MARIAI
COCA «If
Le Gérant, Aristide BRUANT.
Paris.— lmp. Pairault et Cie, 3, passage Nollet.
Annonces Artistiques Spectacles et Concerts
Sous ce titre, le Mirliton publie:
Les Demandes et Offres d'Emploi
Ces demandes devront lui parvenir au plus tard le lundi matin de chaque semaine, et il y aura lieu de joindre, au texte envoyé, un bon de poste établi d'après les conditions ci-dessous:
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If. — — — trois insertions.
T. B. G. Etes-vous libre de suite ; par mois 90 francs et voyage aller. Engagement fin saison. Attends réponse : Paul René.
F. D. Faites connaître prix répertoire Paulus et si parties sout pour grand orchestre. Combien. D. F.
Clown Beiso et âne mécanique engagés par Rey, directeur Petit Casino, pour mars prochain. Verrons après.
A Jean Rocher. Quel serait apport, accepteriezvous occupation de la régie. Figaro.
A Paula F. Mlle Duclere rentre seulement ces jours-ci de Londres ; lui transmettrons propositions d'urgence.
Au directeur des Folies B. Non. Mlle Gietcr est toujours engagée pour été 1893 au concert des Ambassadeurs. La verrons si le désirez.
La gommeuse excentrique pourrait-elle imiter la Loïe Fuller? Aurait à fournir toilettes. En voyer réponse et références à Bastien D...
C'est à la Société anonyme d'édition de la rue d'Enghien qu'il vous faut demander les parties d'orchestre du Tha-ma-ra-boum-polha do Leransart.
Vaste local à louer en plein Paris pour caféconcert. Ha.il de 12 ans à céder. Frais d'installation modérés. Propriétaire actuel accepterait au besoin associé.
Un directeur demande un gérant et une caissière disponibles en mai prochain. Appointements
du gérant 300 fr. ; fournir références à Ladurée, au bureau du journal.
Prière à Madame Bonnairo de faire savoir si consentirait à donner une série de représentations, du 1er au 1(J février dans grande ville de l'Ouest Conditions seraient débattues ultérieurement. Aviser aux initiales R. G. au bureau du tournai»
27 jancier 1803.
PARIS
Voici, certes, une semaine bien remplie, où les pauvres critiques n'ont pas eu ■■> chômer. Chaque
soir, ou à peu près, une première quand ce n'était pas deux!
C'est le Qymnase qui a Ouvert la série avec To»t pour l'honneur, de M. Hugues le Roux. On était en droit d'attendre mieux de ce journaliste distingué ; rarement un drame obtint pareil succès de... gaîte. Celui qui par contre n'est pas en train de rire est M. V. Koning. Qui le sortira de cetti bâcle ?
M. Albert Carré s'était jadis trouvé là pour faire un sort heureux au Prince d'Aurec d'Henri Lavedan qu'avait dédaigné la Comédie-Française ; c'est encore lui qui a tendu la main à l'Invitée de M. François deCurel.pour le moins aussi déda par le Comité de lecture de la rue de Richelieu, Si le public payant accorde à cette œuvre, vraiment littéraire, l'accueil flatteur qu'elle a reçu, lors de la première, la direction du Vaudeville est en droit de compter sur un vériiable succès. Mais le
public payant ?
Le doute n'est pas possible en ce qui concerne le Talisman, opéra comique à spectacle en 3 actes et 5 tableaux, de Dennery, Burani et Robert Planquette, ainsi que le Cadeau de noces, Opéracomique de Livrât, Stop, et Huet, musique de 1'. Lacome. lia, le publie payant se rendra certainement en foule, car les deux pièces de la Gaité et des Bouffes-Parisiens, pour n'être pas ce qu'on est convenu d'appeler des pièces « bien écrites », n'en sont pas moins fort agréables à entendre et avoir. Livrets, partitions, interprètes, décors et mise en scène valent le voyage.
L'Odéon vient égalem nt de renouveler son affiche, avec la Fille a Blanchard, ce drame tiré du roman de Jules Case, par MM. Huinblot et Darmont, et que joua Sarah Bernhardt lors de son dernier voyage à travers l'Amérique. Les auteurs n'ont sans doute pas les prétentions littéraires de M. de Curel... et ils l'ont bien prouvé. Mais bast, le public devra du moins leur savoir gré d'avoir composé cette œuvro qui a permis à Mino Segond Weber d'effectuer une brillante création, et à M. Janvier, un transfuge de Théâtre Libre,de se révéler artiste de premier ordre.
Fabrice Lémom.
Ba-Ta-Clan. — Débuts de M. Chamber, un ténor à la voix chaude et vibrante, et de Mllo B. Meilhaw, très applaudie avec Laissez passer la folle. Mlle Baria est très bonne dans Joli meunier, joli moulin. M. Guichard est impayable avec Mon audition et J'm'en fous. La jolie 1 i chante fort gentiment la Chanson du c M. Daubreuil continue Le succès de sa création les Deux musiciens. ~S\Ue Augusta exquis,- avec Maman m'attend et Gentille avec les hommes.
Mlle Sappap chante avec beaucoup de- goût SûU-
ciens-toil Mlle Claude Roger complète, du féminin, une troupe hors pair. Plessis désopilant dans les Fantoches parisiens, Gossel chanté u\i art unique La musique de mo,* régiment. Vifs applaudissements pour M. Max Morel, fêté plus que jamais dans Bon genre réaliste. Quant au succès remporté par Paulus, il a été très grand, dans ses créations m nivelles : Les professions de fui et Aime pour moi-même, il est inimitable. Miss Matthews. la danseuse serpentine, est toujours un attrait nouveau. Ajoutons que le programme de la soirée de samedi, donnée par Paulus au bénéfice des Grelotteux du XI- arrondit ment, avait attiré uu public d "dite ; en somme soirée très réussie. L. Brunes.
Casino de Paris. — A signaler dana la partie concert, la brillante rentrée de Mme Edmée Lescot, qui chante arec beaucoup d'entrain et de diablerie, chansons cosmopolites et A bas! à bas les hommes! Mme Paure, selon Bon habitude enlève toute la salle avec... Les Séminaristes; Mlle Bertbat interprète très gentiment La Nageuse et Le Moujcft Parisien. — Les frères Armend ont du succès bous L'uniforme de Ramollot etRonchonot. Lea frères Joudet, èquilibristea-conlorsionistefl exécutent leur travail avec beaucoup d'adresse et de courage, les Léonardy, Tissot, Pantzer, La Maccarona et Leitner, l'hercule moderne, constituent dans la partie Bpectacle des numéros de premier choix.
Dans le joli divertissement-pantomime : La fin d'un Monde, c'est maintenant Edmée Lescot qui
Sersonniûe « Le Casino de Taris » en remplacement e Mlle Légat. Léo Denis.
me riions : Bokhaï <iui se fait applaudir : Enchemise; Alexandrinc, enlevant très crânement ['Homme Tatoué. Gaudet, qui aiment
Le lendemain de noce. La gentille Sel Ider,
chantanl : Le Jour et la Nuit. Déméach, char mante dans : &e tlafaute au petit Picton, Da mo e, gracieuse avec : Mon petit Biaise. Du for, se fait bisser dans s. m répertoire: J'ai faim ! Débrouillard. J'irai revoir ma famille, dit Glaudius. el on ne lui ménage pas les bravos. AufFray est fort bien en Marchands de chansons, un amusant monologue. Eugénio Lient toujours : Bibi Guibollard. Oui, mon sergent, vaut à Favart des applaudissements, ferrie]', imite agréablement Paulus dans : Les Gardes municipaux. Dimanche dernier on a joué en matinée : Au temps des Cerises. Je.yn-Ben.
Concert Parisien. — Honneur encore à Yvette Guilbert pour la façon merveilleuse dont elle dit : Le Marinier, de Jean Lorrain, dont elle a écrit la musique ; c'est pour elle l'occasion d'un nouveau triomphe. Mines Kervilly, Renée d'Antin et Nancy sont acclamées dans : le Moustique, le Pays des amoureux, la Valse des cocus et A bas, à bas les hommes. Naya, détaille toujours avec grâce son pot-pourri, intitule : Amour et musique. MM. Chainbot, Velly et Reschal se partagent les succès avec : Si tu V figure qu'tes comme il faut, Assez de gigolettes et Au bois de Vincennes.
Léo Denis.
Moulin-Rouge. — Mlle Mathilde Parra obtient beaucoup de succès avec 11 pleut des caresses. Succès également pour les Forcstino, virtuoses espagnols et les Dante, chanteurs duettistes, dans
leurs créations. Chevalier est toujours désopilant; il faut l'entendre dire la Gardeuse de cochons. Mlle Stoldy. est une cocotte cosmopolite accomplie. Citons : MM. Fougère, le valseur fin de siècle, et Martin, chanteur tyrolien et, pour terminer, annonçons l'exhibition du prince nègre Wandhobb...., ex-médecin du sultan de Zanzibar, un liseur de pensée remarquable. Prochainement, début de Mlle Bertini. Maxime Roger.
Eldorado. — M. Farville, atteint d'une laryngite, a dû céder, pendant quelques jours, le rôle du compère à M. Bannière, qui s'est tiré de cette tâche ardue — en imitant Libert — avec beaucoup d'intelligence. Aussi a-t-il droit à tous les compliment.s pour ce véritable tour de force. Doisje ajouter que, pendant ce temps, le plus aimable des régisseurs — j'ai nommé M. Pacra — a bien voulu reprendre l'un des rôles dudit Bannière ; il a particulièrement donné au personnage de Mounet-Sully, une solennité bien Comédie-Française. Miss Jenny Mills, avec la Danse serpentine, est venue ajouter un attrait puissant à la pittoresque revue Dans cent ans! Certainement parmi les ballerines qui agrémentent actuellement les revues de leurs onduleuses danses, il n'en est pas une qui atteigne une telle intensité d'effet ! Brillante rentrée "de M. Kam-IIill qui, sollicité par de chaleureux bravos, a dû dire quatre de ses meilleures chansons. A noter parmi les nouvelles : l'Explorateur. Mme Bonnaire, la joie de l'Eldorado, dit avec sa drôlerie si entraînante : Les pauvres Parisiens!... La nouvelle scène de M. Vaunel Le Régisseur, a le tort d'être émaillée d'anecdotes un peu trop surannées. En passant, une petite rectification : c'est Mlle Lancy et non Mlle Lamy qui chante, avec talcnt,le gentil duo : Achetez nos bouquets, en compagnie de Mlle Tarno.
Du Ciiesnay.
Européen. — Ce concert est actuellement coni.-
me les peuples heureux il n'a pas d'histoire.
Les représentations de la Revue, qui entre parenthèse en est à la cinquantième, s'y poursuivent sans changement notable ; on annonce cependant des scènes nouvelles, nous en parlerons dans un prochain compte-rendu. Disons seulement que les acteurs sont toujours fort amusants et les femmes plus charmantes que jamais. Applaudissements et rappels pour Mmes Rosetti et Verli dans leurs délicieux duos et surtout pour la sérénade araganaise enlevée avec un brio de gitanes,.... avec adjonction de piment parisien. Brisson.
Gaité-Rochechouart. — La revue : Muselezles', marche allé , cément, bien conduite par Bokhai et Ciaudius. Comme nouveautés au program-
Pépinière. — La favorite, l'idole en ce moment, vous l'avez déjà deviné, c'est Mme Daris. Cette aimable artiste dit, avec esprit et science, les Filles d'Eve, J'aime mieux rester demoiselle , les Vierges, et enfin Madame Tliomas, dont le refrain est répété en chœur par toute l'assistance. La pétulante Delly-Mô, qui a décidément un faible pour les fanfares et les marches guerrières, enlève d'un pas endiablé la Sœur de l'orphéoniste. Elle réussit, par son entrain, à enlever aussi les bravos du public. Mme Xelzi, une chanteuse de goût et de méthode, fait plaisir à entendre dans la délicieuse valse 11 pleut des caresses. Mlle Walsy, dans la Rose du Cantal, nous donne un léger aperçu de son talent chorégraphique et nous montre, ou plutôt nous laisse voir, la souplesse et la fermeté de ses jolis mollets. Tous nos compliments. La frétillante et mignonne Debay, est très amusante dans Papa Trombonne.Vn bonpoint à Mlles Morcelli et Sellier, l'une dans Un roman champêtre, et l'autre dans V Alphabet. MM. Albens, avec ses différentes façons d'interpréter le Bonjour-, Ransard et Maxim, dans le duo comique la Visite du major; Tassaërt,dans la romance sentimentale la Bouquetière de l'Opéra; Renneval, dans les Gauleurs de pommes, sont très applaudis. Le petit Marcenay, a beaucoup de succès dans( le Berger chevalier, qu'il siffle à ravir. Le déraillement d'Asnières, folie-vaudeville de M. Méderic, et l'Acteur omnibus, opérette de Barbier, Pcrrin et Pacra, complètent la soirée, et sont très bien jouées par MM. Durafour, Renneval, Helt, Ransard, Albens, Maxime, et Mmes Daris, James. I >elly-Mô, Debay.
Maxime Roger.
Scala. — Mlle Paula Brébion a chanté une for jolie chose de M. Patusset : Vlà les soldats! Mlle Stépbani a délicieusement soupiré : Tourne mon moulin, poésie de G. Auriol, musique de Paul Delmet, le compositeur du Chat noir. Mlle Larive « gigotte à plaisir » dans Une noce en bicyclette (Delormel et Garnier — Spencer). Mlle Manche Raymond nous a présenté Mon Nicolas (Gil-A. Petit). Enfin Mile Bda a gaiment lancé le refrain d'une joyeuse chanson Le clia\iot Normand, (Saint Lot-Teste). M. Mevisto a joue avec beaucoup de force et de vigueur une grande scène dramatique
de M, Delormel : Kcoutez donc!— M. Stéphany, très amusant dans Mon oncle l'invalo (Marchai et Disle — Spencer). M. Lecourt fait rire dans Oh ! pouvoir être melon ! à
dont la muse s'encanaille, <> Musset! Les consciencieux duettistes Hobret-Lehmann ont actuellement deux, excellentes choses au programme : / et Voilà la retraite. Mercredi heureux dél
Ja petit Laurel Parlait, tris curieuse dans son
initiation Kam-liill: Le Penau et La Pron ise ont valu de nombreux rappels à ce petit prodige
Mes innocentes critiques ont paraît-il dépli quelques uns ; j'en suis fort aise Le iiirlitoi un organe indépendant dans lequel, il ne suffit d'être abonné pour avoir du talent. Lesm< phe, taie, etc., ne Be rencontrent pas à
chaque ligne, les rédacteurs sont libres de leurs appréciations et responsables de leurs rubriques.
Les artistes véritables doivent préférer un avis sagement donné à des complimente faux et exagérés ; pour les autre.
tents, il y autre chose de plus terrible qu'une critique : c'est le SlLENCE.
Nous en userons. Pierre Trézel.
PROVINCE
Nous prions instamment nos collaborateurs de nous faire parvenir leur copie aux dates fixées par notre récente lettre-e la ire.
Le Havre — Le Mirliton est en vente chez de i" /•'""< -■•• Fùlies-Ber- Buccèsdola revue dé : Oh laie taie! est loin il i tre épuisé; chaque soir, un nombreux public se presse, 'applaudit aux péripéties de la pièce, vient revoir tes jolis décorset les jolis costumes el y entendre les couplets qui deviennent populaires bien que pas nouveaux Le couple Ner- ■, lit est aussi chaque fois acclamé; on a de la .1 les laisser sortir de scène : aussi .levant un tel succès, le directeur vient de les
quelques représentations. De nombreux, débuts sont signalés à l'horizon.
Moulin Rouge. — Les débuts annoncés la semaine dernière ont eu lieu; ce sont d'abord : Le uor Toulousain, qui possède de jolies voix; Gr avelines, duettistes musicaux qui ont fort réussi, ei enfin les Aedy et^Pipos, clowns-musicaux, assez originaux.
Scala. — Mme Céline Dumont est toujours acclamée dans son répertoire tin de siècle, et surtout dans la Danse Serpentine qu'elle exécute icoupde brio.M. Marcel Legay, le chansonnier, est venu, la semaine dernière, donner trois représentations ; Buccès d'auteur et d'artiste. On a organisé avec son concours unesoiréede Gala au profit de l'œuvre de l'asile de nuit, à laquelle les sociétés de gymnastiques de notre ville ont pris part et nui à bien réussi Les rard-Wilson, burlesques-clowns obtiennent également leur part de succès.
Théâtre-Cirque. — A partir du 28 janvier, une trou; de passage doit jouer pendant quelques temps, le succès actuel de la Porte-Saint-Martin : Au Dahomey, pièce à grand spectacle. Eïiile Per.
Bordeaux.— Folies Bordelaises. — Dimanche
ont eu lieu les adieux de Mlle Volney, la charmante diva parisi u us quitte en plein
succès. Nous doutons fort que la direction pi la remplacer, aussi nous ne lui disons pas adieu mais au revoir. Laurvald est toujours enî'aveur auprès du public bord ! lis, tient un su es sans précédent. Mlle Odette, notre ravissante chanteuse patriotique, est trissée chaque soir avec sa dernière création : Le Ret D / Mlle Joncquière toujours gentille dans la Belle Clara. Mlle i is et t'ait lu dans Allons-y Nini. Mlle Barelly est une chanteuse de genre d'un réel talent. M. Deverny est d'une • et fait grand plaisir. M. Delums • mpathique baryton, est toujours reniant gâté du public. Le R Saltimbanque est alertement enlevé par MM. Deverny et Delmas et Mlles Odette et Pascaly. medi débuts de M. Marcelli, baryton. A. CÉVRË.
Grenoble. — Casino. — Pendant quinze jours Les Reines de l'Opérette (Revue) ont eu un bu colossal. Très bien Maty en Calchas ainsi que Ratcée dans Jupiter. Mais le clou de la pièce était sans contredit Le Petit Duc i Mme Naïda) et La Petite Mariée (Mlle Didier). Costumes neufs nois charmants, le tout éclairé par des : lumineuses, faisait un effet féerique. Compliments à M. Rivier et à M. Ratcée pour le soin apporté à monter cette pièce. Aussi les recettes onl été fructueuses. La toute belle Mlle Gondy nous a donné cette semaine deux charmantes nouvea i' Le petit Chaperon R . . paroi el musique de.... Mais chut! j'allais commettre une indiscrétion. 2* Lettre </" n sém i
de Hector Lestraz et musique de Joani Mlle Gondy, lu gâtée du public Gren i sûre-
ment appelée a devenir étoile des concerts ce sont les vueux que nous formons pour elle. donnerons dai s notre prochain numéro le compte rendu de la soirée d pauvres
de la Ville, vendredi 27. A quand le ! ment
de la troup Mu
Limoges. — Alcasar. — Mévisto, le célèbre diseur réaliste, en revenant de Bordeaux, donne encore quelques raprésentations à Limoges avant itrer à Paris. Son apparition sur la scène est saluée chaque soir par de chaleureux bravos. Les Gimel-Strit, duettistes, obtiennent un grand s : leur répertoire est nés goûté. M.Delpret, -iMir, a conquis toutes les sympathies du public, avec un répertoire sans cesse varié qu'il détaille d'une voix bien timbrée. Nos compliments à M. llenriano, un bon comique, à Mlle Guiberty, romancière. Signalons encore Mlles Molière, Marguerite et Delys. Martial du Treuil.
Montpellier. — Variétés. — Les belles soirées se suivent et se ressemblent. Après deux morceau . d'orebestre, nous voyons défiler Mmes Reine, Dosky, Marinette, Delorme, Guitton, des comiques énioustillantes,- puis, c'est le tour de Mlle itozals, une belle fille — ce qui n'a jamais rien même pour les indifférents : — elle obtient un sucés monstre, grâce à ses entrechats et à sa
manière de débiter les chansonnettes. Mlle Rozals est une bonne acquisition; elle saura conserver la
r des habitués. Mlles Lafont-Dorsay forment un couple ravissant et savent enlever la salle avec leur répertoire varie. Mlle P. lïernhardt ne i LS assurément d'un certain talent, mais si elle était un peu plus nature, cela n'en vaudrait que mieux. M. Qusson est un comique de la jeune de la bonne école. La patie acrobatique ne
le en rien à la partie lyrique: John Skuers, un équilibriste distingué, et Marelly. un merveilleux > ■ plusieurs fois.
Non-, avons gardé pour la tin. une compatriote, Mlle Jeanne Conty. Kn devons-nous faire r
et dire qu'elle est l'enfant gâl lu public av.
chansonnettes où la Oannebière joue un grand
NOUS ne le pensons pas et croyons, au contraire, que le moindre éloge à son adresse rappe-
iit sou t lient. Depuis longtemps déjà, on l'a Sa valeur, cela nous suffit et à elle ai n'est-cepaja ;' Voici quelques debutsell'cctues ouàei-
fectuer : le M) janvier, MlleCazalis, chantéUse travestie ; le 11, D ri, un couple, attraction chorégraphique ; le 15, Tom Aldow et Mlle Théo, clov» n> électriques; M. Gibart, comique; Mlle l.iz> ;i A inli'-. An rèle de < iarsac, àngèle Renard : le 18, Mil." A.ntoma Michaud. Dimanche, a eu heu 1rs adieux de Mlle Jeanne Conty, Mlles Marinette, Delorme, Reine, Guitton, < U- Marelly et du couple D.n-st-i »!i..i'ri. Paul Hxsson.
Rouen. — Folies-Bergère. — Les vingt-huit jours de Clairette tiennent toujours l'affiche avec «le- magnifiques recettes. C'esl un succès et la direction est bien décidée à l'épuiser. J ; i < - 1 1 ue fait donc encore prévoir quand la re/ue annoncée pourra passer. 11 y aura un grand ballet dans cette revue et l'étoÛeen sera Mlle Valdi que Les Rouennais eurent, il y a quelques années, le plaisir d'applaudir ferme, lorsqu'elle tenait L'emploi de première danseuse noble au Théâtre des Arts sous le nom de d'Alessandri. Actuellement, pendant 1rs 28 jours de Clairette, l'aimable pét<>mane exprime bruyamment le soulagement que
lui procure un changement d'air. Jeter la gaieté dans les rangs des" gentilles pensionnaires du Moulin Rouge Unissait par être fatiguant ! et le suave pétomane semble penser qu'il lait bon respirer en province!! ! Francisque.
ÉTRANGER
Nons prions instamment nos collaborateurs de nous faire parvenir leur copie aux dates fixées par notre récente lettre-circulaire.
Anvers. — Le Mirliton est en vente au dépôt du Petit Parisien, marche au.r souliers. — Théâtre Royal. — M. Lafon a donné sa démission de directeur du théâtre pour l'année prochaine. La saison n'a guère été heureuse et à part M. Bonnard et Aille Salambiani, la troupe n'a pas plu au public anversois, très dilettante et très difficile. Nous voilà à la lin de janvier sans ténor !... AL Duc n'a pas réussi. Le ballet Au Pays noir, de Clerice et Lafrique a obtenu autant de succès qu'en 1891. Wert/ter passe lundi ou mardi sous la direction de Alassenet. On croit à un succès, tant mieux. Il n'est jamais trop tard pour bien faire, Monsieur Lafon.
Théâtre du Cirque. — La Royal Englisch Burlesque company a tué ce théâtre; nous l'avions prédit. AI. d'Ilenin, le directeur, a fermé, lundi dernier, ses portes en oubliant de payer ses artistes. Et cela en pleines représentations de Fanchon la veilleuse.
Théâtre de la Scala. — La fortune semble vouloir sourire à ce théâtre : La Fille Angot, Le ■ et la main, Giroflé-Girofla, toutes ces opérettes de Lecocq, obtiennent la faveur et les enthousiastes bravos du public. Jolie représentation du Roi s'amuse, par Duray, en tournée. Cet excellent altiste, l'inoubliable Lagardère, a remporté un vif succès. Samedi, première de Sainte-Freya, d'Audran. Une création admirable pour Gresini, l'actif et sympathique administrateur. Audran vient conduire mercredi 2~> A bientôt Le ponj>on et Ma nue Rosette, deux pièces inédites à Anvers.
Théâtre des Variété. — Le 31 courant, à ce théâtre, soirée par le cercle Gardénia, dont j'ai emprunté le titre pour signer mes articles. Au programme l'Hôtel Godelot, de Dardou et de Crisa-
fulli, rt Rival pour rire, de flrenet-Dancourt, membre d'honneur de ce cercle, un ries meilleurs ■ le la ville. T T i » intermède musical rehaussera l'éclat de cette fôte qui promet d'être brillante.
Eldorado. — Trop d'Anglais, beaucoup trop de clowns et de gymnastes !... Allons, que notre ami Henrich, l'aimable directeur, se décide à en des chanteurs français, Tout le monde, à An\>-rs, espère voir nommer M. Gresini, directeur du théâtre d'Ostende, comme les années précédentes. On nous assure que M. d'Henin, l'ex-directeur du cirque, n'ayant pas versé son cautionnement, à été révoqué parle Conseil communal dostende qui l'avait nommé, il y a deux mois, directeur de théâtre. Gardénia.
Bruxelles. — Les Galeries ne désemplissent pas. Tout-Bruxelles , veut devenir centenaire, et
elle le deviendra.
\2Alcazar continue à donner Bruxelles-Electrique qui a passé la centaine et qui arrivera à 150 avec des recettes qui atteignent le maximum.
Le Cirque Pierautoni a remplacé le cirque Schuman. Rien d'extraordinaire, si ce n'est les Dosta, gymnasiarques.
Scala. — Après les Quatre Petits Mousquetaires, la direction a abandonné le concert. Comme nouvelles recrues à signaler, nous citerons : Mlle Haimard, qui détaille avec beaucoup de vérité l'Odyssée d'une cocotte de Paris, Aille De Parmes gentille brune, bonne diseuse, qui chante aussi d'une façon crâne la Marche de l'Escalier. Les sœurs Boissier, duettistes copurchics, toilettes de haut goût, correction dans le chant ; marches, contremarches et danses, tout est réglé avec soin et l'on peut prédire à ces charmantes artistes une série de succès mérités. Une excellente idée qu'à eue la direction c'est de faire revenir pour quelques jours la pétillante Philo-Durand. Succès immense. AI. Modanel, l'homme-femme, n'a pas plu d'emblée. Arrivé dans la journée de son début il ne possédait pas tous ses moyens ; mais il a pris sa revanche, et aujourd'hui* il a triomphé de la froideur du public. M. AVillyani est une ancienne connaissance que l'on revoit toujours avec plaisir Raoul René fait son sixième mois : c'est consacrer son talent et ses succès. Les Isolani, vélocipéditesgymnasiarques sont, je crois, les seuls en ce genre ; on ne peut pousser plus loin la hardiesse, la force en exécutant de véritables casse-cou.
Jacques.
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Un Divorce
— Maintenant, madame, que nous avons terminé la longue énumération de nos griefs communs et que, d'un mutuelaccord, nous avons reconnu l'impossibilité désormais absolue de la vie à deux, il nous reste à rechercher un moyen honorable de briser le lien qui nous unit.
Le baron Lefresnes prononça cette phrase d'un ton poli, calme, comme s'il se fût agi de régler une affaire d'intérêt dans laquelle le sentiment n'eût eu aucune part.
— Soit, monsieur, fit la baronne, cherchons.
— J'ai longuement étudié la question, continua le mari. Malheureusement la loi sur le divorce est une loi boiteuse, puisqu'elle n'admet pas le consentement mutuel et qu'elle ne prévoit que deux cas principaux : l'adultère de la femme ou des injures ou sévices de la part de l'époux. Mon amour-propre et votre dignité nous défendent de songera l'un ou à l'autre de ces deux moyens.
— Mais alors...
— Attendez ! mon désir de régler le plus vite possible une situation qui nous est insupportable et de reconquérir notre indépendance m'a suggéré une idée que je crois praticable... La loi prévoit un troisième cas, l'entretien par le mari d'une concubine au domicile conjugal... C'est à celui-là que nous aurons recours.
— Monsieur, interrompit la baronne d'un ton glacé, brisons-là, je vous prie. Voilà une solution à laquelle ne saurait consentir mon orgueil de femme, dont vous paraissiez tout à l'heure faire tant de cas...
Le baron Lefresnes sourit.
— J'ai pensé à tout... Depuis longtemps déjè nous vivons séparés, quoique sous le même toit. Dès demain, si vous y consentezj'aurai quitté l'hôteletfixé ma résidence dans un appartement quelconque, loin d'ici. Vous déposerez une plainte... Au jour convenu entre nous, un commissaire se présentera chez moi, il y trouvera une femme; etle domiciledu mari étant réputé, en cas de séparation, être le domicile conjugal...nous aurons obtenu gain de cause... Je me serai, il est vrai, sacrifié. Le jugement sera rendu à votre bénéfice, mais n'est-ce pas là le devoir de tout galant homme d'assumer sur lui les responsabilités quand il a pour partie adverse une personne qne le monde m'a toujours enviée?...
(i) Extrait de " Le Beau Monde " par Oscar Méténier, i volume, chez Charpentier et Fasquelle, éditeurs, il, rue de Grenelle, Paris.
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Nous n'avons pas d'enfants, mes intérêts n'en souffriront pas outre mesure... Je n ai au surplus, pour ma part, aucun reproche grave à formuler contre vous, la seule incompatibilité de goûts et d'humeur nous sépare . Vous me saurez gré de ma manière d'agir et, à défaut d'affection, vous me conserverez votre estime, ce sera ma récompense, voilà tout. Est-ce dit ?
J'accepte, dit la baronne. J aime...
j'admire même votre loyauté. Faites donc,
et merci.
M. l.efresnes baisa respectueusement la main que lui tendait sa femme et se retira.
Monsieur le commissaire, dit la baronne Lefresnes, j'ai adressé il y a huit jours, au Parquet, une plainte contre mon mari, qui demeure actuellement sur votre qurrtier, rue du Helder. Elle a dû vous être transmise. Je viens vous demander quelle suite vous comptez lui donner.
— J'ai en effet, madame, répliqua le magistrat, reçu de M. le juge d'instruction une ordonnance de constat, mais je vais la lui retourner aujourd'hui même.
Des renseignemerfts que, suivant l'usage, j'ai fait prendre au domicile de votre mari, il résulte qu'il vit seul et qu'il n'y a, par conséquent, pas lieu...
- — Vos renseignements sont peut-être inexacts, interrompit en souriant la baronne: les miens, qui sont de source certaine, m'ont appris le contraire. Ne renvoyez pas l'ordonnance sans avoir au moins tenté le constat.. .Tenez, aujourd'hui, monsieur le commissaire, essayez aujourd'hui.
— Soit, madame, pour vous être agréable, demain au lever du jour, je serai rue du Helder... Mais je doute du succès de ma démarche,
Oscar Méténier.
POUR PORTER UNE COURONNE à la tombe d'ANDRÉ GILL
Le 2 Novembre 1893
Aristide Bruant S
Mazedier 2
Brunois -
Gabrielle Fleury 2
Georges Ualier S
Lermina 1
Aslruc 2
Auguste Susson ■ . 1
Raoul de Reiofrey S
Nicolas ami de Sapeck 1
\I;ni|iir de Fabrique