MII'.LlInN
PROVINCE
Bordeaux. Aloasar. — Lee nécessité mise 'Mi pages ne aie* pemiellront pas de adresser à temps un compte rendu de La soirée d'ouverture qui ;i eu lieu le '-"■' octobre.
A défaut d'autre cl dez comme engagés
par le directeur M. Bonnard, les artistes suivants: MM. Poland. Massies, Pérus, Gipard, Dai
Mmes Decamps, Jackson, Mass iella,
Médinah, Dalvy, Stella el Paohta.
irin, troupe il" pantomime, se présenteront devant le public avec Pauvre Pierrot.
La direction de L'orchestre est confiée à M. Bonnet.
Stern.
Lille. Cona rt de Variétés. ■ - Semaine des plus brillantes. Lundi 24, adieux de Mme Tabey. Débuta de Mme Heps, cette excellente artiste a prouvé une fois de plus au public Lillois qu'elle savait toujours
se l'aire applaudir, par sonjéu, sa diction ; et surtout la grâce de ses gestes; On reconnaît la bonne & dienne, la véritable artiste.
Débuts de Mlle Laugia qui nous a charmés, Mme Valmonti, a retrouvé son succès des années précédentes, et certes nous remercions M. Joussaud de nous L'avoir rendue. N'oublions pas Mlle Dartimont une jolie petite lille possédant un chic tout particulier.
Du coté des hommes, citons en tête M. Marins Legras, pensionnaire des Variétés depuis trois ans, qui est trissé tous les soirs dans: Ma Gigolette, et c qui sa d* la veine io"i ces cabooots; puis M. Clervillequi chante les Paulusdans la perfection.
Nous avons également Mme Albens. ex-pensionnaire de la Scala de Lyon, très appréciée dans les scènes mimées et dans ces imitations d'Ouvrard.
N'oublions par Mme Parelly, les sœurs Telly, ainsi que Mmes Nangis, Vernet, etc , et:.
Nous félicitons la direction de s'être approprié le concours de M. Montier, l'intelligent et sympatique régisseur ainsi «pie M. Marcel Ray, le chef d'orchestre, a qui nous adressons toutes nos félicitations pour sa direction et l'excellent choix de ses morceaux. La fantaisie de Faust a été un véritable triomphe pour l'orchestre toute cette semaine. Compliments aux soliste^.
Pérot.
Limoges. Alçazar. — Depuis le 19 courant cet établissement a rouvert ses portes, sous l'habile di. rection de M. Bonafons.
Nous attendrons quelques jours encore pour nous prononcer, en connaissance de cause, sur la valeur réelle de notre nouvelle troupe. Et pour aujourd'hui, contentons-nous d'adresser nos félicitations à M. L. Baret, l'excellent chef d'orchestre.
Martial V.
Lyon. Casino. — Nous venons d'assister aux débuts des i Hommes de bronze • dans leurs tableaux militaires; des Hurleyand Wilton, les champions des 3 recks américains et de Tom Aldow, le clown à la ligure électrique. Ces irois numéros ont produit gros effet.
A signaler aussi la troupe de pantomimes Schmidt qui obtient un vif succès, et la Ray's Noll's, dont le travail est bien réglé.
Dans la partie concert on applaudit particulièrement Mmes Bassy, de Gastyne et Léony; Boissier qui, dans ses chansons et monologues, est hilarant: Perrand, inimitable dans sa dernière création « Ce que disaient n -ds » ; Henry, le baryton
méridional qui obtient tous les suffrages avec sa chanson « Etudiants-marche •
L'orchestre, sous l'habile direction du maestro Jouberti, est excellent.
Dox José.
Marseille. Alcasar. — Ouvrard est ici pour quelques représentations, et je n'étonnerai personne en disant que son succès est très grand. Il est vrai que nos bons Marseillais n'ont pas encore entendu
Polin, le je pensionnaire de l'Alcazar d'Eté de
qui, dans ces mômes chansons de tourlourou, y obtient dé bien plus beaucoup plus simples <•( plus naturels.
troupe de pantomime Fralsky a été bien cueillie.
a quinzaine le compte rendu d.'s di buta de Mlles Lubin et... Armandarj . l'étoile \
Palaû de Cristal. — Je ne voi pour
l'instant, à signaler que l'équilibriste Itapoli et l'homme-trompette Kouligard qui nous \ i«-nt en droite ligne de l'Alcazar d'Eté de Paris où il a\ait d'ailleurs su déjà se faire remarquer.
Mil T.AI..
Montpellier. Ede Depuis la i
verture. chaque soir la salle est archi-comble
Le Major Beauplumet, les Cadets dt ///■•.la Cape à Coco, Tulipatan, Picheneti Con trgot, sont autant de suce
A citer: Hardy, le parfait et L'infatigable metteur en scène, et comédien; M. Picot, noire excellent ] arytou à la voix chaude «t vibrante; Mme Hardy; M. Laurent-Robert, notre désopilant comique, rappelé chaque soir à plusieurs reprises; on dit qu'il veut nous quitter. Il n'en sera rien, espérons-le.
La pièce la plus importante de la quinzaine a été le Beau Dunois, dont l'interprétation a été parfaite. Mmes Boriska, Pécot surtout méritent nos eloe
Dans la partie concert je n'aurai garde d'oublier: Mme Gaspard-Laurent, notre romancière ; les duettistes fin de siècle Higouehc et Michelina; Mines; Perraly, Jeanne Desminets, L.Deymier.
Tous nos compliments à la direction et à l'orchestre dirigé par Al. Delhoiimie avec infiniment de goût et de soin.
DE BuUlCAs.
Variétés. — A signaler excellents débuts des Brothers Mellor, clowns musicaux excentriques, qui ne sont engagés ici que pour quelques représentations et seront remplacés par les Gaspard Neva.
La soirée donnée au bénéfice des victimes de Carmaux, avec le gracieux concours île M. Valentin et de son excellent orchestre a très bien réussi. Mlles Haydée, Grasside, Yvonne. Léa, MM- Paillant, Bourdon ont été très applaudis. La recelte s'est élevée à 612 fr.
Nîmes. Scala. — Grâce à rabaissement subit de la température, notre coquette salle de concert, a repris ses belles soirées d'antan.
Depuis le départ de Mme Backès, c'est la désopilante Mlle Saint-Hyrieix, ce suit Mlles L. Saint- Paul, Rose Mosany etDesjardins, qui viennent à tour de rôle, recevoir les applaudissements et les Heurs qui' ne leur ménage pas le public. Une mention spéciale à Mlle Papinière, ingénuité de la troupe.
Les duettistes Mosany et leur brillant répertoire, pincent vigoureusement la corde du succès. Le danseur espagnol Bernardîno est très goûté. Enfin, l'homme-femme, M. Modahel, termine brillamment la partie concert.
Ajoutez à cela, un excellent orchestre conduit par le jeune maître M. Portalier. puis un excellent numéro de pantomime supérieurement rendu par la troupe mime Lorenzo Chiarini, et vous aurez la physionomie exacte d'une soirée à la Scala.
Klar-Lnetïe.
Périgueux. Alcazar. - Les frères Dagut, duettistes excentriques, ont débuté dans Salut a la Russie et les Gardes municipaux; succès complet, ainsi que dans ./-' ne peux pas et A la Yillette.
Mme Tbéron, chanteuse patriotique, dit avec beaucoup d'émotion la Mendiante d'Alsace; Mlle Marthe Miçhaud est charmante dans les Souvenirs <!' fie' Lorette, et la comique excentrique, Jeanne Bernard est. chaque fois, rappelée dans la No trombone. Succès aussi pour Mlle Raymonde Leblanc dans la Soce à Fanchette, et Mlle Louise Robin qui détaille très bien la Marche des Pschut-
Nôtre comique Franky est désopilant avec J'sis reformé.
LE Mir.UTuX
Compliments â Mme Sautour qui exécute, a maestria, la Danse espagnole, el à l'orch «tre qui, dans Fleur d'amitié, une mazurka il" notre sympathique i istro, M. Sautonr, est absolument parfait.
A bientôt le c pte rendu des débuts de Mlle Mà«
via fadoc, que vienl «lient di-
recteur, M . Mouret.
Poitiers. Eldorado. — Rhréal, que nous avions applaudi déjà l'an passé, esl revenu nous donner quelques représentations. L'excellent artiste s'est (ait entendre dans le répertoire si varié d'Aristide Bruant. Son succès y a été très grand : les œuvres du chansonnier populaire et leur intelligent interprète ont été très goûtés et très chaleureusement applaudis.
a signaler, également, le i >li succès de Mlles d'Estuelet, Gora, Francilion, Yvette Bontemps.
Mlle Berthe Coudert possède un organe magnifique dont ''Ut" fait valoir toutes les qualités dans L'Air dos Bijoux, de Faust Mlle Bryons est, elle aussi, une artiste très
Une mention toute spéciale à M. Daras, fort apprécié dans ses danses internationales.
E\m.io.
Rouen. Folies-Bergère. — Alors que nos deux théâtres en sont réduits à devoir se trouver fort heureux Lorsque le public daigne occuper, à leurs représentations, le quart ou Le tiers de leurs banquettes, aussi bien Le grand, celui où Donizetti t'ait risette à Wagner, que le petit, où les bons poéteset chansonniers du gentilhomme Salis succèdent aux. prudhommesques raisonneurs de monsieur Victorien Sardou (de L'Académie qui fait maigrir Zola), le • théâtre-concert des Folies-Bergère, lui, voil ses recettes se maintenir à un invariable beau fixe Q iê ce soient Nos PiûUpiouS qui se mettent en frais de joyeuses farces, .pie ce soit la Gage a Coco qui serve au public de signal pour le faire entrer, avec la certitude que la gaieté régne seule à l'intérieur, que ce soit enfin la fantaisiste Miss Kissmy qui pince son triomphant Tha-Ma-Ra-Boum-Di-Hé, jl y a foule toujours, il y a foule quand même.
C'est aussi que le sympathique divecteur, M. Rey, ne recule devant aucun sacrifice pour donner aux. pièces qu'il monte, un luxe de décors et de costumes i't une interprétation bien dignes de retenir le spectateur: c'est qu'il apporte, à varier son programme, un soin empressé qui fait défiler, tour à tour, sur cette charmante scène, tout ce qui compte parmi les attractions du genre aujourd'hui : gym- . acrobates, clowns et chanteurs.
J.a semaine dernière c'était Micheline, la jolie divette de L'Eldorado. Elise Faure, la chanteuse populaire, les Beïso, d'inimitables clowns avec un âne d'ineffable drôlerie, etc., etc.
Les Folies-Bergère ont fermé leurs portes pour une quinzaine de jours à cause de la foire Saint- Romain; elles les \'ouvriroiit bientôt avec une troupe nouvelle dont on dit monts et merveilles. Puis vers le mi ien de décembre, M. Reymontera les 28 jours de Clairette tout simplement), L'opérette en vogue des Folies-Dramatiques, qu'il a obtenu de j moyennant une forte somme. Ensuite viendra la revue annuel e et aussi.... mais nous avons promis d'être discret.
l.es nombreux habitués de la coquette salle \de l'Ile Lacroix ne s'ennuyeront pas cet hiver.
/' S. — Nous apprenons que M. Etienne Rey vient de vendre son établissement à M. Coudert, directeur-propriétaire de l'Eden de Vichy qui en prendra possession dés la réouverture, vers le 15 novembre.
Francisque,
Toulouse. Casino musical. — Depuis la réouverture du Casino, le public s'y rend en foui salle a été complètement restaurée par le nouveau directeur, et la troupe, recrutée par lui, est de premier ordre.
Citons Mmes de Kerville, Marthe Lys, Nbraly, Gondy, Sivaidy Bourdon, Bianchetti, Beauharnais. MM. baubreuil, Louvy, Ludovic, Dangely, Lalïont.
Pichenette, pièce en un acte a obtenu un su* de fou rire.
clowns Ilarrv and Joe ~oi,i désopilants : prochainement débuts pantomimi
musicaux. Daval.
Tours, ilcazar. -Depuis H réouverture, M. Volgrand, le nouveau directeur, fait des prodiges. A le public tourangeau ne lui ménage-t-il pas
Visites.
D.ms la troupe actuelle, nous avons remarqué Mile Blanche Leprince, une chanteuse de genre, jolie femme et excellente artiste; Mmes Delagarde, Dupuy, Mazantirii, Bonnabeau, hautes. Béer et Solanges, un bataillon féminin des plus séduisant.
I )i mm. Roydel, très aimé et chaleureu-
sement applaudi ; Moiroud, un excellent comique ; Vial, un jeune plein d'avenir, et Ernest René, un très bon comédien.
L'orchestre est dirigé par M. Ch. Domergue qui
fut jadis au Concert-Parisien et qui, non content
d'être un habile maestro, occupe ses loisirs a composer, en collaboration avec M. Roydel, l'administrateur de la scène, des chansons fort bien venues d'ailleurs que créent leurs camarades. On ne s'endort pis a Tours, toutes Les semaines changement
de Spectacles.
On vient de jouer, avec un succès de fou rire, Y Orpheline de FoiHlly-les-Oies. Tous nos complimenta aux interprètes et bravo pour la nouvelle direction.
ÉTRANGER
Anvers. — Notre ville qui raffolait jadis des cafés-coi rts les avait, ces temps derniers, abandonnés pour l'opérette; mais avec de bons éléments, on v a ramené le public cette année.
s. -nia. — A signaler lragron, pseudo qui cache Léon-Victor Pot, un Anversois qui a obtenu à Paris de grands succès sous le nom de Léonvic. Anvers lui fait grande fête.
L'Eldorado ne possède, actuellement, aucun numéro digne d'être cité. -Mais on annonce des débuts intéressants.
L'Eden présente « le Pétomane » et « Petrescu » Inutile d'insister, car vous les connaissez. Suc
Le • Palais Indien ■ va être repris par Heye.un richard qui, après fortune faite, avait abandonné l'Indien pour vivre de ses rentes à L'étranger. Mais il s'ennuyait et il revient à Anvers. Tant mieux pour ['Indien qui périclitait et qui va reprendre vie, surtout avec l'exposition de l»9â en vue!..'
Gardk.nia.
Bruxelles. Alcazar. — La revue de MM. E. Malpertuis et <;. Garnier: Bruxelles électrique, continue à être chaque soir très applaudie. La COU1D Mlle Lesœur, est jolie à croquer, et les compères, MM. Raskin et Crozas ont beaucoup de ver-. d'entrain.
La Scala tient également un très franc succès Bruxelles-Greenwicht la revue de deux ailleurs parisiens, MM. Maxime Guy et Arthur Vetrieuil; tous nos compliments au gai compère. M Chatelas et à la pimpante commère, Mlle Coralie Nadaud.
Genève. — Le Kurtaal fermant ses portes le 31 courant, nous ne pourrons faire qu'une chronique rétrospective. La saison a été particulièrement brillante cette année, et une foule d'étrangers, m la population indigène, est venue se divertir dai salons de ce vaste établissement, l'un des plus
grands el des mieux tenus de La Snisse. Nous avons vu successivement défiler : Elock et
Blockette, ,1e la Seala: Delpieri'e, du Palais- P.oya I ;
Delmarre, etc., etc. Parmi les troupes d'acrobate» et ■ d'équilibr ■ . ns fort remarque les Mont-
rose, les Mausiiv, les Ereue, Tbny-Wilson et Adolphe, les frères I.alma et tant d'autres.
Nous n'aurions garde d'oublier les fameux vélodpédistes Hacher et Lester et la Famille Neisek
LE MIliUTuN
Enfin L'orchesta .
s i Heurs.
El maintenant au printemps prochain.
Ali :
Londres. — L' l irrie
I.ily pour succéder < M — Jennie Ji Paria, dans la 'l inse de lie a
obtenu un >i grand succès ici. Mlle i ompon, lachan-
e, et oblien Ira sans nul doute la faveur dea La-di-das » de la haute gomme.
j ballets de Don Juan et Up the River, dirigés par M Jacobi.le compositeur et chef d'orchesure, s< >nt tonjourstrès applaudis.
LYEmpire, Round the Fown el Versailles,ûenx ballets, musique de Wenzel; Otera, la daus
Du four et le troupe de Mozer font tous
■ comble.
ii -fora Music Hall, un de nos plus anciens cafésconcerts, e>t presque entièrement reconstruit, >-t ouvrira le 21 décembre il; contiendra 2.0U0 personnes.
Le va représenter deux grands ballets,
i*a5 et Les Eléments (Feu, Eau, Air et Terre .
Au Royal Aquarium, le dompteur de chevaux
sauvages, demande au public d'amener les chevaux.
les plus vicieux, il les leur rend doux comme des
moutons. Après succéderont les promenades- concerta
i direction de M. Crovè.
Sir Angustus Barris, a obtenu la licence d'ouvrir son immense Palace of Variétés, avec droits de fumer, danser, chanter et pantomimer; il nous
E romet monts et merveilles. Ouverture le lu décentre. Paulus a été pressenti pour y débuter au prix de L. 150 soit (3750 IV. (par semaine de 6 représentations, les établissements de plaisir étant fermés le dimanche. Sir Augustus, que la dépense n'effraie pas, aura certainement les meilleurs artistes de cafés -
concerts. 11 monte ègalefncnt un ballet dont le Litre : \. M. Serpette sera au popitre.
. itres établ
A l'Oly est toujours le " • îreal attraction ". de ballets, chants el danses avec I40U personnages en scène n'apas coûté moins de 150,000 livres sterlings soit 8,750,000 fr., ne 150,001 francs de frais par semaine, (•<■,[ h n'a pas empoché la compagnie dedéclarer un dividende ,!,• 50u 0/01 Deux représentations par jour. La salle peut contenir -ov» 0 personnes. Il a\ ait ■ ■t'' question de transporter à Paris : la galerie des machines avait mê -t'' nommée
frais ont probablement été trouvés trop considérables. Je crois qu'on a bien fait d'abandonner l'idée, car malgré les ùeautés de cette production, ile>l peu probable que le public de Paris suive l'exemple du public de Londres dont la plupart a vu cette i sentatiou ô et 30 fois.
Le,* Music-Iialls vont battre leur plein jusqu'à la Noël. Les chanteurs et chanteuses français sont toujours très appréciés, beaucoup d'entre nous les connaissant de Paris et les revoyant avec plaisir che» eux, les dimanches exceptés, ce qui est également très apprécié des artistes qui ne sont pas habitués à ce congé.
Brandy-Soda.
Prague. Théâtr Variété.— Les frères Tacchi sont engagés icj pour toute la saison d'hiver. Le public semble prendre un très vif plaisir à leurs exercices qui consistent, comme vous le savez déjà, puisqu'ils ont passé plusieurs saisons aux Ami deurs à Paris, à imiter le son de la cloche' avec voix de basse et accompagnement de ténor et de guitare.
Toujours grand succès aussi pour la pantomime de Fred Boisset, The Wild West et t atty, le très habile dresseur d'ours.
Kf.tiy.
ue
CHANSONS
ET
MONOLOGUES
PAR
\RIST1DE BRUANT
DESSINS de
STEINLEN
1 VOLUME IX-18 Prix: 3 fr. 50
Envoi franco contre mandat poste à l'adresse de M. Aristide BRL'AS'T, S4, boulevard Jtochechouart, PAULS
Le Gérant, Aristide BRUANT.
Paris.— Imp. Pairault et Cie, 3, passage Nollet.
toutes, la propriété littéraire et artistique? Pourquoi les héritiers du monsieur qui a acheté un terrain, et fait bâtir dessus une maison, sont-ils éternellement propriétaires du bien qu'ils tiennent de leur aïeul, tandis que les héritiers de l'homme de lettres, du musicien, du peintre, du sculpteur, sont brutalement dépossédés de leurs droits légitimes, cinquante ans, jour pour jour, après la mort de leur glorieux ancêtre ?
On nous dira que, sous ce rapport, un grand progrès a été accompli, puisque, il n'y a pas si longtemps, une œuvre tombait dans le domaine public, au lieu de cinquante ans, trente ans, vingt ans, dix ans même après la mort de l'auteur.
Et, partant de là, en présence du résultat obtenu, on nous taxera d'exigence excessive. Cependant, ce que nous demandons n'est que le droit strict conforme à la loi française.
— La propriété littéraire et artistique est une propriété, a dit Alphonse Karr.
Tenons-nous en là. Effaçons de nos codes toutes les lois sur la propriété artistique et littéraire, et remplaçons-les par un article unique, reproduisant mot pour mot le très sensé axiome de l'auteur des Guêpes.
Appliquons à cette propriété le droit commun en matière d'héritage.
Ne souffrons pas que des anomalies ridicules se présentent comme celle-ci :
La maison d'édition Grus, par exemple, est propriétaire des deux chefs-d'ceuvres d'Hérold : Zampa. et le Pré-aux-Clercs.
Hérold étant mort depuis plus de cinquante ans, l'éditeur n'a plus de droit sur les partitions acquises par lui, qu'en vertu du principe de l'individualité de la collaboration.
En effet, de Planard, librettiste du Préaux-Clercs, et Mélesville, librettiste de Zampa, étant morts depuis moins de cinquante ans, leurs oeuvres ne sauraient appartenir encore au domaine public, et l'éditeur Grus en reste propriétaire pendant quelques années encore.
Mais c'est ici que commence le comique. Feu Flanard est mort en i85 5, tandis que d-'-funt Mélesville n'est parti qu en 1861 pour un monde meilleur.
Ajoutez à ces-^leux dates le chiffre de cinquante années, et vous trouverez ce résultat surprenant que deux partitions signées du même Hérold et appartenant au même M. Gru>, ce*sent d'être la propriété de ce dernier, la première en 1905, et la seconde en 1911 seulement.
Oh ! Chinoiserie!
En 1 905,1e Carvalho quidirigeral'Opéra- Comique, reconstruit ou non, continuera à payer des droits d'auteur pour Zampa et représentera le Vré-aux-Ckrcs sans bourse délier.
Tout le monde aura le droit d'éditer Soutenir du jeune Aqe, et pendant six ans encore la maison Grus aura le droit exclusif d'imprimer l'Ouverture de Zampa.
Le plus drôle, c'est que des deuxœuvres, celle qui sera dans le domaine public, sera précisément la moins ancienne.
S'il reste encore des héritiers Planard, ils auront la ressource d'envier les héritiers Mélesville et de maudire leur aïeul, à eux, qui a eu la mauvaise idée de trépasser six ans avant l'aïeul des autres.
Et les éditeurs, édifiés par l'inlortune de leur confrère, l'honorable M. Grus, auront soin, avant de proposer un prix quelconque d'une œuvre, de s'enquérir de l'âge et de l'état de santé de l'auteur.
A ce compte-là, la valeur intrinsèque des opéras de M. Massenet, qui est jeune, serait cotée infiniment plus haut que celle des héritiers de M. Gounod, qui n'a plus vingt ans, ni même quarante.
Laissez-moi rire, ah ! laissez-moi rire, mes bons législateurs !
Le domaine public est tout simplement, je vous le dis, un filou qui se substitue sans aucun droit aux héritiers légitimes.
— Bon, me répondra-t-on, mais quand il n'y a plus d'héritiers?
La réponse à cette question est d'une simplicité rudimentaire.
Nous la donnerons dans un prochain article, car la place nous est mesurée, et, d'autre part, nous ne voulons pas abuser de la patience de nos lecteurs.
A. SlEGEL.
NOUVELLES ET POTINS
Les revuistes sont navrés '. Dame Censure interdit rigoureusement cette année de blaguer ans braves agents, les chiens muselés, M. Lozél le Pape, les députés, etc., etc. A part <;a, tout est vise. Maxime Guy en est malade.
On dit que l'ami île Polin s'ennuie au Théâtre des Nouveautés, qu'il regrette le concert et que nous pourrions bien le voir un de «es soirs paraitre sur une des scènes du boulevard... de Strasbourg.
Mlle Duclerc, dont les débuts aux I-'olies- Bergère ont été si bnlUnts, est engagée a \>'tr Palace de Londres, a partir du 26 décembre prochain. (Imprcssario Tlteuret)
Annonçons également à Scir Palace l'engagement de Mlle Armand Ary. ses débuts «ont fixes aux premiers jours de janvier 1893. (Imprcssario Thewrel).
Mevisto, de la Seala, est en pourparlers pour d.'iiner in série de représentations a Lyon.
LE .MII'.U TON
\ , , . Mi , ! !, un dei con-
, , ,i, de l'Avenui Gab.iel, M. \ vain, un I doué
■l'une f..rt jolie \..i\ et qui est trèi appréi n dI ■ l'Eien Concert
M i, .,.,.-( de 1 I ; D eng ige-
ment ■ Uu-T»-(.!lau.
La jolie l'ai. lurette, la tille à papa, est revenue samedi de n . . (ju'eat-elle ailée faire la-bas ! chut ! soyona di tt acceptant la reraion dei ■ affaires de famill
Mlle Clairette de l'Eldorado, légèrement souffrante, va prendre un repos de deua ou trois mois. Nous lui souhaitons uu prompt rétablissement.
; aux Din cteun :
M. Ralph-Tomp et on ti i curieui numéro d'ombrée aui-
l petits Bengalis-nains, duettistes très originaux ;
Mme d'Artenzen 'i i rient d'obtenir un grand succès m Russie l.i charmante artiste interprète I. genre Juaoaet eut libre d'engagement jusqu'en janvier 18'.»3. fi ■ Mir-
liton
^ I ins, l'amusant vaudeville que la Seal» vient de | i plus de cinquant paru celle semaine riiez
MM. BaUbot-Jojbeit, éditeurs du répertoire Lebreton et Moreau.
\ n nt de paraître a la Société anonym • d'Edition, 7, rue
d'Enghien, l'ans : la Reine Dagobert, paroles ei musique <ie
\ S -.-le et I'. Bilhaud, créée par M. Itonnaire, a l'Eldorado;
leurs, paroles 'I. A. Siégel, musique uV Cb
l'ouruy, créée par kmi-llill, a l'Eldorado.
Courrier des Concerts
PARIS
Ba-Ta-Clan. — Dans son répertoire qu'il varie souvent, Paulus e>t toujours parfait. Les gendarmes <jui passent et une pantomine intitulée Sur le boulevard, l'ont fait unanimement applaudir.
Nous citerons, en outre, M. Max Morel, très 'Irôle dans ses chansons réalistes ; Mlle Augusta qui nous a fait, avec beaucoup de grâce, l'apologie de la cocotte de Paris. M. Antony. Mme L. Roland et M. Barally, qui ont eu chacun leur part des bravos.
Les Pauvres de la paroisse, la bouffonnerie si goûtée de MM. Garnier et Gerny, continue à tenir gaillardement l'affiche ; il faut dire que M. Gaillard est inimitable dans le rôle de Lagourdée qu'il a tu composer avec le talent qui lui est connu.
E. Brlnet.
Casino de Paris — Mme Edmée Lescot contitinue à obtenir un très grand succès dans ses chansons cosmopolites, et surtout dans Tha-ma-raboum-di-hé : Mme Faure enlève la salle avec sa chanson la Valse des cocus et la Marche des Amazones.
Mlle Hianca.une fort jolie et distinguée personne, accomplit des merveilles sur son trapèze aérien.
M. Mousy se fait entendre très agréablement, et les Cain et Loreno, fantaisistes burlesques se font rappeler chaque soir.
Mais le clou, le véritable clou de la soirée, est certainement miss Annie Abbott, le phénomène énigmatique qui passionne toute la Faculté et dont la presse a relaté les tours surprenants.
A signaler parmi les nouveaux numéros, venus cette semaine corser le programme, les Wils et Dare excentriques burlesques, Harry-Steele un très habile patineur et les escrimeuses Espada-Marini.
Léo Déni.-.
Concert Parisien. — Le programme ayant peu varié depuis mon dernier compte-rendu, je me bornerai a répéter que l'exquise Yvette Guilbert obtient toujours les suffrages d'un public charmé. 11 est impossible de détailler avec plus de finesse et d'intelligence l'Effet de lune et à La Villette.
A citer encore : Mmes Delmary. Yelly et Nancy:
Naya s'en tient toujours au même répertoire
malheureusement.
mm. Clovis et Reschal, ce dernier dans Les Cambrioleurs sont toujours parfaits dans leur répertoire.
M. Inaudi. l'autre soir encore, a gagné un pari : il s'agissait de dire quel jour était le 18 octobre J846. M. Inaudi a répondu immédiatement : un mardi. L'interpellateur prétendait que c'était un vendredi. Informations prises par téléphone à La Lanterne et aux Débats, il a été reconnu une fois ue plus que M. Inaudi avait gain de cause.
Le Couvent du Diable tienttoujoursraffiche.ee qui permet de répéter tout à l'aise la Revue de mm. Astruc et Lévy pour laquelle M. Mussleck, nous prépare d'agréables surprie
Est-il nécessaire de dire que lîaiter est un chef d'orchestre de lout premier ordre. Non n'est-ce pas! le public s'en aperçoit bien... et les artistes aussi.
Léo Denis.
Cigale. — Alphonse et Nana, duo naturaliste bien interprété par M. Desroches et Mlle Rouffe. Mlle Darbel est une pétillante jeune jille de bonne famille, et Mlle Launay une chinoise à
Pans fort agréable, l.a voix de contralto de Mlle Ryssler peut se faire valoir avantageusement dans la Sérénade de Tours. Mlle de Verly est très appréciée dans sei airs d'opérette, e1 Baïdy est un irrésistible comique dans son répertoire : les Pauvres Parisiens, le Chat Noir, la Sentinelle rageuse. N'oublions pas enfin Mlle Grillon, une bonne diseuse qui, avec Le Retour au Nia, recueille aussi une part des applaudissements.
Une amusante comédie de Meilhac, Loulou. termine la représentation et est jouée de : sfaisante par toute la troupe.
Prochainement, débuts de Jules Marius.
Maxime Roger.
Divan Japonais.— Tlia Ma Ra Boum, ça y est. Oui, Sarrazin, aimable directeur, ça y est. Vous le tenez le succès. Bien choisis, les auteurs et les acteurs Puis prendre Hutel et Volton comme décorateurs, quelle heureuse idée !
Comme Le Mirliton s'est fait une ligne de conduite de surtout signaler aux directeurs les jeunes talents inconnus, n'oublions pas d'attirer aujourd'hui leur attention sur Mme Adèle Girard, la commère de la Revue: Montmartre-Express.
Elle a de la voix, elle est jolie femme, et elle brûle les planches de ce Divan Japonais, qui fut un des berceaux du talent d'Yvette Guilbert. Nous souhaitons à cette gracieuse divette le même succès qu'a sa devancière. Alf. Biusson.
Eden-Concert — Succès immense et peut être sans précédent dan.-> les annales de cet établissement
Eour le 392e vendredi classique. Salle comble de onne heure et composée d'une assistance d'élite, dont François Coppée.
Cette représentation a d'ailleurs été admirable d'un bout à l'autre. Tous les artistes y ont rivalisé d'entrain et déployé beaucoup de talent : Mile Rousseil, comme toujours, s'est montrée l'artiste accomplie, la tragédienne incomparable. Un frisson a parcouru l'auditoire quand elle a dit d'une voix mâle, surperbe, Melpomene, les beaux vers d'Auguste Par) der. Son triomphe a été complet.
y MinuTux
Très franc succès également pour Mlles Giéter el Rejeane qui ont chanté divinement le duo de la Cigale et la Fourmi. Ville a été rappel.'' plusieurs fois suivant la coutume : quand à Régiane, Y vain, Mercadier, Teulet, à Mlles Liovent, Chalon, ont été longuement applaudis.
A la spirituelle comédie Les Près Saint-Gervais, a succédé, depuis quelques jours sur l'affiche La Chanson de Fortunio L*amua»in te opérette d'Offenbach est comme la comédie de Sardou, interprétée d'une façon remarquable.
Mlle Duparc excelle dans le rôle de Laurette,
Mlle Klelly, i|lie QOUS avions déjà remarquée daDS
la pièce de Sardou, estlrèsen progrès Le travesti lui sied à ravir el elle a dû bisser la romance : Si vous croyez que je rais dire.
Ville est un excellent maille fortunio, tiosset un bien amusant Criquet, et Mlle Tassilly, une plantureuse et joyeuse l'.alie t.
Le programme du concert est toujours très soigné. Mme Duparc, chante à la perfection les D Gavottes. .\<lle Giéter, minaude toujours un peu trop mais se fait néanmoins l'appeler très chaleureusement dans les Concours du Conservatoire. Mlle Dufresny, est drôle dans la Valses des Curas et la Reine Dagobert. Mercadier a remporté un succès dans la romance, Pâques fleuries. On prendrait bien le Train de ceinture avec Mme< balon.
Octave l'radels Vient, maintenant, chai pie soir, faire un brin de causerie sur la Gaudriole. Le sujet, quoique sans prétention, n'est pas sans une portée de haute morale. Avisa ceux qui veulent rire et se convaincre.
La Revue que l'on récite en ce moment s'appellera : Paris s'amuse ! elle est de Maurice Millot.
Maxime Rogek.
Eldorado. — On répète activement la revue dont le titre est : Dans cent arts: si j'en crois les indiscrétions, pour cette pièce M. Brigliano, le toujours habile administrateur, dépasserait les richesses de mise en scène qu'il a accumulé dans Salle-en-beau. Naturellement le travail de mise au point de cette revue, n'est pas favorable à l'éclosion des chansons nouvelles. 11 convient, cependant, de citer La Fille à Poirier, fantaisie montmartroise de Bruant, et une paysannerie que Mlle Irène Henry chante avec originalité.
Le Rondeau des Mines qui a valu un chaleureux rappel à M. Vanuel, l'impeccable diseur; Un vrai gamin de J'm-is, chanté avec crânerie par Mlle Destigny et enfin Le frère de lait, une amusante opérette de H. Lehreluu et Henry Moreau, musique de Gh. Pourny, que la mutine Micheline anime de son éternel diable au corps. Mme Lepayeurs s'y montre une gouvernante aux ahurissements bien réjouissants, et l'lébins. un troupier d'une cocasserie très nature
Parmi les chansons que le succès maintient au programme, mentionnons: La reine Dagobert,àile par Mine Hoiinani avec sa lionne humeur si communicative; La Porte Saint-Denis, chantée avec autorité par M Kam-llill, Les maris de Pantin, spirituellement chantée par Mme Alice Berthier et la Mariée en ballon par la si gracieuse Anna Thibaud.
Avec Marcel Legay dans ses oeuvres remarquables, le couple Ducreux-Giralduc dans La repopulation,^ Dufaye dans Le régiment des Amazones. Ou Nuit que pour l'instant le programme est réellement à la hau eur de la vieille réputation du premier des concerts.
Dr Ciiesnay.
Époque. — Grand succès pour les Gardes du roi de Stam, opérette-bouffe en un acte, de mm. Cornioti Grange et Delacour, interprétée pi.r toute la troupe.
La direction a fait beaucoup de frais pour monter cette opérette; nouveau décur ; costumes très riches.
A ce concert, les pièces sont jouées d'une façon parfaite et la mise en scène de M. Sérard, le régisseur général de cet établissement, esl irréprochable.
E. Hhu.net.
Européen. Le Procès . ■ Van Korn », vaudeville en i ade de : a. Choler et m. il Rochefort, est interprété d'une façon charmante par MM. Hyacinthe Kelm, Emilien, Mines Jeamin, Delevèqi t
Bluetty et h' public a chaleureusement applaudi.
Non ms en bloc à chacun de ces artistes
qui, dans la partie concert font fort lionne figure, nos sincères compliments : nous en reparlerons
d'ailleurs plus longuement à quinzaine
Les débuts de Mlle Kosetti, ont été fort remarqués. Cette artiste possède une certaine méthode et, ce qui ne gâte rien, c'est une très jolie femme.
Par suite de l'indisposition de Mme Jeanin, atteinte d'une bronchite, changement de spectacle. Au lieu de /'■ Lapin on a du jouer Histoire di pièce fort bien interprétée, d'ailleurs, par MM. Kelm, Hyacinthe et Emilien; Mines Marcenael Delevèque. Alfred Buisson.
Folies-Bergère. — Signalons d'abord, connue rentrant plus particulièrement dans notre programme, Miles Polaire et Duclerc qui représentent seules,
mais fort agréablement, la partie concert; la seconde de ces artistes, notamment, chante et mime avec beaucoup d'entrain le grand succès de la saison ; Tha-ma*ra-boum-di-hè.
Au point de vue variétés, l'attraction nouvelle est miss Loïe Puller, dans la Danse serpentine, un exercice qu'il nous est donné, pour la première fois, d'admirer et qui est éblouissant : au milieu d'une obscurité profonde, la charmante Américaine, éclai- 1 ée par des feux électriques multicolores, obtient les effets les plus chatoyants par les mouvements gracieux et rapides qu'elle donne aux légers tissus dont elle est habillée; l'impression produite rappelle, en la dépassant beaucoup, celle des fontaines lumineuses.
Signalons enfui la brillante rentrée de la belle Fatma,
Paul Corot.
Gaité-Rochechouart. — On répète Aa. temps des cerises, le vaudeville qui a obtenu un si gros succès lors de sa création à l'Edeii-Coiicert.
Moulin-Rouge. — Le vendredi est devenu le jour à la mode.
Parmi les artistes engagés par M. 011er. nous avons signalé déjà Mlle i idia. la catalputuen.se et chatouillante gommeuse fin de siècle, citons aujourd'hui le succès mérité de Mlle Volney, une excellente diseuse.
L'orchestre, composé de 50 musiciens, est fort bien dirigé par Al. Mabille lils, un compositeur de talent.
Maxime Roger.
Paris-Concert (Ternes). — A citer : MmesDoralys qui obtient beaucoup de succès dans sa chanson la Reine Daijobert, et baurency dans La d'enfant et Aimons-nous Manon.
M Milcamps dit, avec beaucoup de vérité. Mes guenilles et le Marchand de Chansons; il mérite
bien les applaudissements qui lui sont adressés chaque soir. M Auns's. baryton, possède une voix ample, sonore et bien timbrée et. si cet artiste veut travailler, il pourra certainement se faire une belle place.
M Victor Meusy, que la Direction a engagé pour
les jeudis, remporte un très franc succès, et les bravos et rappela qui lui sont prodigués, s'adressent autant à l'interprète qu'au chansonnier.
Les Bleus, scène populaire, de Moreau et Lebreton, est jouée avec entrain par toute la troupe