mou (mil
a ( reorges GU EYTON.
Papa c'était un lapin
Qui s' app' lait J.-B. Chopin.
lit qu'avait son domicile
A Bell'ville.
L'soir, avec sa p'tit' famille, I' s'balladait, en chantant.
Des hauteurs de la Courtille A Mènilmontant (bis).
l' buvait si peu qu'un soir On l'a r' trouvé su' ftrottoir, IV tait crevé ben tranquille A Bell'ville;
On l'a nus dans d' la terr' glaist .
Pour un prix exhorbitant.
Tout en haut du Pèr'-Lachaist A Mènilmontant ibis).
Depuis, c'est moi qu'est l'sout'neur Naturel à ma p'tit' sœur, Qu'est l'ami' d'ia p'tit' Cécile A Bell'ville.
Qu'est sont' nu' par son grand frère.
Qui s'appelle Eloi Constant, Qu'a jamais connu sou pire A Mènilmontant (bis).
Ma sœur est avec lilui Dont la sœur est avec moi, L'soir su l'boul'vard ej'la r'file A Bell'ville:
Comme' ça j'gagn pas mal de braise, Mon beau frère en gagne autant Puisqu' V r'fil' ma sœur Thérèse A Mènilmontant bisj.
L' Dimanche au lieu cC travailler /'mont' les moins au poulailler Voir jouer V drame ou l'vaud'ville A Bell'ville ;
Le soir on fait ses épates, On étal' son culbutant Mine' des g'noux et targ' des pattes .1 Mènilmontant bis).
C'est connu' ça qu'c'est l'irai moyeu D'dev'nir un bon citoyen On grandit, sans s'fair' de bile, A Bell'ville,
On cri' : Viv' l'Indépendance!
On a l'ca-ur bath et content, F.t l'on nag' dans l'abondance A Mènilmontant yb\s).
Aristide Bruant.
BONNES VIEILLES BLAGUES
A l'institution Pet de Loup ('sévère, mais
juste).
M. Petdeloup. — Levez-vous, Piquoiseau.
Combien fout neuf et neuf?
L'élève Piquoiseau demeure muet.
M. Petdelolp [avec une noble indignation). — Comment, misérable crétin, vous ne savez pas, à votre âge, combien font un neuf et un neuf!
Piquoiseau {avec empressement). — Ah si. m'sieu, ça fait deux œufs.