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MARIE-JEANNE

Dimanche à la promenade

Belle Rose y viendrez-vous ?

Oh ! non, non, que l.'ieu m'en garde j

Tradera la la la la la la la la ' Bis.

D'aller seule avec vous.

La nourrice qui m'a nourrie Ne sait pas encore mon nom ; Je m'appelle fleur de fille Tradera la la la la la la la la Marie-Jeanne, c'est mon nom.

)Bis.

Ne faites pas tant la fière, L'autre jour on vous a vue A l'ombre sous un chêne Tradera la la la la la la la la Un berger auprès de vous.

Bis.

Marie-Jeanne, Marie-Jeanne

Tu me l'as bien cher vendu

Tu me l'as vendu double en double )

Tradera la la la la la la la la [ Bis.

La valeur de cent écus. )

Cent écus ce n'est pas trop cher Ayant mon honneur perdu, Mon honneur et ma rose blanche Tradera la la la la la la la la Que jamais je n'aurai plus.

)Bis.

ue

CHANSONS

ET

MONOLOGUES

PAR

ARISTIDE BRUANT

DESSINS de

STEINLEN

i VOLUME IN-18 Prix: 3 fr. 50

Envoi franco contre mandat poste à^iadresse de M. Aristide BUVANT, 84, boulevard Rochcchouarl, PAUIS

Le Gérant, Aristide BRUANT.

Paris.— Imp. Pairault et Cie, 3, passage Nollet.

LE MIULITHN

Ricard, Lacam, Paitre, René Machy, Lionel Colomb, H.Coppin, Durand, hdouard et Georges Collière, Mauroy, Galand et Dr René Coppin.

Quatre de nos camarades, Belin, Macquin, DarcyetD' Pompeï qui avaient accepte l'invitation avec beaucoup d'empressement se sont trouvés empêchés au dernier moment. Le viticulteur Macquin s'était toutefois fait représenter à la t .ble par quinze bou- Y teilles de son excellent vin de St-Emilion,à qui il fut fait grand honneur.

\ Les autres Labadens invité?

qui s'étaient excusés par lettre de ne pouvoir être des nôtres cette année sont:

Jullemier, Horace et Paul Lefert, Chollet, Bouteloup, Valtat et Devinât.

En outre Jouffroy, notre ami Chien-Balle, à qui avaitété également adressée l'invitation , y a répondu par la lettre suivante :

Mon cher Bruant,

« Je regrette infiniment de ne pouvoir me trouver au milieu des excellents amis que vous réunissez demain, mais une fête de famille me retient à Sens et m'empêche d'aller serrer la main de mes anciens élèves que j'aime tant.

Veuillez leur exprimer tous mes regrets et dites-leur bien que je suis de cœur avec

eUX //.

Pas plus que les années précédentes, je ne veux essayer de décrire le menu, ce qui est certain, c'est qu'on s'est fortement régalé, Renard s'était encore surpassé dans la confection de la mayonnaise. Outre le St-Kmilion de Macquin déjà nommé, Bruant nous avait servi tous les grands crûs de sa cave et en particulier un cidre de Courtenay (crû de la Chardonnerie) qui fut tort goûté. Inutile de dire que par ce temps de choléra qu'arrive, nul ne voulant s'exposer à s'ingurgiter les microbes municipaux de l'eau de Seine, celle-ci ne figurait pas dans le menu. Au contrai-

— Dites donc, c'est lourd les pavés?

— Oui, mon vieux, c'est plus lourd qu'un pot-de-chambre .

re, on s'est délecté d'une cuvée réserve de Champagne que L'ami Roze nous a débouché avec une maestria épatante. Honneur également aux ptiros de Deligand.

La gaieté la plus franche et la plus cordia'e n'a donc cessé de régner pendant tout le repas et le camarade Galand aurait tu le prix s'il y avait eu concours de jovialité : elle ne >'est pas démentie d'un bout à l'autre de la journée. Aussi nous re viendra-t-il sans manquer l'année prochaine de Vermenton.

Plusieurs toa^t

ont été portés aux amisabsents et à M. Ducarre, 'directeur des

Ambassadeurs qui,

en l'honneur de Bruant, avait envoyé un superbe poisson pour compléter notre menu. Après quoi lecamarade Deligand fut désigné à l'unanimité pour présider notre banquet de 1893, ce qu'il a accepté avec grand plaisir.

Le repas fini, Aristide Bruant nous a dit quelques-unes de ses œuvres les plus appréciées, et nous a chanté quelques-unes de nos vieilles chansonsgauloises du temps du lycée. Galand et Ricard nous ont fait entendre également de charmantes chansons qui ont été fortement applaudies.

Avant, pendant et après le repas, notre camarade René Coppin qui a acquis dans l'art de la photographie un talent exceptionnel qu'il a pu exercer à loisir au Soudan et sur les rives du Niger, nous a fait en trois groupes différents qui constitueront pour chacun de nous un souvenir agréable de cette bonne journée passée entre amis.

On s'est quitté fort tard après être encore allé en chœur dans la soirée constater le grand succès remporté chaque soir au concert des Ambassadeurs par notre ami Aristide Bruant et l'applaudir, et tout le monde espère bien être fidèle au rendezvous de l'année prochaine.

Un Labadbns (A.

LE MIKLITON

VIEILLES CHANSONS

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