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COCA du PÉROU
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PARI S, 41.B* Kaussmann . , LE ^^^ MARl'ttlS
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Paris.— Imp. Pmrault et die, 3, passage Noilet
.MU,. Duclerc, l'incomparable créatrice <\n Tha-Ma-na-Roum- Dihé aux Ambassadeurs
par Miir, a l'Alcazar de Marseille pour y chanter ce fa \a refrain â la ■ le, et cela aux projecti ilectriquea. /jhc un
peu, mon bon !
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L' Amazone de Béhanzin, chanson de aolre collaborateur Pii rre Paul pour les paroles et de M. Jean Switten pour la musique, vient d'obtenir un succès fou aux Polies-Bergère de Rouen. La créatrice, Mlle Brissot, est, chaque soir, l'objet ■l'une chaleureuse ovation.
Au Casino de Lyon.
Loit-hen-crin, la rameuse parodie de l'ouvrage de Wagner, doit succéder n Casino- Revue. M. Jouberti vient de>compo - r un grand ballet qui s< ra intercalé dans cette pièce sur laquelle. i ion compte beaucoup.
A Tailla F. Impossible, Mlle Duclerc repart ces jours-ci Alcazar de Marseille o pour série
de représentations.
A la débutante. M. Vargues enseigne aux artl [es principales chansons de bod répertoire, à la
Société anony d'édition. 7, me d'JSnghien, tous
de 'i à S h. Voyez-le de notre part.
EL 8. P. Faites parvenir manuscrit; examinerons vos chansons, et vous Indiquerons interprètes et mu- Biciens possibles. Pour édition écrivez ensuite à Bouillon, 7, rue d'Enghlen.
On parle de la réouverture pour avril du grand hippodrome de Bordeaux sous la direction de M. ll.-Y. de Alegi ia, déjà propriétaire du cirque bordelais et de trois cirqui
Imprésario, Paul Dulon.
-qjr-
Vient de paraître :
A la Société anonyme d'édition, 7, rue d'Enghien : /.'enfant de chœur, de Joste et Darcay, et Ma p'tit'mômc, île Dcïormel et Garnier, récemment crées a la Scalapar Mau-
n I; Ces hommes, «le VVatchs, créé avec un brillant succès par Paula Urébion.
Hi '.ni t. 85, boulevard de Strasbourg: Le Verre de Musette (paroles de Joinneau); Le Toast du Buveur (paroles de Borel); Pendant lu Gavotte (paroles de Gil); L'Apprentissage (paroles de Gil, musique Je A. Jouberti).
Chez Flammarion : Récits et chansons de mer par le matelot poète Vaiui Nibor.
Passe-Partout.
Annonces Artistiques
Sous ce titre, le Mirliton publie:
Les Demandes et Offres d'Emploi
Ces demandes devront lui parvenir au plus tard le lundi matin de chaque semaine, et il y aura lieu de joindre, au texte envoyé, un bon de poste établi d'après les conditions ci-dessous:
0 f. 50 la ligne (41 lettres) pour une insertion. 0 f. 75 — — — deux insertions.
If. — — — trois insertions.
Aux frères Beiso. Avons reçu voire lettre après publication journal. Connaissions engagement pour mars et avons annoncé. Avisons aujourd'hui intéressé que vous êtes disponiles à partir du 1er février
A Staveaux, régisseur Folies-Bergère, Bouen, lettre parvenue en même temps qu'une des frères Beiso. Leur répondons ci-dessus. Merci pour obligeance. A votre prochain passage à Paris.
A. R. G. Mme Bonnaire ne prendra à l'Eldorado son congé que fin mars. A cette i-poque trois semaines libres, et traiterait sises conditions acceptées. Prière à R. G. se décider en hâte.
A Charrier, agence spéciale des concerts. Affai re conclue dés jeudi dernier mais pas pour concert. Si entendons parler nouvelle proposition, vous aviserons.
Prière Kam-IIill faire connaître emploi de son temps après nouvelle Bérie de représentatioi l'Eldorado. Est-il hé par engagement pour saison d'été. Réponse à P. 1».
Au Directeur F. S. Bosco est en ce moment à Marseille. Devons-nous lui soumettre vos propositions.
Aux clowns-équilibristes Sans-Peur. Adressezvous à M. Garnier, administrateur Ba-ta-clan. Ne pouvons rien faire.
Spectacles et Concerts
3 f écrier 1893.
PARIS
Les semaines se suivent et ne se ressemblent guère. La dernière appartient à la série maigre, car nous n'avons eu qu'une reprise et qu'une première.
La reprise est celle de Musotle, cette œuvre exquise de Guy de Maupassant et J. Normand, qui, lors de son apparition, obtint un si joli succès de larmes. La direction du Gymnase aurait difficilement trouvé mieux pour succéder à Tout j l'honneur, qui, selon nos prévisions u'a tenu L'affiche que quelques heures, et pour permettre de répéter tout à l'aise : Amants légitimes, de Ambroise Janvier et Marcel Ballet.
La première a eu lieu à l'Ambigu ; c'est Mère et Martyre, drame en 5 actes et 7 tableaux >| u<- M. PaulDaigremont a tire d'un sien roman,paru tout ninent dans le Petit Journal. Les amateurs du genre, et ils sont nombreux, seront satisfaits, car ils auront des empoisonnements, des rapts d'enfants, des séances île cour d'assises, etc., pour leur argent. Ai-je besoin de dire que la mise en scène et l'interprétation sont absolument dignes d'éloges et que, suivant son habitude, M* Zulma Boullard à. fort largement l'ait les choses. Non, n'est-ce pas. Je tiens cependant à insister d'une façon toute particulière sur M. Lérand qui a dessiné avec beaucoup d'art et de naturel une silhouette de saltimbanque-cambrioleur. Encore un qui a suivi les cours du Théâtre-Libre, et dont chaque création est absolument remarquable. Et maintenant, en route pour L'Ambigu, marquis et
marquises du cordon, gigolos et gigolettes qui, sur iup de midi, vous bourrez de deux sous de frites.... et de votre cher petit feuilleton. Une fois encore, on vous l'a mis en action, et certes vous uc manquerez pas d'aller; l'applaudir.
Fabiuce Lémon.
Ba-Ta-Clan. — Rentrée triomphale de M. Antony, Interprétant d'une façon parfaite une doses créations : Le Petit Chaperon <!<■ Montrouge. et chantanl très agréablement : Le Chêne ei te Roseau et En r'onant du ter Mai. M. Guichard a eu un grand succès avec L'impôt sur les cocottes et ['ffomme autc 36 métiers. Très applaudis également MM. Daubreuil, Max MoreL réaliste plus que jamais dans les : Jours de Fêtes ; Mme Augusta, Sappap et 0. Roger. Plessis, rempli de gatté dans ses imitations. Débuts de Stio-Hau, qui Imite très bien Yvette Guflbert. Gosset continue avec un siH'ci's énorme : La Musique de mon Régtment, et excelle à nous présenter Paulus et K.iiu llill dans leurs créations diverses : Paulus est en veine en ce moment pour ses nouvelles chansons : Le Pauvre Homme, La Légion Etrangère, Les Gendarmes qui passent, passent, et Aimé pour moi-même, sont redemandées à l'unanimité. E. Brunep.
chant.' en duo c'est peu pour une artiste qui vient de se révéler dans une genre aussi personnel. Les applaudissements que le public lui prodigue lui seront une compensation à la parcimonie des auteurs. Cette réserve faite, adressons encore toutes ims Félicitations à tous : auteurs, directeur et interprètes, e| constatant une luis de plus le succès de cette soirée souhaitons-lui de nombreux len demains. On. Dartbhfs.
Concert-Parisien. — Samedi 28 janvier a eu lieu la première représentation de Paris-Gaudrinle,
Riêce revue en douze mois et douze tableaux. Mlle aya, remplissait le rôle de la commère et m. Clovis celui du compère. Ont cinquante personnes figuraient dans cette pièce à grand spectacle dont nous donnerons un plus ample compte-rendu dans notre prochain numéro. Léo Denis.
Casino de Paris. — Le concert n'a rien a envier au succès de Bouton d'or, représenté dans la salle du Nouveau-Théâtre ; chaque soir, en effet, une foule compacte vient prodiguer ses applaudissements aux artistes de tout premier choix qui figurent au programme. C'est d'abord Mme Edmée Lescot qui subjuge le sexe fort lorsqu'elle vient lui dircow'»7 est trop laid; malgré cette apostrophe cruelle, elle est bissée, rappelée et obligée, en dépit d'une réelle fatigue, d'interpréter ses chansons cosmopolites. C'est ensuite Mlle Bcrthat, charmante en Moujik Parisien ; il est dommage que la salle soit aussi grande, car pour l'étendue de sa voix.... ! Enfin, c'est Mme Faure qui triomphe dans Trois maris pour une femme et La Marche des Séminaristes. La Maccarona et sa troupe sont toujours la coqueluche du public. Les frères Armand obtiennent un succès relatif dans leur duo comique : Oui, mon sergent. Les deux Léonardy exécutent avec beaucoup d'adresse leurs difficiles exercices des anneaux. Les duettistes Tissots rendent d'une façon tout à fait originale
la passion amoureuse des chats, d'ailleurs, la
saison va bientôt commencer.... pour eux. A citer encore les frères Pantzer et l'hercule Leitner qui émotionnent autant qu'ils intéressent dans leurs périlleux exercices de force et d'adresse.
A signaler une heureuse innovation dans la jolie pantomime : La Fin du Monde, un clown de ï'hipp.... vient travesti en ours; il rend très bien l'allure de ce carnassier — si, en fin, de ses différents exercices, il ne se découvrait pas, on croirait avoir eu affaire à un vrai roi de la montagne.
Léo Denis.
Cigale. — La Cigale ayant chanté, la revue qui vient de nous être donnée, pour arriver un peu tard en saison, n'en a pas moins remporté un grand et légitime succès. Il est difficile de raconter une revue, genre de spectacle compliqué et diffus, échappant à l'analyse; le mieux, quand on s'y est soi-même diverti, et d'engager à l'aller voir pour en goûter tout le sel et l'attrait passager. Celle-ci a du reste le grand mérite, quoiqu'arrivant après toutes ses camarades de l'année, d'avoir su rester originale et gaie, même pour ceux. qui ont déjà applaudi ses aînées. En rendant aux auteurs MM. Numès et Monteux-Brisac la juste part qui leur revient dans ce succès que nous avons plaisir à constater, n'oublions pas la direction qui a déployé un grand luxe de costumes et de mise en scène, et la troupe tout entière de la Cigale pleine d'ensemble et d'entrain. Quoique la place nous soit mesurée nous ne pouvons nous dispenser de nommer Mlle Lidia, une séduisante commère, M. Baldy, un compère plein de rondeur ; et, au hasard de la mémoire, MM. Febvre, l'habile metteur en scène, Grandval et Mander et Mmes Nita-Darbel, Grillon, Ryssler, Cernay et enfin Mlle Eugénie Buffet, en exprimant le regret que les auteurs ne lui aient pas fait la part plus large. Un simple pastiche de : J'ai perdu ma Gigolette,
Eldorado. — Mardi dernier, pour la Tr représentation de Dans cent ans, M. Sulbac, à peine remis de son grave accident, a désiré reprendre le rôle qu'il avait si joyeusement créé, et le public mis en joie par la verve inaltérable du vicomte Guy de Ilautchic, a l'ait l'été à l'amusant compère. Maintenant tous les créateurs sont, de nouveau, en possession de leurs rôles et, bien certainement, avec l'appoint de la danse serpentine, si brillamment exécutée par Miss Jenny Mills, voilà la revue en route pour la centième!... Au reste, cela ne sera pas pour me surprendre. Si j'ai bonne mémoire, MM. Lcbreton et Morcau ont déjà bien d'autres centaines sur la conscience. Quinze chansons nouvelles au programme. Si avec cela les habitués de l'Eldorado ne sont pas plus que satisfaits... Prétendre que toutes ces productions ont obtenu des triomphes, serait beaucoup dire. Du reste, les premiers numéros — qui justement fournissent le plus de nouveautés — filent avec une telle rapidité, qu'il est bien difficile de juger de leur valeur, en supposant même qu'ils en aient une, dans le sens vrai du mot. A en extraire cependant : Pépita^ la danseuse, par Mlle Valbrugc ; La chanteuse réaliste, par Mlle Denelly (oh! oh! pour une gommeuse) et Un petit pernod, que M. Bannière nous sert depuis quelque temps déjà. Mme Dernier fait apprécier sa jolie voix avec Don Cristobal. L'électrisante Polaire a toujours du picrate dans les veines qu'elle gambille : Rosière moins l'quart ou Mme Gaspard. Mme Irène Henry dit, avec une certaine fantaisie, les Chastes. M. Vaunel indique bien les gaffes policières dans l'Assassinat. Mme Anna Thibaud donne de délicieuses leçons aux amoureux avec le Langage des yeux ! Que d'élèves elle pourrait avoir... Mme Dufay nous conte l'Histoire d'un bouton de culotte avec son entrain ordinaire et extraordinaire.
Du Chesnay.
Epoque. — La direction nous promet pour la semaine prochaine de nouveaux débuts très intéressants. E. B.
Fantaisies-Nouvelles. — Grand succès pour la charmante opérette de Darcier : Les doublons de ma ceinture, fort bien jouée par Raymond, Chatau et Mlle Dattigny. Citons aussi Bouton, toujours drôle dans son vieux répertoire et surtout lorsqu'il raconte Le Voyage de Jeannot. Le [Duo du Préaux clercs, permet à Simon et Chatau de faire apprécier leurs voix. La gracieuse étoile Dattigny est bissée dans La chartreuse qu'elle dit bien finement. Myras, en nous apprenant Les conseils de grand-mère, se fait applaudir. Cavally est agréable avec Je t'aime. J. Bloch a repris Moustache-polka (cette artiste ne pourrait-elle prendre des chansons plus nouvelles?). Bon début d'Antonia, charmante dans la Péricholle.
Jean Ben,
Folies-Bergère. — La disparition du programme, de Mines Duclerc, Bonnairc, etc., a laissa d'unanimes regrets au public assidu do la sall< la rue Richer; cependant, ce ae sont pas les attrac lions de tous genres qui font défaut parmi ''elles ri, signalons: Les Folies-Parisiennes, Le ballet-revue de P. Movan* obtient toujours un grand succès. Une répétition aux Folies-Bergèri uous montre tout un escadron de frais minois; il est drôle de voir comment nos ji dis petits rats se comportent lors 'les répétitions d'un ballet. Le jongleur < lanary est très applaudi dans ses diver exercices Ralph Tcrry obtient 'les choses fantastiques avec ses ombres animées ; quelques-unes d'entre elles sont très appréciées ; Les Cee Mee, gymnasiarques sont surprenants d'agilité. Les chats savants de Techow sent bien dressés, et Miss Aima déploie beaucoup de grâce lorsqu'elle est montée sur sa boule. La Loïe Fuller est toujours la captivante créature que l'on sait — la preuve en est — que chaque soir, on continue à refuser du monde. Paul Uokot.
Moulin-Rouge. — La jolie Mathilde Sarra est toujours applaudie et bissée chaque soir dans les meilleures chansons de son répertoire : Commencez votre nid; Rien qu'un baiser, ("est en ce moment l'enfant gâtée du public. La jeune Stoldy recueille aussi des bravos ; elle enlève crânement IL est en or. Mlle Deligny dit spirituellement l'Oreiller. Mlle Blanche Dennys est charmante dans la chanson des Mures. Mlle Marcelle Dory soupire gentiment Mon petit Saint-Cyrien. M. Carman obtient beaucoup de succès avec l'Enfant de chœur et la Rose de Montretout. Quant à Chevalier, nous le disons encore, il est toujours désopilant dans ses chansonnettes types. Martin, le chanteur tyrolien, Odam et MissSarah, gymnastes, les Forestino, virtuoses, les Dante, duettistes, obtiennent leur succès habituel. Maxime Roger.
Nouveau Cirque. — M. Donval vient d'offrir, au public parisien, l'attraction la plus neuve et la plus originale qu'il soit possible de voir en ce moment; c'est un Ltangouroo géant qui boxe comme un professionnel : rien n'est drôle comme ce curieux, spectacle qui va faire, à lui seul, courir tout Paris à cet établissement. Léo Denis.
Paris-Concert (Ternes). — Mon Camarade, folie-opérette de Bataille et Sermet, musique de Patusset, enlevée avec brio par toute la troupe, remporte un succès d'hilarité. Vif succès également pour Mlle Doralys, dans le répertoire Bruant : A Saint-Lazare, A la Willette, âvee costume réaliste et cigarette aux. lèvres, — et pour B. Joly avec La Petite chose, Le Bougeoir. — Blanche Gaspard chante avec esprit et liiiesse : Chez mes parents; Antoine et Zidor, dans un genre satirique et nouveau. M. Amis, avec Le Roi Cambrinus et Buvons aux héros de la Liberté recueille des applaudissements mérités. II. Lerob
Pépinière. — Si Rossini a été (ce n'est pas de nous) « le diou de la musique », Mme Daris est, ici, pour le quart d'heure, la.... déesse delà chanson moderne et lin de siècle. La diva, ne saurait nous en vouloir de l'acharnement particulier que nous montrons après sa personne. Après tout, elle n'a qu'a se frapper fortement la poitrine et reconnaître in-petto que c'est sa faute et non la notre. Que ne cesse-t-clle de.... chanter; nous cesserions aussitôt d'écrire son. ..histoire et de signaler ses combats, ses victoires et ses succès duprès «l'un auditoire enthousiasmé. En conscience, il faut avouer qu'il n'y a qu'elle pour dire avec expérience et talent : J'suts pocharde (on dirait qu'elle y est) et Le Poitrine, encore une chanson vécue! L'exquise Mlle Debay, triomphe aussi chaque soir. C'est uu vrai plaisir que do la voir et de
l'entendre. Son jeu est excellent. Elle chante avec beaucoup d'originalité les Filles d'Aryenteuil et Embrassons-nous. Mlle Nelzi esttoujoursla chanteuse de correction et de goût. Nous voudrions la juger dans des morceaux plus dignes d'elle. Mlle
vvalsy est La prôfér lu public pour... La Gigue.
'Très réussie en Anglais timide. Mlle Ivlly Mo, est pleine d'entrain et de gaité dans Le Moulin de mon tutu et, le Clicquoi rigolo. La toute jeune et gentille Mlle Sellier met toute sa grâce à chanter : J'n'en con nais pas plus long qu'ea ! Ransard, lui, est tout simplement désopilant dans le : Five o'clochde Théodore. Maxim, enlève avec conviction et fermeté : Assez de gigolettes (air connu)- Le public qui partage ses sentiments lui fait cha.
que soir une OVal ion. Adieu, c'en est l'ait maintenant. Les gigolettes sont mortes, Maxim les a
tuées avec sa chanson. C'est çaquivaêtre rigolo pour les gigolos. Succès aussi pour le petit M
, un siffleur émérite. Il n'y en a pas deux comme lui pour siffler l'Aventure espagnole. Albens, est amusant dans la Noce à Théodore et Pries pour eux. lirunin et Mlle Debay sont applaudis et bissés dans le duo comique : Oscar et Lulalie. Débuts satisfaisants de Mlle Eva, une brune et opulente femme à barbe... nature, transfuge de l'Eden-Théâtre, qui vient exécuter avec adresse plusieurs travaux d'équilibre. La Colonne de Juillet, vaudeville en acte, et Un ménage fin de siècle, opérette en un acte, de Gaston Maquis, sont très bien interprétés par MM. Durafour, Gombert, Ransard, Maxim et Mmcs Morcelli, Walsy et lames. Maxime Roger.
PROVINCE
Bordeaux. — Folies-Bordelaises. — Brillants débuts des Alaskas, acrobates excentriques chinois, qui ont de suite conquis les faveurs du public, et de Mlle Marthe Lys qui a obtenu un franc euccès avec son pot-pourri sur les œuvres d'Aristide Bruant et des chansons d'autrefois. M. Marcelli a débuté par les Noces de Jeannette où il a eu sa part de succès. Mlle Odette est toujours en laveur auprès du public et enlève brillamment la Marche des Mobiles Mlle l'.arelly très bien dans les Saules. Mlle Délia est goûtée dans le Quartier Marbcuf. Mlle Bérangère excelle dans 77mma-ra-boum-di-hè. M. Delmas, notre sympathique baryton, fait grand plaisir avec Quand vous voudrez. M. Moiroud est bien dans les Mathématiques et M. Dcvcrny a du succès avec Bibi-Lolo. Les deux mauvaises bonnes tiennent l'affiche et Mlle Odette est charmante dans le rôle de Piclicnette qu'elle enlève avec un brio incomparable, c M. Duverny est nature dans « Dupétard ».
Alcasar. — Dimanche, adieux des Fougards,
gymnasiarques, et débuts des Onol'ri. danseurs excentriques. Nous donnerons prochainement le compte rendu de la revue qui a pour auteurs MM. Duplat et C. Toch. A. CfiVRÉ.
Douai. — A 1' ' Eden-Conccrt vient de débuter l'orchestre de dames françaises de Lena Forgues. Félicitons tout d'abord la sympathique chef d'orchestre pour le brio avec lequel elle entraine ses jolies exécutantes. Yenezin Valse, de Desonnes et Time is money, galop de Strob'l leurs sont redemandés chaque soir. A noter aussi Dans la montagne, pastorale pour violon solo, magistralement exécuté par Lena Forgues. C'est un succès que tient M. Gaddifert, nos félicitations et nos remerciements. La troupe de concert est réduite, et cela n'en vaut que mieux : Mme Marcelle Duval roucoule agréablement V Oreiller et Régina Débattre est tout à fait nature dans le Comico boléro. Prochainement débuts d'un couple duettiste dont on dit grand bien.
A VAlcaxar, Pernandez nous produit les nouveautés parisiennes; quand donc verrons-nous cet artiste, qui va très bien, rentrer enfin dans un grand concert f Comme chanteuses rien qai sorte de l'ordinaire.
< )n parle de la création â Douai d'un nouveau concert à grand orchestre. Puisse-t-il réussir I
l'n:ni;i: I'.yul.
Le Havre. — Le Mirliton est en vente chez Tçnaillun, 20, rue de la Bourse. — Folies-Ber- . — Samedi dernier, c'était la quarantième représentation de Oh '. aie ! aie .'la revue qui continue à foire salle comble chaque soir. Les Xerson-LYtit sont loin d'avoir épuise leur succès; leur répertoire est assez varié pour refaire un nouvel engagement à cet établissement. On annonce pour prochainement une adjonction, celle des Ombres, d'Albert René, l'un des auteurs qui
n'eu est pas son coup d'essai dans ce genre. Son
matériel d'ombres avait été brûlé dans l'ancien Alcazar ; le nouveau ne comportera donc que des sujets d'actualité, qui trouveront certainement bon accueil auprès du public. Débuts de Mlle Laurence, genre.
Mo>'lin Rouge. — Adieux du quatuor toulousain qui y a obtenu un bon succès. Continuation des représentations des duettistes les Graveline, qui, dans leurs diverses transformations de costumes et d'instruments, sont fort appréciés. Les clowns burlesques Aedy et Pipos, ont également un bon succès. Le troisième bal masqué et travesti qui a eu lieu samedi dernier, a été assez animé, c'était un grand bal de Pierrots et de Pierrettes. La Direction offrait des primes aux costumes les plus riches.
Scala. — Adieux fleuris de Mlle Céline Dumont, qui a obtenu, tout le temps de son séjour à cet établissement, un succès attractif, sa danse serpentine qu'elle a créée au Havre, était fort intéressante, bien qu'elle la danse plus en gestes des bras qu'en rond de jambes, mais la lumière électrique aidant, cela faisait beaucoup d'effet. On revient, dans cet établissement, à l'ancien système, c'est-à-dire qu'au lieu de payer sa place en entrant, l'on ne soldera que le prix de sa consommation, suivant la place occupée. Espérons que ce nouveau mode donnera un meilleur résultat au Directeur. Emile Per.
Lyon. — Casino. — M. Guillet, le directeur, n'aura pas à se plaindre des recettes que Casino- Bévue lui fait encaisser, car, malgré le froid, la salle est comble chaque soir. Départ de Mme Mathilde Bassy et de M. Bourgery. Débuts de M. Rosien, comique, et succès continu de Mlles Miriamme, Amourettes ; Bonneville, Idylle à Bullier ; Bcrthe Combes, Margot la cantmiere ; Grasside, Vot' chien, madame; Jane Weill, La lune;"sl. Delsol vient de créer une bouffonnerie qui promet : Cest-y l'amour ? M. Henry vient de lancer une bonne chanson : Le chant du Forgeron. Toujours bien en voix, cet excellent artiste vient d'être engagé jusqu'à la fin de la saison et personne ne s'en plaindra. Don José.
Scala. — Mme Edgard tient un succès avec Mimi Paa.lette; Mlle Leturc chante bien les Souvenirs d'une Lorette ; Garapon s'est taillé un franc succès avec le Beaujolais. MM. Debailleul, Clément, Edgard, Amelet et Ganivet II sont toujours les artistes consciencieux que le public sait apprécier. Ouvrard vient donner quelques représentations. Don Pedro.
Marseille. — Palais de Crisial. — Succès de fou rire de Rosco avec ses merveilleux cochons savants, le dernier mot du dressage. Très amusant
menl TomAldo"\y dans ses trucs de magie noire dévoilée. Débuts de Braco, équilibriste. Dernières annoncées de Michel Strogoft, le grand sucrés mimique après trente Fructueuses repu talions. Applaudies Mme Billyv dans Si tu veux, Aveline, une bien Jolie gantière, Richmond avec le Garçon de l'épicière. ( in annonce deux grandes soirées musicales données par l'orchestre des Dames de Buda-Pesth, engagées par M. Adrien Richaud, impressario spécial du Palais de Cristal.
Alcasar. — Dernières annoncées de Allons-y, après une série non interrompue de 40 représentations consécutives l'entrée acclamée des parfaits duettistes Chao et Girier, et débuts de Doria, le célèbre romancier bien connu. On annonce une représentation du grand mime Paul Legrand et la rentrée de la troupe Séverin. Prochainement, débuts de Mlle Abdala qui, il y a un an à peine, levait le rideau à Palazzo, consacrée étoile par l' Alcazar. Peste à savoir ce que dira le public.
Fête de la Presse. — La partie de concert qui a précédé le grand bal annuel donné par le Syndicat de la Presse a permis d'applaudir Auge, le joyeux compère de la revue de l'Alcazar et les Eclairs, contorsionnistes mondains, engagés spécialement pour cette fête par l'impressario Richaud. Armand Ducas.
Montpellier. — Variétés. — Débuts à sensation deRheyal dans ses imitations du chansonnier populaire Aristide Bruant. Nous aurons d'ailleurs occasion de parler à nouveau de cet artiste en représentation ici jusqu'au 15 février, et qui ne nous quittera que pour une grande tournée en Algérie et en Tunisie. Paul Hisson.
Toulon. — Casino. — Nous avons eu deux bril* lantes représentations de Kam-Hill dans son nouveau répertoire et les débuts à sensation des Jacquet et Mothu. Fort remarquée leur scène de notre directeur A.Bruant : Grelotteux et Asile de nuit. Prochainement une représentation de Rheyal, le seul imitateur de Bruant, dans le répertoire du maître. Reprise fructueuse du Courrier du Czar, la grande pantomime de MM. Onofri père et Henry Cas pour la musique. Le luxe des ballets et de la mise en scène ne le cède en rien aux représentations des années précédentes.
De Rasty.
Tours. — Alcazar. — Nous sommes heureux de constater les succès continus obtenus par la troupe de M. Volgrand, l'habile directeur. A citer le couple Waast-Mirrah, Mine Norris, très aimée du public tourangeau, Mmes Fabre, Aïcha, Berthet, Mathé, les sœurs Bassac et MM. Darly et Noiret. Nos compliments toujours sincères à M. Roydel, le sympathique administrateur, et M.Ch. Domergue, chef d'orchestre. A l'étude Alcazarrevue. L. Dosol.
ÉTRANGER
Londres. — M. Nevvson Smith, le directeur du Pavillon et du Tivoli, vient de faire reconstruire l'Oxford Music-Hall, dont la réouverture aura lieu prochainement. On parle de merveille d'installation, de confort et de troupe.
A l'Empire, M. Niçois organise sous les auspices du lord maire de Londres, une représentation extraordinaire au bénéfice des pauvres.
Le Music-Ball de Shaftesbury-A venue, estloin d'obtenir le succès qu'on espérait, et il est fortement question d'y représenter des opéras en matinée» . E. B.
Un Divorce
— Alors, c'est pour demain? demanda le baron en versant à sa femme une coupe de Champagne.
— Oui... au lever du jour.
Le baron Lefresne soupira longuement.
— Je ne vous ai jamais vue aussi charmante, ma chère amie..,
Il essaya d'entourer de son bras la taille de la jeune femme.
— Que faites-vous, monsieur?
— Jusqu'à demain ne sommes-nous pas encore mari et femme? Et, dans ce cabinet où vous m'avez fait l'amitié d'accepter à souper... qui peut nous voir? Pourquoi faut-il que cette maudite incompatibilité.. Car, en vérité, je vous le répète, vous n'avez jamais été aussi charmante, aussi désirable que ce soir!...
— Mon ami, je vous en prie !
Et la baronne se dégagea doucement.
— Combien vous êtes cruelle ! Et au moment même où le passé étant oublié, je n'hésite pas à me sacrifier pour vous... Eh bien! tenez, puisque nous devons être des étrangers l'un pour l'autre, je pose mes conditions... Donnant, donnant! Demain matin, nous serons virtuellement séparés, n'est-ce pas?...
— Oui...
— Eh bien! promettez-moi de me tromper demain...
— Déjà!... fit la baronne en souriant.
— Oui!... avec moi!
— Fil Vous êtes un vicieux!
— Entendu! Demain!
— Eh bien, oui!
Sur le boulevard, le baron héla un cocher et se fit conduire au Jardin-de-Paris.
Il fut long à faire son choix. Invinciblement sa pensée se reportait vers sa femme.
— En arriver-là, songeait-il, après trois ans de mariage ! Et au moment de me séparer d'elle pour toujours, m'apercevoir que je l'aime... Que je l'aime, c'est-à-dire que j'aime son corps svelte, ses yeux bleus, ses bras blancs... Car, hélas ! quelle âme renferme cette enveloppe ! Oh ! les trois ans de luttes, de colères, de tracasseries de toutes sortes !... Oui, je comprends... Maintenant que notre décision est prise irrévocablement, qu'une trêve est conclue, que je suis redevenu un étranger pour elle,
(i) Extrait de " Le Beau Monde " par Oscar Méténier, i volume, chez Charpentier et Fasquelle, éditeurs, II, rue de Grenelle, Paris.
elle est séduisante... elle est à mes yeux ce qu'elle a toujours été aux yeux du monde !... Combien je suis bête de me laisser prendre à des dehors que je sais trop trompeurs, hélas !
L'heure s'avançait. Les dernières fusées du feu d'artifice s'éteignaient :
— Monsieur, vous ne m'accompagnez pas !
— Autant celle-là qu'une autre... pour ce que j'en veux faire ! se dit le baron.
Et il offrit son bras à la promeneuse, une fille blonde, encore jeune et assez jolie.
— Je m'appelle Marthe... Je suis bonne fille... Payes-tu à souper?
— Si tu veux.
Pendant deux heures à l'Américain, le baron eut à subir les discours de sa conquête.
Elle était bien contente d'être tombée sur un type chic... car elle voyait bien qu'il était chic... Elle se connaissait en hommes et détestait les rastas... Jamais elle ne l'aurait accosté, s'il lui avait fait l'elTet d'un rasta... Il verrait comme elle était aimable quand on était gentil avec elle... Certainement, il reviendrait la voir !... Mais pourquoidonequ'ilétait triste comme ça ? Sûr, il avait des peines de cœur... Elle avait une recette pour les faire passer, les peines de coeur, elle, une recette infaillible ! Car on n'allait pas se quitter comme ça... il allait l'accompagner, à moins qu'il ne préférât, le petit homme chéri, emmener chez lui la jolie petite fille...
— Mets ton chapeau et partons ! dit le baron en entendant sonner quatre heures.
— Tu demeures loin, dis ?
— Non, rue du Helder.
— C'est chic chez toi ! dit la fille en jetant un coup d'oeil sur l'ameublement. A propos, qu'est-ce qne tu fais ?... Tu es dans le commerce ?
— Déshabille-toi et couchons-nous.
— C'est cela ! Tu sais, tu seras gentil si je suis gentille !
Sur le palier, le commissaire fut étonné de trouver à la porte du baron deux paires de bottines.
— Tiens ! pensa-t-il, la baronne auraitelle eu raison ?
Son étonnement augmenta quand il vit la clef dans la serrure. Il entra, suivi de son secrétaire, traversa l'antichambre, la salle à manger.
Il avisa alors une autre porte feimée, en dedans celle-là, la porte de la chambre à coucher.
— Ouvrez, au nom de la loi !
— Je suis à vous dans une minute, veuillez m'excuser ! fit une voix à l'intérieur.
Un instant après, le baron, en caleçon, priait le magistrat d'entrer.
— Je sais ce qui vous amène... monsieur le commissaire, faites votre devoir ! dit poliment M. Lefresnes.
— Alors que madame veuille bien prendre la peine de se lever.
— C'est cochon, ça! s'écria Marthe, d'amener une femme pour la faire prendre !
M'sieu le commissaire, il ne m'avait pas dit qu'il était marié, vous savez !
— Tais-toi : dit tout bas le baron, je réponds de tout et je t'indemniserai.
— Oh ! alors, si c'est comme ça ! fit Marthe en se jetant à bas du lit.
— Monsieur le commissaire, dit M. Lefresnes c'est, en effet, ici mon domicile conjugal... Madame est ma maîtresse, mais elle ignorait ma situation !...
Rapidement, séance tenante, lemagistrat verbalisa, s'excusant de la rigueur de ses fonctions !...
— Pas du tout, pas du tout, monsieur, et je ne puisque vous remercier du tact avec lequel vous les remplissez.
Puis à la jeune femme :
— Maintenant, ma chère Marthe, voici vingt cinq louis pour toi ! Tu peux partir!
— Comment ! on ne déjeune pas !
— Non ! Je suis attendu.
— C'est fait ! dit le baron à sa femme. Nous sommes libres... Retournons-nous chez nous... ou rue du Helder ?
— Ni ici, ni là ! répondit la baronne en se serrant contre son mari, mène-moi où l'on conduit sa maîtresse... dans le cabinet d'hier... ce sera meilleur... et plus drôle !
Oscar Météxier.
Le Mirliton est en Vente à
Paris, dans tous les kiosques.
Anvers, dépôt du Petit Parisien, Marché aux Souliers.
Bordeaux, chez M. Dulon, 5, rue Sainte- Catherine. — chez M. Graby, 11, rue des Piliers de Tutelle.
Bruxelles, chez MM. Istace et Kats, passage du Prince, 5.
Calais, chez M. Pauicels, rue Royale.
Douai, chez M. Vaques, rue du Cloitre-Saint- Pierre.
Havre, chez M. Tenaillon, 20, rue de la Bourse.
Limoges, à la Direction de l'Alcazar.
Lyon, chez M. Chon, 16, rue des Archers.
Marseille, au kioque Dumont, rue de Xoailles.
Nirnes, chez M. Boissier, 9, rue Racine.
Orléans, chez M. Thiédu, place du Martroi.
Poitiers, à la Direction de l'Eldorado.
Rouen, chez M. Gaucher, 90, rue des Carmes.
Toulon-, chez M. Raybaud, libraire, rue de l'Intendance.
Toulouse, au kiosque Ancelin, avenue Lafayette.
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Les Pièces au Café-Concert
Il est temps, il est grand temps, que la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de musique, avise.
Autrefois, le répertoire de la Société fournissait les cafés-concerts de saynètes et d'opérettes.
Aujourd'hui, ces établissements jouent des pièces inscrites à la Société des Auteurs dramatiques.
C'est ruineux pour les directeurs, qui voient leurs frais augmentés ; désastreux pour les compositeurs, parceque ces pièces sont faites sur de vieux airs ; et ce n'est pas plus amusant pour le public, parce que ces pièces, trop longues, prennent presque toute la soirée, et réduisent à rien la partie de concert qui devrait, en tout temps, rester la principale, au lieu d'être rejetée à un plan accessoire.
Comment faire des chansons à succès, quand on les chante à l'heure où la salle est vide ?
C'est pourtant l'essentiel, les chansons au café-concert.
L'administrateur d'un de nos grands établissements m'avouait dernièrement que, quelle que fût la valeur reconnue d'une pièce au café-concert, elle ne faisait jamais, jamais recette !
Cela se comprend. Si elle est mauvaise, elle fait le vide. Si elle est bonne, elle le fait encore à la longue, parce que, ayant coûté gros à monter, on la joue trop longtemps.
Le salut serait dans des pièces courtes, amusantes, que l'on jouerait, à la fin du concert, à une heure où la partie chansons aurait pu battre son plein — et que l'on changerait fréquemment surtout.
Ces pièces, les auteurs les déclareraient, comme par le passé, à la Société du Faubourg-Montmartre, à condition d'y trouver une rémunération suffisante.
C'est affaire au Syndicat de modifier la taxation en conséquence, et de faire en sorte qu'une opérette ou une saynète rapporte aux auteurs une somme correspondante à l'importance du travail exécuté.
Moins elles comporteraient de personnages et de mise en scène, plus elles seraient faciles à monter, plus ces pièces se répandraient dans tous les établissements tributaires, qui, lorsqu'ils n'ont point de traité avec les auteurs drama-
tiques, commencent à être à court de répertoire.
Si les auteurs touchaient un peu moins dans les grands établissements créateurs, ce qu'ils perdraient de ce côté serait compensé, et au-delà, par ce qu'ils percevraient dans les établissements secondaires, et surtout en province.
Nous appelons sur ce point l'attention du Syndicat et celle de nos confrères.
Il est absurde qu'une concurrence puisse naître entre les deux Sociétés. Or, là est le danger.
Si les cafés-concerts se transforment peu à peu en théâtres, en sacrifiant de plus en plus les chansons aux pièces, comment sera-t-on fondé à leur demander plus tard, comme droits, ce qu'on leur demande aujourd'hui ?
Il y a là un danger qui grandit tous les jours.
C'est à la vigilance du Syndicat à le conjurer. La première mesure à prendre consiste dans une taxation nouvelle des opérettes et des saynètes à la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de musique.
Les directeurs trouveront trop d'avantages à cette nouvelle combinaison pour ne pas s'y prêter, et tout le monde s'en félicitera, les auteurs, les musiciens, les artistes — et le public !
A. SlÉGEL.
Annonces Artistiques
M. Joanni Nove, chef d'orchestre, compositeur, actuellement a Grenoble, sera libre d'engagement pour la saison d'été 1893. Lui écrire, 8, place Ste- Claire.
A. Joanni Nove. Envoyez-nous quelques-unes de vos compositions ; les examinerons et ferons le nécessaire.
Alphonse-, artiste équilibriste, dit l'homme à la tête de fer, est libre ment. Très curieux
exercices inédits. Conditions avantageuses. Lui écrire au journal, ou 10, rue Lalande, à Bordeaux.
Clovis, le désopilant devis, qui depuis de longues années fait, l'été, les délices du public de l'Alcazar, et, l'hiver, est la joie des habitués du Concert-Parisien, sera fibre d'engagement fin août. A dater de cette époque, il ne sera lié avec aucune direction, pas plus pour la saison d'hiver 1893-94, que pour la sais, m t il se pourrait que
l'excellent comique songeât à promener sa verve inaltérable à traders la France, si propositions sérieuses, lui écrire aux bureaux du journal.
Spectacles et Concerts
iO février 1893.
PARIS
Les amateurs do mélodrame seraient en ce moment mal venus à se plaindre : on en a mis partout. Après la Fille à Blanchard, à l'Odéon, voici
t Martyre, îi l'Ambigu: puis, quelques portes plus loin, sur le môme côte du boulevard, Le Basut M. Bochard a senti le pressant besoin de faire une reprise pour attendre la mise au point de la nouvelle pièce qu'on répète à la Porte-Saint- Martin. Profitez-en... et vite, amateurs passionnés, car on atUrmc qu'il n'y en a pas pour longtemps.
Chez M. Léonce Détroyat, l'heureux voisin de M.Rochard, a eu lieu le 80 janvier, trop tard pour que je puisse en rendre compte en temps utile aux lecteurs du ■ Mirliton », la première de Madame Chrysanthème (rien de commun avec la pantomime jouée ces temps derniers au Nouveau-Cirque et qui a galamment disparu de l'affiche à point voulu pour ne pas faire naître de confusion dans l'esprit du public). Cette comédie lyrique en quatre actes, tirée du roman de Pierre Loti par MM. G. Hartmann et André Alexandre, avec musique de André Messager, a produit un effet assez terne, tant comme œuvre que comme interprétation, et il faut souhaiter que la direction du théâtre lyri, que nous offre mieux pour son second spectaclesans quoi
Le premier mari de France d'Albin Valabrègue, est la première pièce reçue et montée par M. Samuel et, pour ma part, je ne vois qu'à le féliciter de ce coup d'essai, qui, sans être un coup de maître, permet de bien augurer de sa direction. Ce vaudeville — si la donnée n'en est pas des plus neuves — n'en fourmille pas moins de scènes fort amusantes et très lestement enlevées par l'excellente troupe des Variétés. A citer tout particulièrement Brasseur fils, qui, cette fois,'a montré que, lorsqu'il le voulait, il savait être un parfait comédien. Fabrice Lémon.
Ba-ta-clan. — Débuts de M. Fourès, fort ténor, très remarqué dans l'air de La Pâque de la Juive. Mlle Damon, interprète parfaitement Mlle Zipette et Dans les bals de Paris. Grand succès pour M. Rornas, qui a dit avec beaucoup de talent et de sentiment Quand il gèle. Mentionnons : MM. Guichard, désopilant en cherchant Qui m'a tapé ; Antony avec Pas du tout, une excellente création. Stivv-Hall bissé dans ses imitations d'Yvette Guilbert ; Mlle Saint-André une débutante, chante on ne peut mieux La Marche des Pompiers. Mlle Davigny, dit avec une crànerie superbe La femme du major. Augusta est délicieuse avec Maman m'attend et Pour la repopulation.^ Max Morel s'est fait rappeler avec La Bande à Bibi et La Rouquine. Daubreui^ a obtenu un vif succès avec La Légion Etrangère et La Valse des bas noirs. Plessis a été très applaudi et Gosset inimitable dans Les Proprios. Paulus, est excellent dans sa nouvelle création La prière du soir ; Les Gardes Municipaux lui ont été redemandé. Miss Matthevs*s, la danseuse serpentine a terminé cette soirée très réussie. E. Brunrt.
Casino de Paris. — L'administration, jalouse de ses succès acquis, tient à honneur de conserver sa réputation et de faire toujours grand et bien: c'est pourquoi il nous a été donné d'assister aux récents débuts des troupes Darly, Benedetti, Rajade, et à la représentation d'une pantomime anglaise intitulée : V Impalpable, tous numéros à sensation et inconnus jusqu'ici dans la capitale. L'ancienne partie du programme composée de Mmes Edmée Lescot, Berthat, Faure, La Maccarona et lesLéonardy, Joudet, Armand ainsi que la jolie pantomime La fin d'un monde sont toujours très goûtés du public et figureront encore longtemps sur l'affiche pour le plaisir de tous.
Léo Denis.
Cigale. -- Nous serons brefs aujourd'hui, très brefs même. Ne pouvant en effet parler d'autru chose que de La Cigale ayant chante..., la revue dont nous avons constaté tout le succès dans notre dernier compte rendu, il nous serait impossible de ne pas tomber dans des redites. Raconter i' i. par le menu. 1rs utes plus originales
les unes que les autres qui se succèdent devant le public, serait les déflorer en leur ôtant l'attrait de la nouveauté et de la surprise. Qu'il nous suffise de redire encore que l'interprétation est parles costumes réjouissants a l'œil, —d'aucuns iraient peut-être plus loin, si bien meublés qu'ils sont — la mise ''ii scène fort bien réglée, et que l'ensemble, enfin, nous donne une soirée des plus agréables. Quant à la partie de concert, très courte' d'ailleurs, en raison même de l'importance de la revue, elle contribue à maintenir le bon renom de la Cigale. Ch. Dartemps.
Concert-Parisien. — N'ayant pas assisté à la première de Paris-Gaudriole, c'est aujourd'hui seulement que je puis rendre compte de cette revue. MM. Hugo et ( "elmar ont voulu faire nouveau. Les principaux événements de 1892, défilent devant un décor panoramique : les douze mois de l'année. Quelques-uns de ces tableaux sont fort réussis, et quelques scènes sont d'une franche gaitè. Il convient de citer : Mars, qui nous montre Mine Auffray, couronnée Reine des blanchisseuses le jour de la Mi-Caréme; Juillet, la célébration de la fête nationale à Paris et sa cohorte de faux mendigots, aveugles, culs de jatte et autres sujets de toutes sortes, venus ce jour-là sur les boulevards, avenues, etc., se payer du bon temps au détriment des promeneurs. Nous assistons même à une danse qui rappelle la (Jour des Miracles de l'été dernier, aux Ambassadeurs. Août et Septembre nous transportent en Auvergne et en Bourgogne au temps de la moisson et des vendanges; dans ces tableaux, Mlle Arnoldi, une jeune débutante, chante d'une voix ample, souple et bien placée deux couplets qui sont pour elle l'occasion de longs applaudissements.
Mmes Nancy, Aulfray, Debouatry, Renée d'Antin, KerviUy ; MM. Reschal, Chambot et Charlus obtiennent, chacun dans l'interprétaticn de leurs nombreux rôles, les suffrages approbateurs d'un public sélect; Mme Naya et Clovis remplissent à la satisfaction de tous, les rôles de commère et de compèie.
Dans la partie concert : Mlles Renée d'Antin (très en progrès) Brun, Debouatry et Yvette Guilbert, cette dernière dans le Serrurier, A Mcnilïïiontant et une Chanson du XVIII- siècle sont toujours très applaudies. MM. Charlus et Clovis sont également l'objet de rappels et font la joie du public. Le couple Villarmé fait montre de qualités remarquables dans l'art chorégraphique. Léo Denis.
Européen. — La cinquantième représentation de la Revue a été particulièrement brillante ; le « gratin » s'était donné rendez-vous à la coquette salle de la rue Biot et les loges étaient remplies d'une foule ultra sélect. Les scènes nouvelles « La Mariée en Ballon ». « Le Marché de la Place Clichy ». « Le Ballon Militaire », etc., ont été un nouveau prétexte pour couvrir d'applaudissements et de fleurs les sympathiques artistes qui les jouent : Mmes Mazêdier, Marcena : MM. Hyacinthe et Kelm. La suprême attraction de la danseuse aux multiples transformations, Miss Amy Leyton, continue à faire fureur. Et maintenant, préparons-nous au souper de centième. Brisson.
Pépinière. — La sympathique Mme Daris triomphe toujours ici. Le* public ne se lasse pas de l'acclamer chrque soir. Elle met un talent particulier à dire: Les Hommes (ces brigands!) L'Ange consolateur, et Un drame siir la tour! (Brrr!) La charmante Debay, s'agite beaucoup. Elle dit d'une façon délicieuse les Deux pommes d'Api, et La fille à Poivribi'.s, où elle explique sa généalo-
gieet montre finalement Sop... blason. Mme NelzL chante correctement : s'aimer toujours et Paut el Virginie. Mlle DeUy-Mo, se fait applaudir dans La sœur de l'orphéon iste h Mam'zelle Cendrillonnette. La jeune Mlle Sellier se fait rappeler avecles Belles Minettes. M. Gombert, chanb une chaleur exceptionnelle la Légion Etrangère, ce qui lui "vaut plusieurs rappels. Maxime a du succès dans Un Monsieur bien informe. Alb le petit Marcenay, Etansârd et llelt, récoltenl leurs bravos habituels. Maître Luc, opérette en un acte, de MM. Quentin et Dosormes, est très bîen interprétée par Mme Nelzi et M. Etenneval. La <'m<rse au mariage, comédie en 1 acte.de Bi uédite, esl également fort bien fouée par MM. Du rafour, Gombert, llelt, Renneval, Mmes Walsj Morcelli. Maxime Roser.
PROVINCE
Prière aux correspondants et dépositaires du Mirliton, en province et à l'étranger, de /
parvenir à M. E. Bouillon, dépositaire-général du journal, 7, rue d'Enghien, leur règlement de compte, arrêté au 31 janvier 1803, et de lui retourner les invendus.
Douai. — L' Eden-Concert tient un véritable succès avec l'orchestre des Dames françaises si bien dirigé par Mme Lena Forgues. Le sympathique Jean Swittcn, lui aussi, après une absence de quelques jours, nous est revenu, à la dem générale, et partage les bravos qui accueillent les violonistes dans Mamz'elle Nitouche, valse de Forbach, dans A la Française, valse de Vohanka, dans En badinant, fantaisie de Cayron, etc., etc. Mlle Gabrielle Kestel est acclamée dans le répertoire d' A. Bruant, très coté ici, quelle interprète très •< modernement <> Aux Bat d'Aff, Belleville-Méitilmo niant. A signaler aussi : le petit Fernand, très drôle dans J'suis trop p'.tit; Marcelle Duval, toujours très régence ; Regina Delattr. : Ben-Zarah avec sa drolatique danse du ventre. Prochainement nouveaux débuts.
It'Alcazar ferme ses portes cette semaine, et Fernande/ est engagé pour quelques représentations à Dunkerque et à Saint-Quentin.
Pierre Paul.
Grenoble. — Casino. — Rentrée triompha!
Mme Abadie et de Mlle Jonquières ; n'importe, elles ne nous feront pas oublier la toute mign Mlle Gondy, que le public parisien applaudira sous peu. Krosp et sa fille nous ont aussi quitté après avoir remporté un légitime succès. Miss Mabell Stuart, danseuse serpentine, s'est envolée vers d'autres deux. Pendant ses représentations, la salle du Casino n'a pas désempli. 11 n'en est pas de même en ce moment. Allons M. Rivier ne nous donnez pas toujours des artistes du même genre, un peu plus de variété dans votre bataillon artistique et surtout donnez de nouvelles pièces, aiin que vous puissiez conserver la renommée qui vous est acquise. Au moment où paraîtront ces lignes, les Donatos auront fait leurs debuts. Mi-Bemoim
Le Havre. — Folies-Bergère.— Nous sommes encore en plein dans la Revue; son succès se tinue, Oh ! aie ! aie ! arrive sans aucune dilheulté cette semaine à la cinquantième représentation et chaque soir fait salle comble ; la revue ira jusqu'à la fin de ce mois, sinon plus. MM. Milcamps, Dalville, Morand, Passenaud ;Mmes arde,
Montigny, etc., sont toujours acclamés. Quant au couple Nerson-Petit, les duettistes, ce n'est plus du succès, c'est de l'engouement qu'on a pour eux ;
ohaqùe soir on leur redemande toutes les chan- Bonnettes do leur répertoire ancien et nouveau. Hélolse et Abeilard, U. et Mme Ronchonot, Ma* ■. /." Kilophomanie, Les conseils d'un roquo, ("est pour sa mère, etc., etc.
Quanl aux ombres'qui avaient été annoncées, c'est retardé par cas de force majeure.
Moulin-Rouge. — < 'et établissement est en ( rain de remanier sa direction; M . D. Siciliano a repria son bâton de chef d'orchestre, et l'administration marche avec une direction provisoire. Lee duettistes, les Graveline viennent d'y faire leurs adieux. Le quatuor Toulousain a également terminé. Les débuts des Aubin-Lconel, un couple danseur, ont assez bien réussi. Sous peu de nouveaux débuts.
Scala. — Depuis sa transformation dans le prix de ses enl rées, on revient peu à peu à cet établissement. Y débute ce soir Mlle Knm et sa meute de ohiens savants, venant de l'ex-Hippodrome; Début également de Mlle Blanche Merville, une chanteuse excentrique. L'estudiantina espagnole continue ,'i avoir son succès pendant les apéritifsconcerts et pendant les entractes, et on entend avec plaisir ses mandolines et tambour de basques dont ses artistes tirent de joyeux sons. E. Per.
Lille. — Variétés. — Succès de Mme Edméo Guy, gommeuse fin de siècle, engagée spécialement immère de la revue de MM.Lagrillière, Paul Assoegnon, musique de Marcel Ray. Mlle Praville est adorable dans Gentille avec les hommes, très jolie fille et toilettes ravissantes. Réengagement du ténor, M. Raymond, pour deux mois. C'est, du reste, un excellent pensionnaire qui empoigne, tous les soirs, la salle avec le Dé- //'.' national, de Trave. Reprise avec succès de Miss Kising. L. Pérot.
Limoges. — Alcazar, — Notre ami Delpret, régisseur de l'établissement, a fait, samedi dernier, un tour de force; c'est la cage centrale de la ménagerie Pezon, actuellement sur la place de la République, qui lui a servi do scène. Le sympathique baryton a chanté, avec un grand calme, au milieu des fauves, deux morceaux de son répertoire : c'est dire qu'il est assuré contre le trac. Mlle Niarquin, forte chanteuse, obtient un grand ns, dans son répertoire, la valse Le .Souvenir, qu'elle chante d'une façon magni- . Le nain Millet, un petit homme très gentil, amuse beaucoup avec ses perroquets savants. Les Pol's, duettistes, sont très appréciés dans leur répertoire. N'oublions pas Mlle Molière et Mlles Mignon, Rachel et Marguerite, comiques.
Martial lu Treuil.
Marseille. — Palais de Cristal. — Débuts des frères Eclair, contorsionnistes en costumes de soirées, rappelés jusqu'à sept fois. Ce numéro, le dernier mot de l'inédit, est tout ce que l'on a vu de plus extraordinaire jusqu'à ce jour. Débuts de mollet de ses 14 chiens, le plus joli numéro de dressage qui soit passé à Marseille. Adieux de MM. Perrand, Tom Aldcrw, Cécile LVAsco, Aveline, on annonce les débuts des duettistes Ciincl, Strit, de l'étoile parisienne Volney du Moulin- Rouge, de la troupe Cée-Méc, actuellement aux Folies-Bergère, du monologuiste Gou etjtousces nts sont conclus par M. Adrien Richaud ni du Palais de Cristal.
Alcazar. — Rentrée acclamée de L'excellent Pierrot Séverin dans Pauvre-Fou et des parfaits duettistes parisiens, Derouville Nancey. Débuts de M Duchatel, comique et de Mlle Abdala que L'affiche annonce comme future étoile du concert de l'Horloge. Voilà une affiche queje recommande à M. Deba lonnée au bénéfice de M.
Franxy a bien réussi. Ce résultat est du à la présence du grand mime Paul Legrand, qui porte vaillemment ses 82 ans. Le public lui a fait une véritable fête. Armand Ducas.
Montpellier. — Variâtes. L'accueil fait s\
Rheyal dans le n pei toi va de Bruant a été enthousiaste. Le public a compris ce qu'ily avait de
vécu, dans l'œuvre du chansonnier populaire
l.i de Rheyal ne doit cependant pas aoua faire ou-
\uteur et inteprète ont été acclamés Le succès
inteprete oni eie ; . ne doit cependant , Nier celui de Mlle Ro« nsteel, chanteuse de genre et à diction ; de Mlles Ducamp, Bosals, Cazalis; des Lafont duettistes copurchice, et de M. spessaxdj qui présentent six ours savants habilement dresses. Paul IIissu.n.
ÉTRANGER
Anvers. — Théâtre des Variétés. — L'événement delà semaine à Anvers était cette fois, lu fête qu'organisait à ce théâtre, mardi 81 janvier, le r Cercle Gardénia. » Ce cercle qui compte plus de 200 membres appartenant au meilleur monde, a conquis vaillamment en quelques années, ^ràce à un travail incessant et assidu, une large place au soleil.... anversois. Il a même son organe, Le Gardénia, qui dernièrement contenait une œuvre charmante de mon directeur, Aristide Bruant. J'ajouterai que celte dernière a été coûtée des nombreux lecteurs de ce journal.
Le spectacle de mardi était charmant : Rival pour rire, de Grenet-Dancourt. membre d'honneur du cercle, ouvrait le feu: se sont fait applaudir dans cette délicieuse idylle. Mme Génot, du Théâtre, et MM. Bel^eonne et Willems, du Gardénia. Dans l'intermède, ont obtenu beaucoup de bravos, Mlles de la Montagne, de Visser et M. Bonarel. u Hôtel Godelot terminait la soirée. A Mme Lambert, artiste de Bruxelles, revient la plus grande part du succès de cette comédie. Elle a été tout bonnement charmante et son rôle de Miette est pour elle une véritable création. Quelle excellente ingénue, quelle nature d'artiste et comme elle idéalise à merveille son personnage. Tous les autres amateurs, dames et hommes entre autres : MM. Smeysters, Bastin et Booman l'ont vaillamment secondée et le pubblic nombreux qui remplissait de haut en bas, le théâtre, a fait à la fin de la pièce, une ovation enthousiaste aux interprètes de Godelot. Mme Lambert a été nommée membre d'honneur du Cercle et c'est au cours du souper qui réunissait tous les membres du Gardénia, que le président a officiellement informé « Miette Godelot » de cette décision. Somme toute, ail immense succès que toute la presse d'ici a enregistré. Intérim.
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Bordeaux, chez M. Dulon, 5, rue Sainte-Catherine. — chez M. Grabii, 11, rue des Piliers de Tutelle.
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Calais, chez M. Pauvoels, rue Boyale.
Douai, chez M. Vaquez, rue du Cloître -Saint- Pierre.
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Limoges, à la Direction de VAlcasar.
Lyon, chez M. Chon, 16, rue des Archers.
Marseille, au kioque Dunwnt, rue de Noailles.
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Rouen, chez M. Gaucher, 00, rue des Carmes.
Toulon, chez M. Raybaud, libraire, rue de l'Intendance.
Toulouse, au kiosque Ancelin, avenue Lafayette.
CHEMINS DE FER
DE
Paris à Lyon et à la Méditerranée
Billets d'aller et retour à prix réduits.
La Compagnie Paris-Lyon-Méditerranéa délivre toute l'année, sur son réseau, des billets d'aller et retour de Ire, 2e et 3e classes, avec prix comportant une réduction de 25 pour cent sur les prix ordinaires:
De ou pour Paris, dans un rayon de 600 kilomètres,
De ou pour les pares de Lyon et celles de Marseille; dans un rayon de 2;">0 kilomètres;
De ou pour les chefs-lieux de département et localités assimilées, dans un rayon de 150 kilomètres;
De ou pour les chefs-lieux d'arrondissement et localités assimilées, dans un rayon de 75 kilomètres.
Chemin de fer d'Orléans
Voyages aux Mations thermales, hivernales et balnéaires des Pyrénées et du Uolfe de
fciascogne
La Compagnie d'Orléans, d'accord avec celle d a Midi, vient d'adopter de nouvelles mesures en vue de faciliter des» voyages aux Pyrénées et sur les borde du golfe de Gascogne.
1 • La durée de validité des billets d'aller et retour, individuels, de toutes classes, réduits de 25 0/0 eu Ire classe et de 20 0/0 en 2- et 3' classe sur les prix du tarif général, vient d'être portée de 10 à 15 jours, non compris les jours de départ et d'arrivée.
En outre, la durée de chacune des deux périodes de prolongation qui sont accordées aux voyageurs moyennant le paiement, pour chacune d'elles, de 100/0 de ia valeur du billet, est portée de 5 à 10 jours.
2* Les billets d'aller et retour de famille à prix réduits, de Ire et de 2- classe, dont la durée de validité est de 33 jours non compris les jours de départ et d'arrivée, devaient anciennement comprendre au moins trois personnes.
Or, une réduction de 20 0/0 sur les prix du tarif général est accordée, actuellement, aux familles de deux personnes ayant à parcourir une distance d'au moins 500 kilomètres, aller et retour compris.
Ces divers billets sont délivrés, toute l'année, à toutes les stations du réseau d'Orléans, pourvu que la demande en soit faite au moins 4 jours à l'avance.
Chemins de fer de l'Onest
Les communications entre Paris et Londres sont assurée dans chaque sens, par quatre services rapides:
par Calais et Douvres
Les départs de Paris ont lieu à 8 h. 20 et 11 heures du matin (Ire et 2e classe), et à 7 heures 45 du soir (Ire classe seulement), et les arrivées à Londres à 5 h., 7 h. 15 du soir et 6 heures du matin.
Les départs de Londres sont fixés à 8 h. et 11 h. du matin (Ire et 2e classes), et à 8 h. du soir (Ire classe seulement) et les arrivées à Paris à 5 h. 41, 7 h. 40 du soir et 5 h. 50 du matin.
par Boulogne et Folkestone
Le départ de Paris a lieu à 9 h. 40 du matin (Ire et 2e classe) et l'arrivée à Londres à 5 h. du soir.
Le départ de Londres est fixé à 9 h. 40 du matin (Ire ?t 2e classe), et l'arrivée à Paris à 5 h. 57 du soir.
Pas Joueur
— Ah ! mon oncle, cria le lieutenant Lanterière, en voyant le père Bompard empocher les louis qu'il venait de gagner, vous ne direz plus que vous n'êtes pas joueur?
— Et malheureux en femme, sûrement !
ajouta le grand capitaine Lanerche en mâchonnant sa moustache rousse.
— Vous avez tort tous les deux, fit le père Bompard, et je ne suis ni l'un ni l'autre... Si vous connaissiez comment je règle ma vie et l'histoire de mon mariage...
— Par exemple ! mon oncle, nous serions curieux de savoir comment, n'étant pas joueur et possédant une femme jeune et charmante, vous passez la moitié de vos nuits à cartonner... C'est que je connais vos petits vices !... ajouta le lieutenant.
— Racontez-nous cela, fit Lanerche, pendant que je vais faire flamber le punch... Vous nous offrirez votre revanche après...
— Oh ! cela n'intéresserait personne... objecta Bompard.
— Si ! si ! crièrent en chœur les officiers.
Le père Bompard, invité ce jour-là au mess par son neveu, avait bien dîné ; il était en veine de confidences. Il étala complaisamment dans son fauteuil sa grosse bedaine de négociant retiré des affaires.
— C'est bien simple, commença-t-il ; si les apparences paraissent démentir mes assertions, c'est la faute à Duglacis...
— Qui ça, Duglacis?...
— Duglacis, un garçon charmant... un ami de quinze ans, qui est resté dans les huiles. Je l'ai connu aux Pieds-Plats, Duglacis... Les Pieds-Plats, c'est mon cercle... C'est là que se réunit tout le haut commerce... J'y vais beaucoup, aux Pieds- Plats, surtout depuis que je me suis retiré du commerce... Je me suis fait une petite vie douce... Il n'y a pas de mal à ça, quand on a le moyen, n'est-ce pas ? J'ai conservé mon appartement... rue du Sentier... dans une vieille, très vieille maison, mais grand style !... On n'en voit presque plus comme ça à Paris... avec leur manie de percer de nouvelles rues... large escalier de pierre... rampe de fer ouvragé... Moi, il me faut de l'air... de l'espace... des plafonds hauts... comme les aimaient nos ancêtres... J'ai six fenêtres sur la rue, au premier... J'ai organisé tout cela avec beaucoup de goût...
(l) Extrait de " Le Beau Monde " par Oscar Méténier, i volume, chez Charpentier et Fasquelle, éditeurs, II, rue de Grenelle, Paris.
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Le matin, on m'apporte mon café au lit.., Je prends du cafû noir... C'est une vieille habitude dont je me suis toujours bien trouvé... Quand j'étais dans les affaires, je prenais beaucoup de café... Pour moi le café n'est pas un excitant, c'est une nourriture substantielle.
Qu-md j'ai pris mon café, je lis les journaux... Oh! ce n'est pas que je m'occupe de politique; mais il faut bien être au courant de ce qui se passe.
A midi, je me lève, je déjeune, puis je vais à mon cercle... aux Pieds-Plats, je trouve là tout le haut commerce... Je cause affaires — histoire de tuer le temps — jusqu'au dîner... C'est une remarque que j'ai faite... quand on a été longtemps dans les affaires, surtout dans les grandes affaires, on aime toujours à en parler.
Après dîner, je fais un tour... dans les salons du cercle. On joue beaucoup aux Pieds-Plats... Moi, je ne joue pas... j'aime à voir jouer, par exemple... Quand je dis que je ne joue pas... ce n'est pas absolument exact... je ne sais pas jouer... Mais, quand on appartient à un certainmonde... il faut avoir sa bourse de jeu... La bourse de jeu, c'est indispensable... c'est de l'argent qu'on met sur la table... quand on ne peut pas s'en dispenser... ou qu'on prête à ses amis... de l'argent perdu, quoi !
Tout en n'étant pas joueur, il peut arriver, n'est-ce pas? qu'un ami qui joue soit obligé de se lever... Il vous prie de le remplacer... Pour ne pas le désobliger... vous prenez sa place et vous jouez... par hasard. Moi, quand je joue... comme ça... par hasard... je gagne généralement... peu de chose.., dix... vingt... cinquante louis tout au plus... Alors, je ne veux pas faire Charlemagne... je veux perdre. ..jepousse... je gagne encore... Je repousse... je gagne toujours. Cela m'ennuie de gagner toujours, parce que cela m'empêche de m'en aller., et dame! vous s-avez... quand on n'est pas joueur ! on n'aime guère rester à une table de jeu... Il vient cependant un moment où il faut cesser... Alors je cesse et je rentre chez moi. Le lendemain je suis forcé d'offrir ma revanche... Cela m'ennuie... mais il le faut... je l'offre... Quand on est d'un certain monde... honorablement connu... on ne peut pas s'empêcher, le lendemain du jour où on a gagné... d'offrir une revanche. Je voudrais perdre... eh bien! je gagne encore... Un bonheur insolent !
Croiriez-vous que cette existence, pourtant assez mouvementée, a fini par m'ennuyer? La vie me semblait un désert!
C'est alors que Duglacis m'a dit :
— Mariez-vous donc!
— Avec qui ?
— Avec ma cousine !
(d suivre). Oscar Méténier.
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Protestation
Ce journal ne remplirait qu'une partie de sa tâche s'il se bornait à être une simple feuille de renseignements.
Nous rous souvenons, — nous nous souviendrons toujours— que notre missino n'est pas seulemeut de défendre les intérêts matériels, mais encore les intérêts moraux de tous ceux qui vivent du Café-Concert, auteurs, compositeurs, artistes et directeurs.
Nous n'enregistrerons jamais de polémiques entre ces derniers, car notre désir est de cimenter entre eux l'union professionnelle que nous mettons au-dessus des petites jalousies privées; mais quand le Café-Concert sera attaqué, il trouvera toujours en nous un champion armé pour sa défense.
Nous avons le regret de rompre aujourd'hui notre premièie lance contre des confrères d'un incontestable talent, d'autant plus sympathiques qu'ils viennent d'être rudement frappés par dame Censure.
Nous voulons parler des auteurs de Y Automne, la pièce dont le ministère a interdit la représentation au Vaudeville.
Dans le légitime dépit que leur a causé cette cruelle mesure, M. Paul Adam et son collaborateur ont adressé au gouvernement, une protestation d'une extrême vivacité.
Nous compatissons à la douleur de deux écrivains dont la liberté est entravée, et nous comprenons leur colère ; mais cette colère, à notre avis, eût été plus intéressante encore, si elle n'avait pas répondu à l'injustice par l'injustice.
Résolus à ne point faire de politique dans ce journal, nous nous garderons d'approuver ou de désapprouver les critiques adressées par MM. Paul Adam et Mourey, à nos institutions, tout en nous associant du fond du cœur à leurs revendications en faveur de la liberté de la scène, aussi sacrée en somme, que celle de la presse.
Pourquoi faut-il que les auteurs de la pièce frappée d'interdiction, aient gâté leur cause par une accusation dont nous sommes tenu de relever la fausseté?
Ces messieurs affirment qu'on défend leur pièce alors qu'on laisse chanter des obscénités dans les cafés-concerts.
Or, c'est une assertion contraire à la vérité, et qui ne se serait pas trouvée sous la
plume de nos très honorables confrères, sans le mouvement de mauvaise humeur auquel ils ont cédé.
Non! le répertoire des cafés concerts n'est pas, et ne peut pas être obscène.
Vif, léger, grivois, tout ce que vous voudrez ; gaulois, rabelaisien, leste, lascif, — mais obscène, jamais !
La muse de Collé, de Vade, celle de Piron, elle-même, quand il écrit pour le peuple tout entier, «st franchement française et ne saurait être taxée d'obscénité.
Béranger, Désaugiers et le doux Nadaud, lui aussi, n'ont pas toujoursécrit pour les demoiselles, et c'est une des grandes qualités de la chanson de n'être pas bégueule.
Les chansonniers modernes ont le devoir de lui conserver ce caractère de bonne gaîté, sans pruderie, qui lui a été donné par nos pères. Ils s'y essayent de leur mieux, et si quelques uns sont parfois tentés d'aller trop loin, la Censure est là qui les arrête, que MM. Adam et Mourey en soient convaincus.
Si la chanson populaire est souvent futile, niaise, lâchée au point de vue littéraire, elle a ce mérite de fixer pour l'avenir le langage du peuple d'à présent. Ce langage est ce qu'il est. Ce n'est pas les chansonniers qui inventent les termes baroques dont ils se servent, ni les plaisanteries un peu grosses dont ils émaillent leurs couplets; c'est le public qui leur fournit le tout, et ce tout, ils se bornent à le reproduire.
Toutes les descriptions des historiens ne nous feront pas connaître le peuple de Paris en 1793, aussi bien que la Carmagnole ou le Ça ira. Pourtant ni la Carmagnole ni le Ça ira, n'étaient littéraires alors; qui oserait soutenir cependant que ces deux chants ne le sont pas devenus avec le temps ?
Le répertoire contre lequel s'élèvent MM. Adam et Mourey, n'est ce qu'il est, que parce que les auteurs qui le composent, l'empruntent aux Parisiens de nos jours. Nos neveux sauront par nous ce qu'ont dit, fait et chanté nos gigolettes comme nous savons par nos anciens ce qu'on dit, fait et chanté les Manon Giroux de jadis.
Obscènes, nous ne le sommes pas plus que nos devanciers.
C'était notre devoir de le proclamer bien haut.
Ce devoir est aujourd'hui accompli.
A. SliGFL.
Spectacles et Concerts
17 février 1893.
PARIS
Quand à Cluny une pièce nouvelle n'avait pas l'heur de plaire au public, \ Ite on la remplaçait sur L'affiche par Trois femmes pour un mari. Quand à l téjazei , 1.1 comédie représentée s'annonce comme médiocre, vite on remonte Ferdinand le Noceur ; quand aux Bouffes-Parisiens, une opérette ne roussira pas, il faudra s'attendre à ce que Vl-'nfant prodigue reparaisse sur les colonnes Morris.
Pour ma part, je ne m'en plaindrai pas, car au lieu d'entendre de la musique quelconque sur des livrets insipides, j'aurai la satisfaction d'aller voir ou plutôt revoir Félicia Mallet. la mime la plus exquise de notre époque, qui a fait vraiment sienne l'œuvre de MM. Carré et "Wormser. Cette satisfaction artistique m'a d'ailleurs été donnée la semaine dernière, et le succès de cette reprise permet d'espérer de fructueuses recettes.
(luny, selon son habitude, tient lui aussi, avec sa revue les Cambrioles de Vannée, un succès de bon aloi. Ses fournisseurs attitrés, MM. Milher et Numès, sont passés maîtres en ce genre et l'excellente troupe de M. Léon Marx s'entend mieux qu'aucune autre à mener gaiment ces sortes de spectacle à la centième.
Troisième succès à enregistrer, celui du Palais- Loyal avec le Yeglione fie bal masqué), de MM. Bisson et Carré. Succès de fou rire pendant trois bonnes heures. Qui donc prétendait qu'on ne s'amusait plus au Palais-Royal? Je ne saurais trop l'engager a faire, en ce moment, le voyage de la rueMontpensier, pour se convaincre de l'invraisemblance de ses propos. Inénarrables Milher, Raymond, Mmes Grassot, Doriel.
L' Argent d' autrui, la comédie de M. Léon Hennique, que l'Odéon a donnée l'autre soir, est malencontreusement venue interrompre la série des succès de la semaine. La raison bien simple est que M. Ilennique, écrivain distingué, lettré ômérite, dont j'ai souvent apprécié le talent, n'a, selon moi, aucune des qualités requises pour faire du théâtre ou du moins du bon théâtre. Je sais qu'il a à son actif La Mort du duc d'Enghien, où, lors de la représentation au Théâtre-Libre, j'avais admiré une scène vraiment belle. Mais c'est tout, et depuis, l'auteur dramatiquemarchade four enfour. Que l'écrivain s'en console et nous donne un bon livre; mais que l'auteur dramatique ne s'entête plue à aborder la scène.
Au lendemain de cette soirée néfaste, nous avons eu au Gymnase les Amants légitimes, trois actes de MM. Ambroise Janvier et Marcel Ballot qui, pour de longs soirs, ont enrayé la guigne noire qui semblait avoir élu domicile chez M. Koning. Ce que l'on a ri. . et de bon cœur! surtout au second acte dont la jolie Demarsy fait les frais. Compliments à Noblet, à Numès, à Nertann, à Mmes Sisos et Desclauzas.
Pour terminer, je signale l'accueil favorable fait par le public du Château-d'Eau au Crime d'Orcival, drame en 5 actes de MM. Mendel ctPourcelle. Quand je vous disais qu'il n'était pas mort, le bon vieux mélo. Fabrice Lémon.
Ba-Ta-Cian. — Voici l'avis que Garnier, l'administrateur de Ba-Ta-Clan, a fait afficher dans le foyer : « Les artistes sont prévenus qu'ils ont le choix de leur répertoire et qu'ils ne sont pas tenus d'interpréter les chansons de M. Garnier, à la condition toutefois de varier- leur répertoire chaque semaine. » A signaler l'immense succès de Stiv Hall, qui imite Yvette Guilbert d'ane façon unique, et de l'aulus, dans la Prière du Soir. Gosset interprète supérieurement la Noce à Grat'lard. Daubreuil se fait bisser avec la Légion étrangère, qui est en passe de devenir aussi populaire que ses auteurs. Max Morel est très bon dans les Professions de foi et la Bande à Bibi. Guichard est abracadabrant
arec la Couronne de Joséphine. Antony raconte liés comiquemenl l'Invalide <i<- Marseille. Romas a été très applaudi avec Quand il gèle. M Fourea, premier fuit ténor, a chanté le quatrième acie de /" Juive, costumé; il a été très acclamé; c'est une innovation heureuse. Mlle Augu ta continue .son sucres de Maman m'attend. Mlle Davigny, nue
artiste de valeur, fail les délices de l'auditoire avec
les J'menfoutistes, el esl très bien dans la Femme du Major. Mlle Damon fait admirer avec beaucoup de grâce l'Art de se retrousser. Miss Matthews, la danseuse serpentine, varie souvent son travail, qui est toujours très apprécié. Irrévocablement, jeudi, première représentation de Au Dahomey, panto
mime à grand spectacle, dont on D.OUS dit le plus grand bien. E. BRUNET.
Casino de Paris. — Succès soutenu pour Mmes Edmée Lcseot, Faure, Berthat, La Maccarona et sa troupe. L'apparition des Rajade, fantaisistes-musicaux, met en folle gaîté toute la salle, rien n'est plus drôle, en clïet, que de ces musiciens perchés sur des échasses de différentes dimensions; la grosse caisse à elle seule, est tout un poème. Les acrobates Bencdetti se livrent à leurs exercices avec toute l'ardeur de gens qui aiment leur métier par dessus tout.
Les pantomimes : La fin d'un monde et 17mpalpaole ^reçoivent du public un accueil des plus llatteurs.'c'est dire combien l'on aime ces deux numéros. Léo Denis.
Concert Parisien. — Mme Nancy obtient un véritable succès dans ses nouvelles créations : l'Orphéon et On n'est pas de bois. Mme Kervilly
détaille gentiment La petite galette ; Renée d'Antin. H. Brun et Debouatry soulignent fort malicieusement les passages un peu trop... lestes de leurs chansons; Yvette Guilbert n'a qu'à paraître pour que son triomphe soit assuré, aussi est-ce avec recueillement qu'on l'écoute dans l'Ingénue de Grenelle, les Vierges, Ma chère, si tu savais et Belleville-Ménihnontant. MM. Velly, Ghambot et Reschal se partagent les applaudissements d'un public mis en bonne humeur par Ça s'rait plus rigolo, Qui veut des plumes et Je suis cocher à l' l'urbaine, vous voyez d'ici Reschal en capote, mince ! alors. La revue Paris- Gaudriole est conduite toujours gaiement par Glovis et la séduisante Naya, entourés de nombreux sujets. Léo Denis.
Eldorado. — La partie concert est ici encore sacrifiée au profit de la revue — d'ailleurs très amusante. Mlle Saint-Lot, dans la Polka des Fossettes (à quand la valse ?), et Mlle Valbruge, dans Miss Keautendon, récollent les premiers bravos. Mlle Denelly vient ensuite avec Vive la Cocotte ! — c'est moins séditieux que « Vive le roi ! » Mme Tarno nous apprend Comment on dompte un mari, — les bons conseils ne sont jamais à dédaigner. Mlle Lancy, toujours jolie, nous offre Le Vin des Baisers, — ne pas confondre avec le clos Paulus ; — et Mlle Bernier nous dit Prends garde au loup, — excellent avis dont les jeunes filles chastes devront faire leur profit. M. Lucien, le petit Lucien, comme on disait il n'y a pas si longtemps, fait enrager les pions d'une façon bien drôle ; M. IL 'Bannière interprète un M. Trottin très réussi ; M. Farville tient deux bonnes chansons, R'tir' moi donc ça ! et la Ronde des Matelots; quant à M. Plébins, son succès est toujours le môme, qu'il dise la Marche des Patrons, &i le Gouvernement voulait ou Les deux Gosses. Mlle Polaire nous a fait faire, en compagnie de notre ancienne connaissance, Mme Gaspard, Une partie de canot (auteurs : Trebitsch et Vargnes), et Mlle Irène Henry a créé, avant son départ pour Toulouse, Cherchez l'papa et Demoiselle. M. Kam-IIill triomphe avec son répertoire si original, et Mme Bonnaire est étourdissante de verve et de drôlerie clans La Claque,- Le Ballon de Vaugirard et Les pauv's Parisiens Quant à,
LE MintTTON
MM. Sulbac, Teste, Ducreux et Armes Thibaud, Micheline, Dufay, Giralduc, espérons que nous no les applaudirons plus... dans cent uns!