IL N'Y A QUE MA TANTE QUI NE VEUT PAS
Ce matin je me suis levée Plus matin que ma tante.
J'ai descendu dans mon jardin Cueillire la lavande ; Ah! ah ! vive l'amour!
Cela nedur'ia pas toujours.
Si mes parents le veulent bien Pour moi je suis coiitente; Si mes parents ne le veul1 pas Dans un couvent j'y rentre, Ah! ah! vive l'amour!
Cela ne dur'ra pas toujours.
J'ai descendu dans mon jardin
Cueillire la lavande;
Je n'avais pas cueilli trois brins
Que mon amant y rentre;
Ah! ah! vive l'amour!
Cela ne clur'ra pas toujours.
Si mes parents ne le veul' pas Dans un couvent j'y rentre.
Tous mes parents le veulent bien Il n'y a que ma tante.
Ah! ah! vive l'amour!
Cela ne dur'ra pas toujours.
Je n'avais pas cueilli trois brins Que mon amant y rentre; Il m'a dit trois mots en latin :
Marions-nous ensemble; Ah! ah! vive l'amour!
Cela ne dur'ra pas toujours.
Tous mes parents le veulent bien
Il n'y a que ma tante,
Et si ma tante ne veut pas
Dans un couvent j'y rentre ;
Ah! ah ! vive l'amour !
Cela ne dur'ra pas toujours.
Il m'a dit trois mots en latin :
Marions-nous ensemble;
— Si mes parents le veulent bien
Pour moi je suis contente;
Ah! ah! vive l'amour!
Cela ne dur'ra pas toujours.
Et si ma tante ne veut pas Dans un couvent j'y rentre, Je prierai Dieu pour mes parents Et" le diable pour ma tante.
Ah! ah! vive l'amour!
Cela ne dur'ra pas toujours.
Chemin de fer d'Orléans
Voyages aux stations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
La Compagnie d'Orléans, d'accord iivec celle du Midi, vient d'adopter de nouvelles mesures en vue de faciliter deb voyages aux Pyrénées et sur les bords du goife de Gascogne.
1" La durée de validité des billets d'aller et retour, individuels, de toutes classes, réduits de 25 0/0 en Ire classe et de 20 0 0 en 2' et 3 classe sur les prix du tarif général, vient d'être portée de 10 à 15 jours, non compris les jours de départ et d'arrivée.
Eu outre, la durée de chacune des deux périodes de prolongat.on qui sont accordées aux voyageurs moyennant le paiement, pour cbacune d'elles, de 10 0/0 dé ia valeur du billet, e?t portée de 5 à 10 jours.
2" Les billets d l'aller et retour de famille à prix réduits, de Ire et de 2- classe, dont la durée de validité est de 33 jours, non compris les jours de départ et d'arrivée, de-
vaient ancieuuement comprendre au moins trois personnes.
Or, une réduction de 20 0 0 sur les prix du tarif général est accordée, actuellement, aux familles de deux personnes ayant à parcoarir une distance d'au moine 500 kilomètres, aller et retour compris.
Ces divers billets sont délivrés, toute l'année, à toutes les stations du réseau d'Orléans, pourvu que la demande eu soit faite au moins 4 jours à l'avance, pour les stations ci-après :
Alet, Arcachon, Argelès-Gazost, Aix-les-Thermee, Bagnères-de-Bigorre. Bagnères-de-Luchon, Banyuls-sur- Mer, Biarritz, Cambo- Ville, Gapvern, Céret (Atuélie-les- Laine, La Preste, etc.), Couiza-Montazels, Dax Guéthary (halte), Hendaye, Lamalou-les-Bains, Liruus- Eaux-Bonnes, Olorou-Saime-Marie, Piern fitte-Ntstilae (Cauterêts), Pau, Prades (Le Vernet et Molitg), Saiut- Flour (Chaudceaigues"), Saint- Girons, Saint-Jcan-de- Luz,Salies-de-Béarn,Salies-de-Salatet Uenal -les- Bains.
A cette nomenclature, il convient d'ajouter la station de Boulou-Perthus pour laquelle, jusqu'à présent, ces billets n'étaient pas délivrée.
Le Gérant, Aristide BRUANT.
Paris. — Imp Pa.ira.ult et Cie, 3, passage Nollot
LE MII;UT<i\
lî. I faubourg Montmartre.
On discutait, au Grand Orient, la question des progrannv.es inexacts.
Le camarade G il, au milieu d'un discours très raisonnable et très étudié, émit cet aphorisme :
— On trouve que tout va mal quand on n'est pas du Syndicat; on trouve que tout va bien quand on en est.
— Ou n'en est jamais! cria une voix.
— L'interrupteur, c'était le bon gros Germain Laurens,qui, se sentant directement visé, avait riposté par cette interruption d'une franchise tant soit peu naïve.
Si, mon cher Laurens, on en est à son tour — et le vôtre viendra à son heure.
Vous verrez alors que G il avait bien raison, et vous regretterez peut-être, cedans, l'opposition que vous aurez faite, dehors, ou, du moins la forme donnée à cette opposition.
Les reformes, tout le monde en désire, mais c'est une mauvaise façon de chercher à les faire aboutir, que de les présenter comme des récriminations s'adressant plus aux hommes qu'aux principes.
Celui qui écrit ces lignes a quelque droit de parler ainsi. Entré au Syndicat il v a quinze ans avec un programme de réformes pratiques, il fut empêché de le soutenir, ce programme, à cause de la lutte qui, en ce temps-là, était engagée entre le Syndicat et l'ancien Agent-Général, devenu impossible.
On parvint enfin à se séparer de ce dernier, mais après une ère de querelles funestes qui divisèrent en deux camps les Sociétaires, et dont les traces, fort tristes, subsistèrent encore longtemps.
La probité de feu Rollot était inattaquable, rendons lui cet hommage posthume; ajoutons que la Société lui était redevable de grands services ; mais son activité avait diminué avec l'âge et les années, en calmant son zèle, n'avaient point calmé, par malheur, l'irascibilité de son abominable caractère.
11 fallut deux ans de crise pour le renvoyer et le remplacer.
La situation n'est plus ce qu'elle était alors.
M. Souchon, l'Agent-Général actuel, est jeune, actif, intelligent — et bien éleVé, ce qui ne gâte rien. Ayant des idées, il y tient et les défend avec une ardeur parfois excessive; loin de lui en garder rancune il faut lui en savoir gré, même quand nous ne sommes pas de son avis.
Alors même qu'il bataille contre quel ques-uns d'entre nous, c'est pour nous tons qu'il combat, il faut nous le bien mettre dans l'esprit.
Délégué du Syndicat, et délégué respectueux, il exprime et résume l'opinion de ceux de nos estimés collègues que nous avons chargés du soin de nos intérêts, de ceux qui en sont, en attendant que d'autres en soient.
Admettons donc toujours la sincérité et le dévouement à l'intérêt de tous chf-z les syndics aussi bien que chez. l'Agent Général.
Point de guerre à celui-ci ni à ceux-là !
Proclamons que nous nous considérons tous mutuellement comme d'honnêtes gens, et ne jouons pas au jeu dangereux de ote-toi de là, pour qu'on y mette on ne sait qui.
Est-ce à dire que le respect des personnalités étant acquis, nous nous engageons à trouver que tout est pour le mieux dans la meilleure des sociétés?
Point. Discutons les réformes indispensables au contraire, et discutons-les ferme, mais tous ensemble, en bons camarades et sans acrimonie.
La question des programmes est loin d'être vidée. Elucidons-la au plus tôt.
Les rapports entre auteurs et directeurs ne sont pas toujours en faveur des premiers, ce qu'ils devraient être. Jetons un coup d'oeil sur les traités de la Société des Auteurs dramatiques avec ses tributaires, et nous trouverons plus d'une clause à introduire dans nos traités à nous, pour garantir les droits matériels et moraux de nos sociétaires.
Notre Société est un peu paperassière; conseillons a ceux qui la dirigent un peu plus de rigueur envers les tributaires récalcitrants, un peu moins de formalisme vis-à-vis de nous-mêmes.
Que, en un mot, les traités avec certains tributaires soient plus sévères sur quelques points, et que les règlements faits pour nous autres, sociétaires, soient plus exempts d'un regrettable esprit de tracasserie.
Pas tant de formalités inutiles, réclamées des auteurs qui déclarent leurs œuvres: un peu plus d'exactitude exi de la part de ceux qui, directeurs, réj seurs, chefs d'orchestre, négligent de faire figurer les dites œuvres sUr les programmes, alors qu'elles ont été exécutées.
Prenant les choses de plus haut, entendons-nous avec les deux Sociétés aunes de la notre, celle des Gens de Lettres et
LE Mllil.l fOiN
celle des Auteurs Dramatiques, et tâchons de rédiger en commun un projet de loi destine à être soumis au Parlement, projet
qui tendrait à donner à la propriété artistique et littéraire les mêmes droits qu'à toutes les propriétés.
I e champ est vaste îles réformes à tenter; ne perdons pas notre temps en querelles vaincs et en oppositions aussi stériles que systématiques ; tendons la main aux syndics qui se succèdent, assurons-
< -'est ce programmequenous défendron dans ce journal, en une série d'article dédiés h nos camarades chansonniers e
musiciens, articles qui auront pour sujets ]" L'étude sur le meilleur fonctionne ment de la Société des Auteurs, Composi teurs et Editeurs de musique ;
2" L'e; amen des grands problèmes d la Propriété littéraire et artistique et de progrès à réaliser dans cet ordre d'idées en prenant pour base le droit commun
les de notre coniiar.ee, ainsi que l'Agent ins rit dans les lois françaises actuelles.
Général qui exécute leurs décisi nréalisons les reformes avec eux, voilà la sagesse.
A leur zèle, à leur intelligence de satistisfaire nos désirs pratiques, exprimés d'une façon claire et conciliante.
Nous accueillerons toutes les communi calions que nos confrères voudront bie nous adresser sur ces deux sujets, etnou
v répondrons dans la mesure du pOiS ble.
A. SlÉCEL.
Courrier des Concerts
PARIS
Ambassadeurs. — M. Ducarre vient d'être autorisé par la ville de Paris a l'aire couvrir le jardin du concert des Ambassadeurs.
Les ouvriers se sont aussitôt mis à l'œuvre, et les travaux, poussés avec activité, seront rapidement terminés.
("est alors seulement que M. Ducarre jugera de l'effet produit, et décidera si le concert de l'Alcazar d'Eté subira la même transformation.
Quoiqu'il en soit, les nombreux et élégants habilues du concert de l'avenue Gabriel seront toujours certains d'avoir l'un des deux, établissements couvert en cas de pluie.
Le décor du jardin ne perdra rien de son charme elles recettes déjà sl fructueuses d'ordinaire, malgré les relâches pour cause de mauvais temps, ne pourront qu'y gagner. F. L.
Ba-Ta-Clan. — C'est devant une salle comble, que Paulus le chanteur populaire a été acclamé avec un enthousiasme qui tenait du délire; il est superbe dans ses créations nouvelli s.
M. Max. MoreL est un artiste de talent et d'avenir; il joint à la linesse d'un jeu supérieur, un gi absolument unique. Mlle Augusta est charmante dans sou répertoire et a été très applaudie.
Cette soirée s'est terminée par les Pauvres de la Paroisse, bouffonnerie. Ce délicieux petit acte du à la plume de M. damier et Gerny, qui ont acquis dans ce genre une réputation incontestée, a beaucoup t'ait rire. Il est d'ailleurs très agréablement joué par M. Gaillard du Palais-Royal et Mlle Augusta qui conduisent l'intrigue avec une maestria digne des plus grands éloges. 11 ne nous reste plus qu'à citer les iion.s de mm. Anlony. Levai. Max. Morel, Guichard, Barally, David, Romas, Mines Berthy; Delcourt, Rio, Torcy, < (dette et Carmen qui mériteraient chacun une mention toute spéciale, si la place ne nous était pas mesurée. L. Lkunet.
Cigale. — Un public nombreux et choisi, se réunit chaque soir dans la fraîche et coquette salle du Boulevard Rochechouart. Comment, au reste, pourrait-il en être autrement avec les artistes de valeur que la direction est parvenue a grouper. A chaque représentation, cette pimpante bonbonnière croule sous les applaudissements qui accueillent à leur entrée en scène et accompagnent à leur sortie, Mlle de
Verly, une toute mignonne cl gracieuse personn qui possède une voix à rendre jaloux le rossign< lui-même; Mlle Rouffe, une piquante, appétissante i
sémillante soubrette; M. Baldy, toujours inimitab dans ses désopilantes chansonnettes de tourlourc
amoureux; et enfin, M. Desroches, un chanteur à ]
voix rosée, facile et sympathique.
Maxime L
Concert-Parisien. — Toujours un public d plus sélect dans la jolie salle du faubourg St-Den
où, comme par le passé, on ne se lasse pas d'accli mer Yvette Guilbert.
La divette a conquis un tel renom dans le monc artiste qu'il nous semble bien superflu de nous ailler davantage sur son nom, et elle ne nous envoi dra certainement pas si. dans ce journal dont le b est surtout de signaler les inconnus et inconnue nous arrivons de suite à parler de ses camarades.
-Mlle René d'An tin par exemple, qui obtient i franc succès dans l'air de Galath.ee; Mlles Delmai et Velly qui se partagent également les applaudiss ments du public; Mlle Naya une bien jolie t'emn dont malheureusement les chansons ne permette guère d'apprécier les très réelles qualités d'artiste
MM. Clovis et Reschal obtiennent avec leu chansons humoristiques, ce succès auquel ils so d'ailleurs habitués depuis longtemps. M. Ghambot,! jeune, dit avec linesse < Le Marcha, ni </<■ Chiens
En terminant, une anecdote amusante dont l'aut soir M. Jacques Inaudi, l'étonnant calculateur, a é le héros: Un problème compliqué, posé par un d spectateurs qui en avait fait l'opération à l'avaia lui a été donné à résohdre. Après 2 ou 8 minut de réflexion, M. Inaudi a annoncé aux spectateu le résultat de son opératiou mentale ; mais la sol lion n'étant pas la môme que celle trouvée par si colleur, M. Inaudi a parié 100 francs que la sien était la bonne, offrant de verser le montant de l'e jeu aux pauvres de Paris.
Vérification faite. M. Inaudi a été proclamé vainqueur et a été salué d'une triple salve d'appla dissements. — Lue soirée dont les pauvres ne plaindront pas.
Léo Denis.
Divan Japonais. — Transformé et remis à ne ce concert est absolument pacihé. Plus de bru plus de scies chantées par le public qui se conteni d'écouter Victor Meuzy, ancien jeune premit
LE Mir.ui" .
ayant plus d'illusions que de cheveux et chantant avec scepticisme ,* Jane Conty, une marseillaise qui, quoique plantureuse, est gracieuse; rien d'Yvette, m pourtant des gants noirs; lee Petites Maury, duettistes cèlébraul la chandelle.
Au sous-sol, concert d'amateurs. Nous en parlerons quand il y aura des amateurs.
Ai.r. Bw
Eden-Concert. — La troupe de M. Saint Ange est trop connue des Parisielte pour que noun rééditions, sur son compte, ce que d'autres, avant nous, ont • 1 1 L et redit déjà, à Bavoir qu'elle es! très homoartistes de tout premier ordre comme Ville, Limât, Bégiane, Teulcl, comme Mme* Duparc, Dufresny, Liovent, etc.
Pour aujourd'hui, nous nous contenterons de signaler la jolie place que du premier coup, a conquise dans cette pléiade d'artistes de talent, la millante Mlle de Gieter, exquise dans ses chansons, tout aussi bien que dans les rôles de comédie, et le très légitime succès de chantenr obtenu par M< dier et ses romances très en faveur auprès du public.
Les vendredis classiques, si habilement organisés par notre confrère E. Bai lie t, font toujours salle comble. Vendredi dernier on y entendait MmeRousseil. Vendredi prochain on y acclamera Pradels dans une causerie sur lu gaudriole.
Maxime Roger.
Eldorado.— Toujours tirs eu faveur auprès du public : Mme Bonnaire qui. sûre de lu sympathie de ses auditeurs, sur la scène se sent maintenant chez elle; Kaiullill. le gentilhomme aux gestes discrets et a la voix s<>nure; Marcel Legay, 1" chansonnier chanteur; L'exquise diseuse Alice Berthier. Citons encore Plebinset son Mu ml ut poste; Mlle Denelly, Micheline et Belle Lurette, puis le Pensionnat spirituellement dit par Irène Henry. Tirs amusant U'gust, dans quelques-unes île ses imitations d'animaux, de chemin de ter, niais peut-être un peu Ion-.
La soirée se termine par Salle-en-beau, parodie très réussie de l'œuvre de Flaubert. Plusieurs mots heureux font rire franchement, et le pot-pourri de chansons et île motifs tirés de Faust, du Car. etc., amène des applications inattendues et drôles d'airs connus aux diverses situations de la pièce; niais pourquoi terminer celle-ci par un coup de boutoir aussi dur à L'égard de Reyer1? Assez d'autres plaisanteries se trouvaient accumulées dans Salleen-beau, qui n'eut rien perdu à ne pas prendre à partie notre grand compositeur.
Paul Cohot.
Epoque. — Eu dehors de la partie concert qui Compte quelques numéros i il téressants, signalons la
première représentation des Cinq filles de Castillon, comédie en un acte, de M. Paul Ferrier, jouée
par toute La troupe avec beaucoup d'entrain et qui a obtenu un plein succès. E. Uiii.net.
Européen. — La direction de cet établissement a. comme les années précédentes, eu la main heureuse dans le choix, de ses artistes.
On y entend l'inénarrable Hyacinthe et le joyeux compère Emilien. A eux deux, ils vaudraient Le voyage et pourtant ils sont entourés de Léo Bert, à la voix chaude et sympathique ; de Fonty dont les yeux séducteurs et la fossette gracieuse attire avant même qu'elle ne se soit fait entendre; après, d'ailleurs le public est séduit et la rappelle.
Il > a aussi deux duettistes M. et Mme Luigi-De-
lacroix, deux pantins dont l'un à le diable au Corps;
puis Mnies Delevèque, Jeannio, Genève, Mazedier, etc., MM. Choley, Delacroix, enfin P. Kelni, qui imite Bruant avec suc
Ai. F. l'misso.N.
Folies-Bergère.— Toujours très suivies les soirées de ce coquet établissement où l'on applaudit en ce moment les Martinetti dans leur pantomime Robert Macaire, Misa Mabelle Stuart et sa très curieuse Danse serpentine; Polaire enfin qui, dans le
famriix Tha-Ma-Ra-Boum-Di-Hè a bu trouver une mite tonte personnelle ei a'y faire remarquer, après le succès très marqué des créatrices Mme.-, Valu,
t Duclerc.
Puisque nous parlons de Mlle Duclerc, annonçons le bruit qui a couru de bou engagement aux Folieses prochaine débuts.
Pau. < lOBOT.
Moulin-Rouge. — Les soirées, les bals, les fêtes de nuit sont toujours très suivis, dans cet établissement, parla môme afiluei de mondains, de
mondaines et de demi-mondaines, il faut dire que l'administration ne néglige rien pour contente] .
Parmi les artistes et sujets engagés en ce moment par la direction, citons : la belle el opulente Mlle Lidia. exquiseel réussie dai istumes et dan-,
lansons de gommeuse fin de siècle, et M t nufor, également applaudi dans ses chansonn réali tes
Et) même temps qu'un changement dans la direction, on nous annonce, pour ce mois-ci, de nouveaux débuts.
Maximi: Roger.
Paris-Concert {Ternes). — Succès bien légitime pour Mme Doralys dans ses imitations ■■ d' Yvette Guilbert. et Mme Laurency.une gracieuse et menue personne qui roucoule d'une façon tout à fait charmai,te . Faites risette à votre Af< re » et « J'ai retrouvé */"' mie. »
Mme Dahya, la gaieté en personne, est désopillante dans la chansonnette-bouffe « /." Doctoresse.»
Succès également pour Mmes Berry et ltebecca Weyl et mm. Amis'set Henriot. L. D.
Pépinière. — A signaler; Mme Dans qui chante très agréahlement son amusante chansonnette ^ Mudam' Thomas ». Mlle DeLly-Mo met toute sa grâce et sa gentillesse pour enlever « Le gingl'ard d'Argenteuil. »
M liansard est très drôle dans « Dégoûté des Pochards « et M. Bruniu fils, fait éclater toute la salle lorsqu'il vient chanter » Joséphine est par* tic. »
Scala. — Tous ceux qui n'apprécient que srédiocrement certaines inepties débitées aux cafés-concerts, applaudiront a l'intelligente direction da la Scala, qui s'est attachée un artiste de la valeur de Mevisto, ce transfuge du Théâtre Libre. Mevisto dans ses pierrots, maintes fois nous a donné le frisson par ses physionomies tragiques et ses g puissants, mais jamais je crois, il n'avait atteint l'intensité de réalisme qu'il déploie dans L'amour s'amuse, la scène en vers* de M.Etienne Decrept, musique de Uangloff. Mlle Stéfani qui se révéla au no de Paris diseuse incomparable lui donne la réplique et compose une fine silhouette de calomnie cruelle.
La partie de concert e.-t 1res heureusement composée en ce moment ; nul ne résiste au joyeux épanouissement de Candieux dans la Marche des t
/.s; aux dessous suggestifs de Larive dans Talarifla don de, une assez pâle imitation du tant chante Tha M'' Ra Boum l)i Ile. V.dti, nous couvie à la repopulation, nul doute qu'elle n'arrive a nous convaincre. La puave Paula Brébion murmure de délicieuse façon L'Oreiller. Enfin, c'est Libert, Manuel, Marins, Bichard; Puis Bourges Inénarrable dans /.-■ Rù tt ci i>. Chose el L'Oraison de l'Auvergnat, — Ali! si tous les auvergnats ressemblaient a Bourges !
amusante pochade de mm. Le breton et 11. Mm eau, Nos Voisins, termine agréablement la soirée, enlevée de verve par MM. Bataille et Libert et Mme» Bloch el Lepayeur.
Alfki;l> Brisoks.