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Paris.— Imp. Pajrault et Uie, 3, passage Nollet
Les Adieux de Thérésa
La représentation d'adieux donne à la Gaîté par celle qui, pendant vingt ans, personnifia la chanson moderne, a été brillante.
Les étoiles des théâtres parisiens ont défilé avec ensemble devant celle qui fut l'étoile de café-concert par excellence.
Cela atteste la solidarité de tous les artistes oubliant, devant une véritable gloire, la scène où s'est illustrée la grande chanteuse. Car, quoi qu'ait écrit Thérésa se réclamant de la Gaîté où, dit-elle, elle a obtenu ses plus grands succès de théâtre, c'est au café-concert qu'elle a vraiment connu le triomphe et la popularité.
Il y a eu dans notre temps des milliers de comédiennes comme Thérésa, mais aucune autre diseuse de chansons ne peut lui être comparée pour la puissance et la variété.
C'est au café-concert dont elle fut l'honneur, qu'elle aurait dû faire ses adieux au public et comme l'Alcazar, son Alcazar n'existe plus, c'est sur la scène de l'Eldorado où elle eut ses derniers succès qu'elle aurait dû reparaître pour la dernière fois.
Combien la cérémonie eut été plus suggestive et plus touchante si l'on avait vu défiler devant Thérésa, ceux qui depuis trente ans, ont formé avec elle et forment encore l'armée de la chanson !
11 eut été juste de voir associés à cette sorte d'apothéose de la chanson populaire, ceux qui furent les camarades et ceux qui sont les successeurs de la diva.
On aurait revu, autour d'elle, avec autant de plaisir que d'intérêt :
Jules Péri in, l'enfant chéri, pendantvingtcinq ans, de cet Eldorado dont le public aura bientôt la joie de l'applaudir de nouveau; l'excellent et vénéré Pacra; le patriarche Souchet ; Gustave Chaillier, dont les tyroliennes alternèrent, à l'Alcazar, avec celles de Thérésa;
Marguerite Baudin, Augustine Kaizer, Marie Lafourcade, qui furent parfois les imitatrices, souvent les émules de la célùbre chanteuse ;
Mesdames Chrétienno , Judic, Théo, Graindor, qui tinrent, elles aussi, à leur heure, le sceptre de la chanson.
Et plus près de nous :
Paulus, qui seul des artistes de caléconcert d'à présent, a donné l'accolade dernière à sa doyenne;
Kam-IIill qui, comme Thérésa, fait souvent rire et pleurer dans la même soirée ;
Yvette Guilbert, dont le directeur eût oublié des dissentiments passagers pour lui permettre de figurer dans cette manifestation unanime ;
Bonnaire,qui seule peut-être, a hérité de la fantaisie abracadabrante de l'hilarante interprète de Rien n'est sacré pour un sapeur ;
Duparc, qui conserve ses traditions de diction large et charmeresse à la fois ;
Brébion, qui, à l'exemple de Thérésa, allie la note légère à la note émue et patriotique ;
Dufresny, la Thérésa des soirées classiques de l'Eden-Concert;
Et la jeune garde, qui serait venue pour saluer l'étoile d'hier, troupeau d'enfants joyeuses accourues pour faire honneur a la mère : la gracieuse Anna Thibaud, l'élégante Valti, la réaliste Eugénie Buffet, la gracieuse Naya, la folichonne Duclerc ; toutes enfin!
Et aussi les hommes, l'Amant d'Amanda Libert, qui devait un souvenir à la Déesse du Bœuf-gras; le gigolo Maurel ; le grivois Ouvrard ; les poivreaux Bourges et Clovis; lesmonologuistesVaunel, Plébins et Régiane ; le joyeux Sulbac ; Reschal le moderniste, et Ville qui possède à un si haut degré les qualités de style qui illustrèrent Thérésa elle-même.
Sans compter ceux que j'oublie, Bruet et Rivière, étonnants tyroliens bouffes, qui se sont parfois inspirés de la manière de celle dont tout le monde se souvient dans la Gar dense d'Ours et C'est dans le mx que ça me chatouille.
Et tant d'autres que le défaut de place, seul, m'empêche de nommer ici.
Car il aurait dû n'en manquer pasun seul. Et, aux artistes interprètes, se seraient joints les chansonniers qui chantent euxmêmes leurs œuvre;-.
Mais nous n'énumérerons pas ces derniers, ne voulant pas donner dans ce journal la première place à celui à qui elle revient, pourtant, de droit.
Avec de tels éléments, la représentation d'adieux de Thérésa eut eu sa *ignification véritable et sa portée réelle.
C'eût été l'apothéose de la Déesse de la chanson.
Tous n'auraient pu chanter, mais tous auraient salué l'héroïne de la fête.
La recette aurait peut-être été moins forte que dans la vaste salle de la Gaîté, mais l'effet moral, artistique, eut été, sinon plus grand, du moins plus original..
A. Siégel.
Spectacles et Concerts
3 mars 1893.
PARIS
isl décidément au théâtre du Vaudeville qu'il faut aller maintenait pour entendre une œuvre bien irrite et bien charpentée.
i\ :i cette porte que viennent frapper, ei pas en vain, loua les jeunes d'un réel talent, c'est là
aalement viennent de préférence les vétérans il BU
Témoin .Iules Lemaitre, l'auteur applaudi do Révoltée, de Mariage blanc, du Députe Leveau, «j ni n'ayant pour s'a Fit pote i|,l(> L'embarras du choix parmi tous nos théâtres .le genre, n'a pas hésité à demander l'hospitalité à M. Albert Carré.
ESt comme il a sagement agi. Où pouvait-il trouver directeur plus artistique, meilleur ensemble d'art Lstes .'
Sa pièce a brillamment réussi, et c'était justice. I.e public éprouve toujours une satisfaction nouvelle à être introduit dans le monde des théâtres, à être initié à la vie de ces pauvres cabots; et, lorsque pour vous taire les honneurs de leurs loges ou de leur modeste intérieur, on a la bonne fortune de tomber sur un homme d'esprit, un observateur délicat comme Jules Lemaitre, c'est double plaisir.
Mlle Maria Legault, retour de Russie, a fait une très heureuse création du rôle de Flipote et Galipaux (Emilie Lepluchéux), qui abordait l'emploi des grands premiers comiques, a été de tous points remarquable.
A l'Académie nationale de musique, première de la Maladetta, ballet de Don Pedro Gaillard, exço-directeur de l'Opéra, musique de Vidal, l'un des jeunes les plus justement estimés, avec Mlles Mauri et Subra comme principales interprètes. Ai-je besoin de dire que les vieux habitués, vous savez bien, ceux qui ne viennent au spectacle que pour l'acte du ballet, et filent aussitôt après, ont fait une ovation à leurs deux étoiles favorites. Quant a la Maladetta que leur importe! Ça ou autre chose, pourvu qu'ils puissent lorgner les jambes de ces demoiselles. Fabrice Lémon.
Ba-Ta-Clan. — Succès sans précédent pour la pantomime Béhanzin. On refuse du monde chaque soir, et l'attraction nouvelle de ce spectacle unique se trouve encore relevée par les récentes créations de Paulus, qui est souvent rappelé. L'orchestre conduit par le maestro K. Galle, mérite les plus grands éloges. L'honneur de cette complète réussite revient au sympathique administrateur M. Garnier. qui a su par le choix des artistes, la réglementation de la scène, arriver à un aussi beau résultat. Dans la partie concert, citons les bravos enthousiastes qui ont salué Mlle Augusta avec Les calicots et Mlle Damon une Mam'zelle cosmopolite très agréable, Mlle Berthy nous a roucoulé gentiment La fauvette infidèle. M. Dornel tient un bon succès L'encas de Veronica; rappelons que cet artiste est excellent dans la pantomime, où il joue le rôle de Béhanzin avec une maestria superbe. Daubreuil est très applaudi avec La Légion Etrangère. Max Morel nous a dit La Pâlotte, avec beaucoup de talent. M. Piomas et Mlle Davigny ont été également très applaudis. Marcel Paulin.
Casino de, Paris. — Double succès pour Mme Edmée Lescot dans ses imitations de la Danse serpentine et pour les couplets qu'elle chante dans le ballet-divertissement : La fin d'un monde; elle est acclamée chaleureusement et doit revenir dire le couplet final; Mme Faure nous relate les péripéties drolatiques d'une noce revenant de Sceaux et Jes mécomptes de Trois maris pour une femme; Mlle Berthat, toujours gentille, rend son auditoire jaloux lorsqu'elle lui chante Mon amour de petit tambour ; heureux tapin"! MM. Desroyal se livrent follement à une Course au cotillon et pour se remettre dans leur assiette s'adonnent aux douceurs d'un Five o'clock. Les troupes Benedetti, Darly,
Rajade, Davidos et pattistos rivalisent entre elles pour charmer un public qui ne demande qu'a distribuer largement .ses applaudissements. Pour terminer cette charmante Boiree, uni' Réception fin de siècle nous est offerte par les Léonardy toujours experts
en l'art des pantomimes a ti ucs.
Léo Denis.
Concert-Parisien.— C'est toujours un régal nouveau que de venir entendre \ vette Guilbert; Bon répertoire est si varié que les assidus de cet établissement ne courent pasle risque d'entendre
chanter deux jours (le suite, les liieiues poèm68.
I, 'autre soir son succès a été immense dans: La Donne Dame, du poète d'Herville, Une chanson du XVII l siècle. Au Bois de Boulogne, Ma
chère si tu savais ! et Fleur de Berge \ ce der nier morceau surtout, est dit avec une sincérité et une émotion telles, que Les spectateurs restent, pendant plusieurs minutes, ravis et poignes tout a la fois. MM« Nancy, Auil'ray, II. Brun et d'Antin, interprètent avec succès : La marmite (pas la celle qu'on croit),/! l'Andouillette, Les hommes me gobent, veinarde, va ! et L<: pays des amoureux. Allons-y 1 MM. Reschal et Clovis racontent avec leur jovialité habituelle, le premier, qu'il esl Cocher de fiacre à l'Eurbaine et Bruyant, et le second, qu'il a perdu le Passe-partout de sa femme et les Désagréments de la campagne ; une explosion de fou rire et les rappels sont leur récompense. Chambot détaille avec tinesse, A la Comète et Qui veut des plumes ; Charlus donne une excellente imitation de Paulus dans Amour et Musique. Paris-Gaudriole, marche vaillamment vers la centième ; avec des interprètes tels que MMes Naya, Nancy, Aufi'ray, Arnoldi, d'Antin, etc., et MM. Glovis, Reschal, Velly, Chambot, Charlus, etc., il n'y a rien d'étonnant à cela. Léo Denis.
Eldorado. — Après Mlle St-Lot, toujours gentille dans ses chansonnettes; Mlle Denelly, la Princesse charmante... de l'Eldorado; puis le petit Lucien, Bamboche; Mlle d'Estigny, les Deux sexes; ut Henry Bannière, Monsieur Trottin. Pour Mlle Montcharmont, la Vie est belle, tant mieux pour elle. Ce n'est pas l'opinion de P. Chevalier, Pendant ses treize jours. Mme Bernier nous dit les Chansons d'hiver... et d'aujourd'hui, alors que nous goûtons le Vin des baisers, offert par la mignonne Mlle Lancy. Mlle Duhamel s'est essayée, sans grand éclat, dans le genre brillamment créé par le Petit Bob; décidément la Benjamine à papa n'est pis encore la benjamine du public. Notre nouvelle étoile... polaire a quitté le bleu firmament pour se Toquer d'un clown qui lui promet quelques bons tours. La repopulation, duo de printemps, est délicieusement pratiquée par le couple Ducreux-Giralduc— à quand le baptême1? — Ce jour-là, nous donnerons le Rendez-vous à Sulbac pour nous redire les Prénoms et nous ouvrir la sacristie avec la Clef de Saint Thomas. Mme Marguerite Dufay, grâce à son Amazone de Kana (ô Béhanzin, soit béni des auteurs!) nous fait deviner les agréments du Travail de nuit, mais Vaunel nous empêche de nous attarder dans nos amours, Il y a une revue à midi et l'Agent 300 pourrait nous chercher misère si nous arrivions après le Potage de l'Anglais. Mlle Anna Thibaud est une Mariée qui rit fort agréablement et Si vous le vouliez, ô mademoiselle... Mais, ne perdons pas de temps : voici Kam-Hill fort applaudi dans les Petits marsouins et Bonnaire, la reine des comiques, qui n'a pas besoin de la claque pour enlever le Ballon de Vincennes avec l'autorité que l'on trouve seulement chez une actrice de sa valeur. Après la danse serpentine, premières représentations des Aventures d'un certain Bidoche, vaudeville-opérette de MM. Péricaud, Delormel et Petit. — MM. Plébins, Teste, Farville, Mmes Micheline, Lepailleur et Saint- Lot font valoir des situations presque toujours amusantes, ce qui faisait dire à mon voisin, un boucher sans doute : « Pas surprenant si l'on rigole; quand il s'agit de Bidoche la réjouissance s'impose. » H. Darsay.
lp: mirliton
Européen. — Débuts à sensation dû chansonnier-compositeur Georges Tiercy, dans bcs vi'cs : Toinon et Nicolas, Ah F mes enfants ! Le Refrain Russe, La famille Kiss-Kis», etc. La revue atteint le joli cniffre de 80 représentations et ce n'est pas fini. Les Représentations popu laires de l'Opéra, une scène désopilante récemment ïntercallé btient iin succès de fou rire.
Bientôt, une antre actualité sera encon elle a été suggérée aux auteurs par l'abondance vraiment inquiétante de kanguroos boxeurs dans notre capitale; elle a pour^titre : La dispute des Kanguroos, Folies-Bergère contre Nouveau- Cirque. Miss Amy Leyton, avec sa danse Lumineuse, continue à charmer les yeux: on a sui nommé la gracieuse américaine: La Loïe Fuller des Batignolles! A. BfOssoN.
Folies-Bergère. — Comme numéro nouveau, au programme, je ne vois à signaler que les trois gymnasiarques Sylvestre, Lolo et Lola, succédant aux Cee-Mee, et les surpassant, s'il est possible, dans leurs exercices aériens. Les « great attractions l'endroit sont toujours le Kangourou boxeur contre Curley, champion anglais, et la Loïe Fuller. Le Kangourou boxeur a cette heureuse fortune de toujours tomber son adversaire, est-ce que ce dernier n'y mettrait pas un peu de complaisance .' — Il m'a semblé que la Loïe Fuller écourtait sa danse serpentine; maintenant (pie tout Paris l'a vue et applaudie, elle ménage sans doute ses forces. Elle a toujours beaucoup d'effet sur le public, et n'en produirait que davantage si la claque était plus discrète et n'agaçait pas les spectateurs par des battements de mains et des cris intempestifs. — Dufor, le idianteur réaliste, tour à tour loqueteux ou gavroche ; ûêmard et rôdeur de barrières, incarne avec beaucoup de vérité et d'exactitude des types que le ci concert nous rend de plus en plus familiers. La voix, le geste, tout y est. H. Lerob.
Moulin-Rouge. — Rien de nouveau cette semaine : succès continue pour Mlle Sarra, exquise dans la romance ('hantons le Printemps. Mlle Philippe, déploie beaucoup de naturel, dans les deux chansonnettes Fleur dit Tyrol et /-" ' tion de Pétronille. Nous devons une mention spéciale à la ravissante Mlle Kamouna, qui dit avec grâce Le Briquet du colonel. Nous ne i terons pas, à son sujet, ce que nous avons déjà écrit dans un précèdent numéro. Mlle Bertiny récolte aussi une ample moisson de bravos avec Bonjour Suzon. Chevalier est toujours bien amusant, il n'y a qu'à l'entendre dire Pour rire rosière et Dis-moi voui. Carman se taille un véritable succès avec Va qu' ma sœur, banni les autres numéros intéressants, signalons encore : Miss Hérold et ses chiens; l'orchestre, des Sokols croates ; Adam et Miss Sarra, gymnastes; Martin, chanteur tyrolien ; MMUes Camille Roman, Durier, Dory el MM. Fougère, Hotlair. N'oublions l>as de citer également Kabouls, dit le i tambrinus moderne, buvant 8 i bocks eu lô minutes ; un foudre de... bière., quoi! Maxime Roger.
Nouveau-Cirque. — Qui ou quoi admirer le plus de Darling et ses lions, du Kangourouboxeur ou de Paris- Clown, trinité d'actualités de premier ordre, réunies en un même point. J'a Darling pour sa hardiesse dénuée de toute pose — la tranquillité et la désinvolture avec les quelles il opère ; le .Marsupiaux pour l'originalité • le son travail, et enfui, la Revue-Pantomi ne, pour l'imprévu des scènes qui s'y déroulent. Depuis l'apparition du concierge de... l'obélisque (aujourd'hui ce n'est plus un mythe pour les Parisiens : jusqu'au ballet des chrysantèmes en passant par la jolie polka des UOUnous 11 n'y a pas place pour une banalité. Le pire des blasés ne peut s'empêcher de participer à la joie générale. .V citer em les sœurs Meers pour leur fantaisie équestre, Miss gymnasiarque et toute la pléiade des bons et joyeux clowns Footit, Piérantoni, Médrano, etc.
Léo Dems.
Paris-Concert {Ternes). — Cet établissement sait varier intelligemment la composition de son programme. Cette semaine, il nous présente un tireur de merveilleuse adresse à la carabine et au pistolet:
M. Reidonnet, pour qui l'art de faire I upde feu
dans toutes les postures imaginables n'a pas de secrets, a signaler les débuts de Mlle Murcy dans Nuit à Grenade et la Ilevue des cuirassiers; elle a de l'aplomb en scène et de la voix. Mlle I>o-
ralys continue à incarner aux applaudissements de tonte la\ salle le genre réaliste dans Au bois de
Boulogne ei Batignolles-Montceaux. M. Poquèlin, ur bavard nous sert une amusante parodie de l'aulus. M. Silvin imite avec succès le comique bon enfant de Ciovis dans les Vive o'cloch <i<: Théodule, et ./'riens de marier 'ma fille. Vif succès également pour Halma dans le Crieur du, villa//f el Marchand de chansons, et pourHenriot aveeles Instructions de Betinet. Je cite pour mémoire Cinq filles à marier, opérette en 1 acte.de A. Lemonnier et C. Brigliano, musique deChaue, qui figurait au programme le soir où j'assistais à la représentation, mais que l'indisposition d'une artiste a empêché de donner.
H. Lerob.
Scala. — Le concert commence avec La Gorne-polhée par Mlle Ilda. Le grand Lecourt,
Tirli-Turlu ; la brune Blanche Raymond Nico~ lus: M. Vignais, J'ai perdu Clarisse (promettez donc une récompense et vous ne nous désolerez plus). Mile Bl cfcette, La légende de Béhanzin; M. Stéphani, Mon oncle l'invalo, — un oncle incarné dont cette fois nous ne nous plaindrons pas : vient ensuite M. Mathias qui débite, OU mieux qui débine La Civilisation: On n'en a pas, dit-il, pour sua pognon: C'est comme lorsqu'on achète des allumettes, et nous supposons bien que l'intelligent petit Bob n'en parle pas quand il nous chante Ça prend toujours. Mlle Madeline Dowe, plus élégante que jamais, détaille finement le dernier grand succès de Vargues, Elégance parisienne, et partage 'les bravos mérites avec les Hobret-Lehman. Mauzel lance une idle chanson, La concurrence (elle ne lui fait pas peur), Libert raconte les drôleries du Pèlerinage â'Eloi, et Bourges, plus en voix nue lis, après Fortencrac de Bergerac et la tète à Gabrielle ouvre la Marche des < ocus, — qui l'aime le suive! - ( audieux, l'amusant artiste, réveille les échos avec la lettre que cette semaine encore il envoie à Catherine. Et, à ce propos, nous avions .ru devoir itfterwieuver l'ombre de cette lionne Mme de Sévigné, toujours si obligeante quand il s'agit de style e\ d'ortographe. Précisément elle halète au Paradis sur le même palier que Sainte-Catherine, de son vivant célibataire, canonise'.,' d'ailleurs.... postérieurement. — • Et c'est justement pour cette raison qu'elle tient tant à conserver son Q », a ajouté notre aimable correspondante dont je viens de citer textuellement les paroles. Nous pensons qu'après ces loyales explications la censure ne Sera pas plus sainte que les saints et qu'elle rendra, à. Catherine ce qui appartient aussi à César. La petite Laurence Pariait. La 'promise termine la partie concert avec Mme Brébion plus exquise que jamais dans ses deux créations applaudies : A ■ r de la veilleuse et Vlà
les soldais. On répète, sans se presser la ; nouvelle, I itre -. I ', musique de
Henri Cieutat ; paroles de Fernand Beisaier, l'heureux auteur du Brillant Achille: la toute mignonne Jeanne Bloch ne lui rappelera que de très fan l'imposante Mme Théo. H. DarSAY.
Pi lants et dépositaires du
Mirliton, en procira e el << l • tranger, de < par enir à m, /.'. Bouillon, dèpôsitaire-gén du journal, 7, rue d'Enghien, leur règlement rnpte art i8 février 1893, el de lui,
retourner les invendus.
PROVINCE
Le Havre. — Folies-Bergère. — <>n nous annonce pont la Bn de février les dernières représentations de la revue : Oh! Aie ! Aïe ! qui. dorant sa longue carrière, a va bod succès chaque soir
f grandir, c'est Le cas de dire que le monde attirait e monde, car ehaque Boir, ilyavait fournée complète; les N.-r.-i 'ii-1'.-ti t avaient obtenu de nombreux bravos, ceux qui leur ont succède, 1.' Trio phocéen, se font également rappeler, voix chaudes, bien cuivrées. De môme pour les vélocipédistes Hacker et Lester dont on ne peut assez louer la souplesse et l'agilité. La semaine prochaine de nombreux débuts, dont je vous ferai part.
Thcâtre-Cirque. — Débuts du Cirque francorusse, sous la direction de Mme .Tanes Irlicht qui, elle-même, est une très bonne êcu-yère. On remarque dans la troupe, le ventriloque Brice Eolton, les Mi.ser-Lili, M. et Mme Xemrose, des clowns fort amusants, Lili, Lalandre, Nini, etc., des dresseurs, M. Lamy, des écuyéres Mlle Victoria et Mme Ernest, etc. On y passe une soirée agréable.
Moulin-Rouge. — Ont débuté cette semaine les quatre frères bozza, instrumentistes originaux qui ont été bien applaudis. Succès de Mlle Flavigny, la chanteuse de genre. Et succès à leur début du couple d'opérettes, M. et Mme Loury, qui possède un répertoire très varié. Adieux des Auhin-Léonel, couple danseurs, et enfin débuts d'une troupe de mandolinistes aragonais pour les entractes et les apéritifsconcerts. Emile Per.
Lille. — Variétés. — Samedi 25, première de la revue En tombant de la lune. Succès considérable et salle comble. Mme Edmée Guy, la commère, a été charmante d'entrain. Elle a obtenu un vrai triomphe avec la danse lunaire — imitation de la danse serpentine. — Quant au compère, M Fleury, il a été vraiment prodigieux, et ses divers couplets lui ont valu une salve d'applaudissements. C'est un excellent pensionnaire, d'un talent réel, pour qui nous espérons un bel engagement à Paris. J'adresse des félicitations à Mme Valmonte, pour la ballade du Vaisseau fantôme; à Mme Dufau et à M8 Dica pour leur duo de la cantine scolaire, excellente interprétation. MM. Lagrillère-Bauclerc et Paul Assoignion, auteurs de la revue, ont droit à tous nos éloges. N'oublions pas M. Marius Legras, le régisseur des Variétés, qui a pu déployer toutes ses capacités de metteur en scène, non * plus que M. Marcel Piay qui a prouvé une fois de plus ce dont il était capable. Les motifs sont très bien choisis, et 1'urchestration a été excessivement bien soignée; quant à l'exécution, elle a été sans accrocs et irréprochable. Perot.
Lyon : Casino des Arts. — Casino-Recue vient de quitter l'affiche après 63 bonnes représentations. Dix grands débuts artistes hommes et femmes. Comme attraction Miss Aboot ; Léonce ; les quatre petits montagnards et l'inimitable V\"erbeck. Le ballet Longuy est applaudi dans La fête des roses et V Esclave, divertissements bien réglés. On vient de commencerles répétitions de Loie-hen-crin. Les costumes, exécutés par la maison Lambert (de Lyon) sont d'une grande richesse. La direction compte sur cinquante représentations, car rien n'est négligé pour monter cet important ouvrage.
Scala-Bov.Jfes. — Puen de bien nouveau à citer, si ce n'est les représentations de Mévisto de la Scala de Paris. Salle comble chaque soir pour applaudir cet excellent artiste. Mardi première de la Poule aux œufs d'or. Don José.
Marseille. — Palais de cristal. — Débuts de Mlle Volney qui retourne à Bordeaux et débuts de Mlle Alice Berthier. Triomphe du monocychste Gouget rappelé jusqu'à 7 fois tous les soirs, et de la
famille Cee-Mée dans leur merveilleux Pot-Pourri en. Dans la partie lyrique on applaudit les Guinel-Strit dans les Marchands de chansons et Descamps dans la Urlle Zorah. Samedi 4 mars, première représentation de VauneLle grand comique parisien.
Alcasar. — Deux représentations de Mlle 3ufiet dans son répertoire pins que grivois, et lePétomane,
Voilà les soirées marquantes de la semaine écoulée. • )n joue le club des célibataires. Succès mérité de Mlle Lekain.
On annonce pour le 10 mars l'ouverture de VEden- \nas» (exercice du gymnase) transformé en genre Folies-Berbère. La formation de la troupe a été confiée à l'agence Richaud de notre ville. Un ballet de 30 danseuses est déjà engagé. L'orchestre sera placé sous la direction de M. Charles Solié fils, dont il est inutile de faire l'éloge.
Armand Ducas.
Rouen. — Folies- Bergère. — Les Rouengaines de l'année, la revue de MM . Blondeau, Monréal et Morel, ont obtenu un succès colossal. Il y a de nombreuses scènes amusantes ; telles l'arrivée du Vainqueur de la course vélocipédique de Rouen au Havre, celle des pompiers de retour d'un concours où ils ont surtout réussi à incendier le cœur des belles, les angoisses d'une troupe de saltimbanques à la recherche du cirque qu'on doit construire un peu partout et qu'on n'élevé nulle part, les amours du Julot et de Gigolette, la dispute du bateau-omnibus et du funiculaire qui n'ont jamais pu se rencontrer jusqu'à ce jour, La parodie de Sigurd, etc., etc. Cette revue est merveilleusement montée; les décors sont tous très réussis et représentent de très exacte façon plusieurs coins et monuments de notre ville; quant aux costumes ils sont étincelants de richesse et de fantaisie ; ils sortent d'ailleurs du crayon d'un maître : Choubrak ; on n'avait pas encore déployé pareil luxe sur cette scène coquette. L'interprétation est excellente ; tous les artistes se montrent d'une gaieté et d'un entrain qui enlèvent la salle. Mlle Delafontaine (la commère) est ravissante dans ses costumes d'un goût exquis; elle soutient son rôle fort lourd avec une vaillance toute pleine de crânerie et d'ardeur; elle chante ses nombreux couplets d'une voix franche et brillante. Le compère M. Madelli est d'une bonhomie très fine, et tient bien la scène. M. Laurent a des mines d'une cocasserie impayable, en employé du chemin de fer, il déchaîne des tempêtes de rire, il a de l'originalité et de la fantaisie. M. Fradel,est lui aussi , très amusant dans son type de pompier et dans Sigurd; son Julot est très observé et curieusement nature. M. Deltot se fait des têtes qui mettent le public en liesse, M. Miah nous sert un « appariteur » pris sur le vif et se livre à une heureuse imitation de Mounet-Sully qui lui a valu de chaleureux applaudissements. On acclame MlleBrissot dans le fameux Tha-ma-ra-Boum qu'on lui fait trisser ; chacun de ses rôles lui vaut d'ailleurs un succès. Très gracieuse, Mlle Bellini en Folies- Bergère et en pigeon; très gentille Mlle Ketly en funiculaire qui interprète aussi avec intelligence la scène de la Gigolette; Mlle Iroles détaille adroitement le couplet delà Seine et Mlle Arye Chéral montre beaucoup de crânerie. Des félicitations à j'orchestre qui s'acquitte irréprochablement de sa mission sous la direction habile de son jeune chef M. Soury. Le clou du spectacle c'est la danse serpentine où évoluent trois rivales de la Loïe Euller ; c'est d'un effet des plus brillants ; rien de chatoyant comme le jeu de ces couleurs d'une féerique intensité d'éclat ; la salle croule sous les applaudissements. Indépendamment de cette danse serpentine figurent encore au programme deux grands ballets fort bien réglés. La première danseuse, Mlle Valdiue, a beauconp de grâce, de charme, de style, de séduction, de légèreté et de brio. En route" pour la centième représentation.
Francisque.
La Vertu de la Commandante0*
On causait, entre intimes àun fiveo'clock de la commandante d'Estonnac, de la mésaventure récemment arrivée à cette pauvre petite Diane de Mérinel, surprise par son mari en conversation criminelle avec un officier de hussards et dont le procès en divorce allait être le scandale du lendemain.
On s'apitoyait sur le sort de la chère enfant et l'on s'élevait avec force contre la sévérité du législateur. Etait-ce donc un si grand crime d'avoir un jour laissé parler son cœur, plus haut peut-être qu'il n'était convenable, et la faute tant pardonnable d'avoir trop aimé devait-elle être punie des mêmes peines qu'un délit de droit commun ?
— Moi, dit la maîtresse de la maison, je ne me sens aucune commisération pour le malheur qui frappe madame de Mérinel. Diane n'avait pas l'excuse d'un mari vieux, désagréable ou répugnant et la chronique nous a révélé que ses relations avec son amant étaient fort anciennes. L'adultère en général et plus spécialement dans le cas qui nous occupe, me paraît une faute irrémissible.
— Et l'attrait du fruit défendu ? interrompit une assistante, ne sommes-nous pas toutes filles d'Eve, et si votre réelle et légendaire vertu n'a jamais donné prise à la médisance, s'ensuit-il que nos faiblesses ne doivent mériter aucune pitié ?
Madame d'Estonnac sourit.
— Je suis au contraire, répliqua-t-elle, remplie d'une grande indulgence pour celles de nous qui, n'ayant pas la force de réfréner un élan de leur coeur ou de dompter le désir qui les mord, succombent et commettent le péché, mais comme il y a un abîme entre l'idéal et la réalité, je prétends que la désillusion est au bout de tout adultère consommé. On s'aperçoit bien vite qu'on a lâché la proie pour l'ombre, que le plaisir ressenti est hors de proportion avec le danger couru... et si, au lieu de rompre, on s'entête par orgueil ou par dépit, la faute vénielle devient crime, et l'étourderie duplicité, sans excuse cette fois. En vérité, je vous le dis, — l'ayant expérimenté par moi-même, — ne trompez jamais vos maris... le jau n'en vaut pas la chandelle.
Et comme tout l'auditoire, à cet aveu inattendu, paraissait stupéfait, madame d'Estonnac reprit :
— J'ai dit un mot de trop, peut-être... Aussi bien, puisque nous sommes entre amies et que ma longue vertu, légendaire
(i) Extrait de " Le Beau Monac " par Oscar Méténier, i volume, chez Charpentier et Fasquelle, éditeurs, II, rue de Grenelle, Paris.
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De ou pour Paris, dans un rayon de 000 kilomètres,
De ou pour les gares de Lyon et celles de Marseille; dans un rayon de 250 kilomètres;
De ou pour les chefs-lieux de département et localités assimilées, dans un rayon de 150 kilomètres ;
De ou pour les chefs-lieux d'arrondissement et loealités assimilées, dans un rayon de 75 kilomètres.
Chemin de fer d'Orléans
Voyages aux station** thermales, hivernale* et balnéaires des Pyrénées et du <-olt<> de Gascogne.
La Compagnie d'Orléans, d'accord avec celle d u Midi, vient d'adopter de nouvelles mesures en vue de faciliter des voyages aux Pyrénées et sur les bords du golfe de Gascogne.
1 • La durée de validité des billets d'aller et retour, individuels, de toutes classes, réduits de 25 0/0 en Ire classe et de 20 0/0 en 2- et 3- classe sur les prix du tarif général, vient d'être portée de 10 à 15 jours, non compris les jours de départ et d'arrivée.
Eu outre, la durée de chacune des deux périodes de rolongation qui sont accordées aux voyageurs moyenpnant le paiement, pour chacune d'elles, de 100/0 de ia valeur du billet, est portée de 5 à 10 jours.
2' Les billets d'aller et retour de famille à prix réduits, de Ire et de 2- classe, dont la durée de validité est de 33 jours non compris les jours de départ et d'arrivée, devaient anciennement comprendreau moins trois personnes.
Or, une réduction de 20 0/0 sur les prix du tarif général est accordée, actuellement, aux familles de deux personnes ayant à parcourir une distance d'au moins 500 kilomètres, aller et retour confpris.
Ces divers billets sont délivrés, toute l'année, à toute» les stations du réseau d'Orléans, pourvu que la demande en soit faite au moins 4 jours à l'avance.
Chemins de fer de l'Ouest
Les communications entre Paris et Londres sont assurée dans chaque sens, par quatre services rapides:
par Calais et Douvres
Les départs de Paris ont lieu à 8 h. 20 et 11 heures du matin (Ire et 2e classe), et à 7 heures 45 du soir (Ire classe seulement), et les arrivées à Londres à 5 h., 7 h. 15 du soir et 6 heures du matin.
Les départs de Londres sont fixés a 8 h. et 11 h. du matin (Ire et 2e classes), et à 8 h. du soir (Ire classe seulement) et les arrivées à Paris à 5 h. 41, 7 h. 40 du soir et 5 h. 50 du matin.
par Boulogne et Folkestone
Le départ de Paris a lieu à 9 h. 40 du matin (Ire et 2e classe) et l'arrivée à Londres à 5 h. du soir.
Le départ de Londres est fixé à 9 h. 40 du matin flre •t 2e classe), et l'arrivée a Paris à 5 h. 57 du soir.
comme vous dites, a racheté les fautes de ma prime jeunesse, je puis achever ma confession. M. d'Estonnac que j'épousai fort jeune, alors qu'il était déjà dans I mûr, ne répondait pas à L'idéal que je m'étais forgé. J'appréciais peu son air sérieux et ses tempes grisonnantes. Combien différent d'allures et quel homme magniliqne c'était, le beau capitaine d'A... — car ce fut aux pointes retroussées de la triomphante moustache d'un officier de dragons que s'accrocha mon premier amour, — que je rencontrai partout, durant le premier hiver qui suivit notre union !
Il me fit une cour très longue, fort assidue... Je résistai héroïquement, tout en prenant bien garde de le décourager, et, un beau jour, je dus m'avouer vaincue. Au cours d'un bal officiel, où il fut à peu près mon unique cavalier, mon mari étant retenu loin de moi par d'autres devoirs, son éloquence fit taire mes derniers scrupules, et j'acceptai un rendez-vous pour le lendemain.
Je m'étais refusée à me laisser conduire dans son appartement de garçon, où tant d'autres, — aimées aussi, celles-là ! avaient dû me précéder et nous avions choisi pour lieu de rencontre une chambre du Continental-Hôtel.
J'arrivai la première,le cœur enflammé... J'avais donc enfin trouvé l'amant de mes rêves, un preux moderne en pantalon rouge, tout prêt, comme ses ancêtres, les chevaliers du temps jadis, à donner sa vie pour Dieu et sa Dame !
Certes l'aurais mauvaise grâce à me plaindre, les préliminaires furent très tendres, très délicieux...
Tout à coup un grand bruit éclata dans le corridor et j'entendis distinctement le garçon qui nous avait conduits dans la chambre prononcer ces mots :
— C'est ici que se trouvent le monsieur et la dame que vous cherchez !
Aussitôt on heurta violemment à la porte et une voix s'éleva :
— Ouvrez au nom de la loi !
— Ciel ! mon mari ! Il se doutait de quelque chose et... et il m'aura suivie !
La voix reprit, impaiiente et rude :
— Ouvrez !... ou je fats forcer la porte ! Je me redressai... Je me sentais prête à
toutes les révoltes, à tous les sacrifices... Mon effroi était tempéré par une sorte de joie intime à la pensée que j'allais souffrir pour le seul homme qne j'aimasse ^u monde...
— Nous sommes perdus ! balbu^a l'officier.
Il était très pâle ; ses yeux allaient d'un angle à l'autre de la chambre, cherchant une issue, que sais-je... un placard, pour se cacher, lui !... Et il ne s'occupait pas de moi !
{A sitivre). Oscar Méténier.
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Le Gérant, Aristide BRUANT.
Paris.— Imp Pajrault et Gie, 3, passage Nollet
Voiei la situation financi' re de la Société de secours mutuels des Artistes lyriques au l" Janvier 1893.
trail 17.046 19
Obligations, Ville .1.- Paris . . . 6.400 » -I - 33
Total
Au 1" Avril prochain, le Siège de cet! 3 ra trans-
féré 66, Faubourg-Saint-Martin.
Au Moulin-B
Débuts très applaudis des sœurs li'>i<M.M', duettistes, qui viennent île l'Alcazar de Bruxelles, où leur succès a été très grand pendant dé longs soirs.
succès que Paolus remporte dans son répertoire: Les Gendarmes qui passent, La Prière du soir, Le Pauvre Homme, qui lui Bont redemandéi Be fait rappeler avec lu Noce à Graflard; Daubreuil, dana Ba nouvelle création Aimé /"<"f moimême, est très bien. Stiw Hall triomphe toujours dana Bea imitations d'Yvette Gnilbert M Sengre, indisposé, n'ayant pn interpréter avec M. Fonrés le duo de La Favorite, c'est M. Fouies qui, seul, a chanté un air de '-''t opéra, il a été tri.-.-'. Mlle Auk'usta a chaut''' à ravir En frisant su Moustache ; Mlle Davigny dans Une Pocharde fin il'; globe est très réussie ; Mlle Damdn nous a dit la Polka du Pognon avec nie- certaine recherche. MM. Elevai, La Ballade à la Lune ; Romas, Les Grandes Manœuvres et Dornel, J'nai jamais pu parler, ont eu aussi leur part des bravos. Ma.kc.el Paulin.
Très remarqués au Concert des Girondins les débuts de Mlle Lucy Valrose; j"li'' femme, jolie voix, excellente diction, m voici plus qu'il a en faut pour obtenir un engagement dans
nu de nos grands concerts parisiens.
Vient il'1 paraître à la Société anonyme d'Edition, 7, d'Enghien, {'Education d'une puce, bouffonnerie, paroles de A. Siégel, musique 'I.- Marc Chautagne, créé par Mme Bonnaire a l'Eldorado, et par Mme Dufresny a l'Edea-Concert; la Valse des Etoiles, mélodie de F. Wachs, sur des paroles de in ; Kam-IIill continue a triompher tous les soirs .lans Les Petits Marsouins, la ai entraînante chanson il'' Siégel, musique il'' Bomier.
Passe-Partout.
Spectacles et Concerts
10 mars 1893.
PARIS
Je passe rapidement sur la reprise de la Boite à Bibi, folie vaudeville d'Alfred Duru et Saint- Agnan Choler, qui a eu lieu le jeudi 2 mars au théâtre Cluny, constatant le gros succès de rire de cette reprise et le bon ensemble de l'interprétation.pour arriver de suite à- la représentation de lundi donnée à la Comédie-Française, et qui comportait La [>xi.<- du Ménage, de Maupassant, et So.piio d'Armand Sylvestre.
Soirée triomphale qui l'ait oublier et pardonner les spectacles ternes et déconcertants auxquels ou nous avait convié au cours de cette saison.
Triomphale pour Guy de Maupassant, cet infortuné écrivain, à qui n'arrivera pas, hélas! l'écho des longs applaudissements provoqués par son œuvre; triomphale pour Mlle Bartet et M. Wurms, ces merveilleux artistes que le public a salues d'ovations, et qui, par cinq l'ois, ont dit reparaître en scène à la chute du rideau. De longtemps le Tout- Paris des premières n'avait vibré si bien à l'unisson ; et, pour ma part, rarement j'avais assisté à manifestation aussi enthousiaste et aussi sincèrement émue.
L'accueil fait au drame lyrique de ce fin ciseleur, qui a nom Armand Sylvestre, n'a pas moins chaleureux ; et, ses vers, au rythme berceur, aux. grandioses envolées, nous ont tous ravis et charmés. Mlle Dudlay a bien paru quelque peu monotone, mais Syl.'ain lui a donné la réplique avec cet ait dont il semble avoir le secret, de sa voix large et sonore, et il a été acclamé !
Fabbice Lémon.
Ba-Ta-Clan. — La pantomime Bêhanzin est décidément l'attraction du jour; le grand succès de cette pièce s'affirme de plus en plus. Antony Cadet, qui remplace maintenant son frère, est parfait dans le rôle du Pierrot; quant au reste de l'interprétation dont nous avons déjà parlé, on peut dire qu'il est très remarquable. A signaler également l'immense
Casino de Paris. — Le sport de la bicyclette
étant à l'ordre du jour, l'administration, toujours soucieuse il'' plaire à son public, nous offre la primeur '!'• deux vélocipédistes incomparables, MM.
Acker et Lester, ces rois de la pédale, exécutent d'invraisemblables tours de force et d'équilibre aussi leur succès est-il immense. Très gros succès sment pour les débuts de Bunth et Rudd, deux inénarables et désopilants excentrics; impossible, en effet, d'imaginer des charges plus drolatiques et des cascades plus exhilarantes. L<-s fantaisistes-musicaux Rajade, font chaque soir, les délices du public. Suzanne Scheffer une mignonne équilibriste, retient l'attention, lorsqu'elle nous montre tout ce que l'on peut l'aire avec une queue de billard et deux billes. La toujours charmante Edrnée Lescot, quelque soit le rôle qu'elle remplisse, est toujours sûre de son triomphe; elle excelle dans Tha-ma-ra-boum tout le temps et ses chansons cosmopolites. Mme Faure est une J'men foutiste qui ne craint pas de nous inoutrer La Lune; Mlle Denys chante de façon très agréable : dans le buisson, fuyons tous deux, être seulette doit la remplir d'eiïroi; quelques instants auparavant elle nous avertissait qu'elle était peureuse; La Môme du Casino, c'est maintenant la gentille Berthat, c'est elle qui nous le dit.
Léo Denis.
Concert-Parisien. -- Après une absence de courte durée, Jacques Inaudi, le calculateur prodige, a fait une rentrée triomphale ; les ovations ne lui ont pas été épargnées. C'est une vieille connaissance du public qui vient assidûment applaudir Yvette Guilbert dans son répertoire. La gracieuse divette ne se ménage pas en ce moment ; chaque semaine elle ajoute à son actif, déjà considérable, plusieurs nouveautés d'un effet très suggestif. Aimes Nancy, Aull'ray, Brun. d'Antin et MM. Reschal, Clovis, Cbarlus et Chambot obtiennent toujours les succès auxquels ils sont accoutumés depuis longtemps. Dans Paris- Gaudriole, Mines Naya, Arnoldi, et le désopilant Clovis contribuent au succès de cette revue appelée, croyons-nous, à dépasser la longévité de ses ainées. Léo Dlnis.
Eldorado. — Sans doute mise en goût par la course des mille kilomètres, M lie St-Lol trotte encore, trotte toujours... après le succès qu'elle dépasse souvent; mais ses auteurs, j'allais mettre ses entraîneurs, pourraient peut-èlre ne pas se contenter de lui dire : Ah ! trotte donc I Quand on a la chance d'avoir une interprète si fidèle, on peut, on doit se... fendre d'un sapin et l'accompagner même un petit bout, comme cela vient d'arriver à Mlle d'Esligny, dans la rue Taitbout. Le petit Lucien raconte les exploite d'Isidore le débrouillard (ainsi dénommé parcequ'Isi... dore la pilule aux demoiselles). Mme Blanche Tarnol exécute une dernière valse qui, nous l'espérons pour sa famille, ne sera que l 'avant-dernière ; et c'brigand d'Oscar B'amène en... Bannière, cela nous explique pourquoi P. Chevalier le prendra tout à l'heure pour le Mylord Tick-Toch. Une artiste qui ne l'est pas, c'est Mlle Montcharmont avec sa Valse des Ramiers', mais lorsqu'il s'agit de
pijeons. je le« aime mifMix saut«'s que... valses. Mme Bernler fête l'hiver (pour les dernièvee de la Raison, le '-'i prochain première du printemps, reprise). Mlle Lancy compte les... marguerite» du voisin, un Jeune nomme bien à plaindre s'il n'en a. pas d'autres. M. Blonde! trouve, comme nous, que c'est gentil une femme, mais il avouera que parfois ça devient rasant. La mignonne Polaire est gobée du public, re qui fait... que tous les hommes la gobent, ce qui fait qu'elle est la seule à ne pas se gober, Farville, toujours en voix, nous présente une ronde de matelots, attirée sans doute par les llo ! Hiss ! Ah ! Oh ! de Mme Valbruge. Mlle Duhamel, agréable avec ses deux chansons, réus- «ira sûrement dans la pantomime, à condition d'imiter Marguerite Dufay, une artiste toujours sur la brèche, qui travaille de jour et travaille de nuit, sans s'occuper des zisi pa.ii pan du couple Durreux- Giraldnc. M. Sulbac, dont nous avons oublié les prénoms, est tout indiqué pour une classe d'histoire au collège de France : il commencerait par Adam et sa moitié, et son cours serait bientôt le rendezvous des belles dames dernièrement chassées du Paradis-Borbonne. Grand succès pour O'Gust. « Voire talent d'imitation est toujours juste... O'Gust. » Mlle Eymard, de plus en plus Année, détaille finement une petite Vendangeuse qui nous a donné bien des soucis : figurez-vous que l'imprimeur avait mis la petite Vi... au lieu de la petite Yen... ! Kam- Hill triomphe dans l'interprétation des nouvelles chansons de Siégel et Mme Narcisse. Bonnaire s'élève dans le Ballon de Yincennes à des hauteurs comiques jusqu'ici inconnues des aéronautes du café-concert. Ainsi mis en joyeuse humeur, les pauvres petits Parisiens, restés pour la pièce, s'amusent comme des bossus ce qui, longtemps encore, forcera la direction à la garder (e). H. Darsat.
Nouveau-Cirque. — Depuis mon dernier compte rendu, les jours se suivent et se ressemblent très heureusement, pour le sympathique et intelligent directeur de cet établissement. Le succès va grandissant chaque soir. Darling et ses lions le Kangourou-boxeur et Paris-cloxcn, sont des attractions telles, que d'ici quelque temps, on ne recontrera pas un Parisien qui n'ait assisté au moins à une représentation de ce charmant hippodrome. Les exercices du double jokey, exécutés par Miles Meers, sont très apprécies et valent, à ces charmantes artistes, de longs rappels ; Bellonini, fantaisiste, est un jongleur émérite qui ne craint pas le feu... de son énorme cigare. Un bon point aux clowns Pierantoni, Saltamontes et Footit pour leurs amusantes réparties qui provoquent plus d'un fou rire.
Léo Denis.
Pépinière. — La jeune Mlle Darmelle, dont nous avions signalé l'apparition sur notre scène et que nous avions entendue avec plaisir, n'aura fait que passer comme un nuage. Regrettons que son séjour, parmi nous ait été de si courte durée. Sa voix était fraîche, facile; bonne sa diction, sa physionomie sympathique. Mme Daris, elle, est toujours sur la brèche, ne ménageant pas ses forces ni son talent. C'est sur le ton d'un profond sentiment d'amourpropre qu'elle vient nous raconter les exploits des Filles d'Eve. Il y a de quoi, en effet, et nous ne devons pas être fiers, nous, hommes, fils d'Adam, de la comparaison peu flatteuse dont nous sommes l'objet dans cette chanson vécse, qui nous... éreinte tant et nous jette si à bas physiquement. Heureusement, pour nous, que les filles d'Eve ne sauraient se passer de notre concours dans les circonstances... difficiles. Avec Sans place, Mme Daris nous ramène aux exigences d'une autre réalité, celle de la femme à la recherche d'une... position. Mile Debay est toujours d'une folle gaité des plus communicatives. C'est le diable et le mouvement perpétuel en personne. Cette délurée ne chante pas, elle enlève plutôt les Filles d'Argenteuil et la Reine d'Argenteuil (tout à Veuif, quoi !) Mme Nelzi a su se faire ap-
Èlaudir dans la jolie romance les Feuilles mortes. elly Mo est amusante dans Trombonne et piston.
son cœur hésite, balance entre ces deux instruments. Dans cette lutte singulière, le piston et le trombonne
font assaut de \ i ihté et de BOqplesse. 1 i-
nalement le piston parvienl à Béduire la belle pi t ses merveilleux effets de coups de langue, arrive bon premier et l'emporte Bur le trombonne. Ainsi Boit-il. l'n bon point à Mlle Morcelii, qui dit correctement Bastion, j'veux bien. Un, également, à Mlle Sellier, dont la voix bien jeune et bien frêle encore, se raffermit de plus en plus. Si nous passons au... côté des hommes, nous constatons le succès continu de MM. Kansard, toujours désopilant dans son répertoire : le Médecin de la maison (un drôle de médecin), la Leçon d'argot et les Idées de pochard ; Gombert, de plus en plus en voix dans la Légion étrangère et la Valse des mollets, une valse très suggestive, ma foi! Maxim, parfait dans la Fête de Gabnelle et la Marmite; Albens, qui nous donne une très intéressante et très amusante leçon de prestidigitation, le Tour de la cuillère. Ici, pas de revue. Mais, pour finir agréablement et convenablement la soirée : Entre deux cochers, opérette en un acte, jouée par Ransard,( Gombert et Mlle Debay, et le Déraillement d'Asnières, vaudeville en un acte, dû à la collaboration de M. Durafour, le sympathique régisseur, et... d'un jeune magistrat de province qui a des loisirs et du talent. Nous ne ferons pas, faute de place, la donnée de l'intrigue, mais disons que la pièce est interprétée d'une façon irréprochable par MM. Durafour, Renneval, Ilelt, Maxim, Mmes Daris et Delly Mo. Maxime Roger.
Scala. — M. Vignais, après s'être un brin distrait avec la belle Philoméne, nous parle des qualités d'un excellent Jean-le-Bon que j'aurais préféré Jean-Bon tout court — on aime la charcuterie ou on ne l'aime pas. Mlle Blockette représente la gosseline à Bésuchet qui m'a tout l'air de gober les... blocs — comme cet autre député. Mlle Larive n'est pas pompette (dont acte) ; ce qui ne l'empêche pas d'avoir son grain. ..galet. Les IIobret-Lehman rejouent Petite flûte et Cordon bleu. Merci bien, monsieur, Merci bien, madame. Mlle Dowe conduit la valse des bas noirs avec l'élégance parisienne que nous sommes toujours heureux de retrouver chez elle.M.Mathias le repète encore : il paraît décidément qu'on, en a pas pour son pognon. Mais, cher ami, au nom de la civilisation, ne nous faites plus languir, et ditesnous avec qui. Est-ce avec la jolie Mlle Ilda {gomraeuse polka)? Ou bien avec la sémillante Mlle Laroche [Xini-dardare) ?... N'imitez pas ce bon M. Andrieux, et vite, voyons, donnez un nom ! Mlle Noraly, nouvellement mariée au Moulin- Rouge, se montre agréable artiste dans la (véritable) cosmopolita — une composition dont l'auteur delà véritable Manola aurait été heureux de pouvoir s'inspirer. Caudieux charme toujours les échos avec une lettre à Catherine, revue et corrigée à l'usage des lycées de jeunes filles, et les Oiseaux de la reine sont chantés dans la perfection par Mlle Bessard, qui serait à l'Opéra-Comique s'il n'avait pas brûlé. Bourges, de son vrai nom Fortencrac de Bergerac, nous raconte ce qu'il a fait en revenant de Sceaux, enseigne toute trouvée : « Voyageurs pour Sceaux, en voiture!... Vous voyagerez de temps en temps avec les petits trottins de Libert et les trois voisines de la gracieuse Mlle Stéfani auxquelles le Petit Bob raconte des farces qui prennent toujours... Et, en arrivant à la Scala, vous applaudirez la chanson de Mme Paula Brébion... » Puisque nous en sommes à Mme Brébion, il paraîtrait... mais, chut ! vous ne le repéterez pas, c'est entre nous... il paraîtrait que... M. le curé y a passé... à la lueur de la veilleuse !... Hein ! qu'en pensez-vous ? Décidément ces messieurs du clergé ont trop de chance : nous demandons la séparation de l'Eglise et... des artistes. Ne quittons pas la Scala sans constater le très grand succès de Muguette, scène réaliste de René Esse, supérieurement interprétée par Mévisto, Maurel et la petite Laurence Parfait. Une partition, toujours heureuse, signée Léopold Gan-
glolï, accompagne le poème que — comme nous — l.i petite Laurence doit trouver.» parfait. La Boirée prend gafment fin avec le Carnaval conjugal.
Edouard Philippe qui, l'autre BOir, assistait 'à la
représentation, donnait Lui-mô Le signal des
bravos. Mais il ne faut pas trop lui en Bavoir De sa part, c'était pure distraction. Pensez ilonc ! Trompe par Les situations, Le pauvre croyait applaudir ses Boussignol ! II. Darsay.
PROVINCE
Prière aux correspondants et dépositaires du Mirliton, en province et à l'étranger, de juin' parvenir à M. E. Bouillon, dépositaire général
du journal, 7, rue d'Enghien, leur règlement de compte arrêté au 28 février 1893, et de lui retourner les invendus.
Alger. — Eldorado. — C'est vendredi soir que M. Rheyal, le sosie de Bruant, a débuté devant une salle littéralement comble. On a applaudi frénétiquement, et c'était vraiment justice. La vérité, nullement déguisée sous les flonflons de la musiquette ordinaire des cafés-concert, mais exprimée en termes profondément réalistes et dite de cette voix mordante, railleuse avec, en outre, cette particulière façon de Bruant, de rejeter ses cheveux en arrière et de promener sur ses auditeurs un regard méprisant; la vérité ainsi présentée, pénètre les foules, frappe au bon endroit, au cœur du public. Il se dégage, de chacune de ces chansons, une senteur acre de pessimisme, un parfum de morbidesse qui étreint à la gorge. 11 ne reste pas qu'une simple souvenance, après l'audition, de ces réalités poignantes ; on y pense malgré soi; aux oreilles retentissent longtemps et la brutalité des mots, et la froideur de couperet de l'ex-
Îression. Bruant est un poète, car il fait vibrer, iheyal a donc soulevé un enthousiasme indescriptible vendredi soir. Tandis qu'il parlait, on sentait planer L'âme de ce quatrième dessous, comme l'a appelé Victor Hugo, de ce peuple de miséreux, d'escarpes et de catins que Bruant fait évoluer Dans la Rue... Et maintenant que la glace est rompue, que le public s'est accoutumé à ces accents d'une réalité si intense, on ira réentendre, mardi, l'artiste dont le succès énorme s'affirmera de jour en jour, dans le répertoire du chansonnier si puissamment populaire, Aristide Bruant. A. G.
Cannes. — Casino des Fleurs. — Mme Sara h Barnhardt a donné sa première représentation. Comme toujours, elle a été fort applaudie dans Frou-Frou. Tous nos compliments à ses camarades
3 ni l'ont très vaillamment secondée. La troupe 'opéra et d'opéra-comique qui nous a interprété cette semaien : Lucie de Lamermoor, Mignon, les Noces de Jeannette, le Maître de chapelle, le Chalet, Lackmé, ne laisse rien à désirer. A signaler surtout Mmes Marie Boyer, Emilie Mary, MM. Laporte et Breton. Aussi M. Lepage, ténor, qui, malheureusement, est quelquefois au-dessous de sa tâche. Dans l'opérette, Mme Jeanne Andrée fait les délices des habitués du Casino, fort bien entourée d'un essaim de jolis minois et de comiques désopilants, entre autres MM. Mercier et GautheiL Signalons le succès très mérité des 28 jours de Clairette et de les Mousquetaires au couvent. Dans Les concerts classiques des mardis et samedis, concerts dirigés par M. L. Mayeur, de l'Opéra, nous avons remarqué et applaudi MM. Jaudin, violoncelliste ; Amhrosio, premier violon et Balleron, flûtiste, tous trois, d'ailleurs, premiers prix du Conservatoire et solistes distingués.
< afè des Iles. — La soirée artistique offerte par M. Baron, a obtenu le plus grand succès. Nous avons eu le plaisir d'entendre M. Mercadier dans
Plaisir d'Amour, l'Amant de Mme la Lune, Mme Manauzy, qui ne doit qu'a sa myopie exagérée de n'être pas en âgée sur une plus vaste scène, où elle ferait bonne figure, a fort bien chant/- en autres choses : les Peupliers. Quelques amateurs de talent, qui désirenl garder L'anonyme, se sont fait vivement applaudir. N'oublions pas si Jaudin, l'excellent violoncelliste du Casino des Fleurs.
Alf. Br.
Grenoble.— Casino. — Rentrée de Delsol René après cinq ans d'absence; il a su retrouver, parmi nous, les mêmes sympathies. Très bien dans ses monologues et désopilant dans sa danseuse. Un enrouement persistant nous prive du plaisir d'applaudir Mlle Sparelly qui est douée, parait-il, d'une voix juste et bien timbrée. Mlle Bethly est amusante dans la Légende des Eléphants et Maman m'attend. Les Wilson sont surprenants dans les trois barres fixes, le clown hoche surtout. On nous annonce, pour samedi 19, les débuts de M. Debailleul. En attendant, les sieurs Martheletty, danseuses miniatures, sont chaleureusement applaudies chaque soir. Mi-Bémol.
Le Havre. — Folies-Bergère. — La revue f)h ! aie ! aie ! s'est terminée à la soixante-quinzième représentation, et nous avons assisté aux adieux de toute la troupe ; le couple Nerson-Petit, Mlle Montigny, M. Passenaud, vont à l'Alcazar de Marseille ; M. Milcamps, Melle Baya sont ens à l'Alcazar de Dijon. La difficulté pour la direction était de trouver, après le succès obtenu par la revue et ses interprètes, de nouveaux artistes et de nouvelles attractions dignes des habitués des Folies-Bergère. M. Mutel y a réussi en engageant : la troupe Benedetti, des gymnasiarques hors ligne, merveilleux d'adresse* dans leurs jeux icariens; Mlle Zœa gymnasiarque au trapèze et aux anneaux, modèle de grâce, de force et de forme que nous avons applaudie déjà avec son père M. Star, et qui exécute aujourd'hui un travail mieux réglé encore, et assurément plus impressionnant; Mme llelfen Pascal, dans ses chansons créoles, andalouses et françaises; M. Molivier: M. Debrimont, diction ; Mlle Jeanne Perret, comique danseuse; Mlle Lagrango, diction; Mlle Chalande, genre; M. Heudebert, comique. Quant à Mlles Laurence, une bonne romancière : et Florence, comique de genre; quanta MM. Dalvillo et Morand, comiques, leur succès continue, toujours aussi brillant.
Moulin-Rouge. — Deux nouveaux débuts cette semaine: M. Mazeran, l'homme aux mille trucs, qui tient bien son spectateur en haleine. et représentation des sœurs S ko IV, harpistes de la cour impériale de Russie, virtuoses déjà célèbres. M. et Mme Loury, couple d'opérettes, qui a remplacé le couple Aubin-Leonel, obtient toujours bon succès, dans son répertoire très varié de sayn M. Blanchard, comique, a également l'ait d'heureux débuts.
Le cirque Franco-Russe, continue à donner au théâtre des représentations fort intéressantes.
Le concert de la Scala a fermé ses portes i ette semaine; l'affiche dit que c'est pour cause ,1e réparations ; certains, mieux informés, prétendent que c'est par suite de changement de direction.
Emile 1'.
Limoges. — Alcazar. — Mlle Niarquin, l'excellente artiste; Lestino, le comique nain et Weith, le clown musical, viennent de nous quitter, emportant les regrets des habitués de L'établissement Signalons les débuts de M. Mondair, comique de genre, excellent sans les chansons: Si vous vouliez, à Mademoiselle et Le Chemin de Bagnolet. Les Pol'B, duettistes et couple d'opérette, commuent avec s leurs représentations. N'oublions pas Mlle Bellac qui joue parfaitement l'opérette; Mlles Molière, Lachaud, Ninon de 1. enclos. Prochainement débuts de Mlles Aïcha, Millka et Delille.
Martial du Treuil.
Marseille. — Palais <ie Cristal, — Le chansonnier Victor Meosy a donné ane représentation <|ni :i été pour lui l'occasion d'un véritable triomphe. Il ;i dû chanter cinq de Bes meilleures compositions. En préseï . M. Bichaud, Impressario,
;i fait resigner M. Meusy pour une Bérie de reprô- Bentations à donner à sou retour de Mie buts du un comique Vaunel, attendus avec impatience, ont été couronnés d'un immense succès. Pendant
d'une demi-heure, Vaunel a tenu le public bus- I i à ses lèvres. Adieux de Mlle Martinie qui va
noble et de Mlle Blanche Leprince, engai
Montpellier. Débuts annoncés de Mlle Jeannoi mique; des < larméglia couple danseur, de Mlle I tine Méglas : de la compagnie Rajade. Tous ces engagements conclus par M. Adrien Bichaud, impressario spécial da Palais île Cristal.
Alcazar. — Au moment où j'écris mon courrier, le rideau va se lever sur la première représentation d'Aristide Bruant qui sera le grand événement artistique >le la semaine. A huitaine le compte rendu.
Eden-Gymnase. — Samedi 11 mars, ouverture, à moins d'événements imprévus. Armand Docas.
Annonces Artistiques
Sous ce titre, le Mirliton publie:
Les Demandes et Offres d'Emploi
Ces demandes devront lui parvenir au plus tard le lundi matin de chaque semaine, et il y aura lieu de joindre, au texte envoyé, un bon de poste établi d'après les conditions ci-dessous:
0 !'. 50 la ligne (41 lettres) pour une insertion. 0 f. 75 — — — deux insertions.
If. — — — tmis insertions.
Avisez-nous si le danseur de corde D'Jelmako, tellement à Montpellier, est libre d'en ment pour mai prochain, et quelles conditions.
Prière à Irène Henry de l'Eldorado de faire savoir si libre d'engagement après série de représentations aux Variétés de Toulouse.
ETRANGER
Anvers. — Théâtre Royal. — Les jours de Carnaval ont été, pour le père l.al'on, une source de rieux bénéfices. En effet, l'habitude à Anvers pour un certain public est d'aller ces jours-là au Royal et de terminer sa soirée par les bals. Les programmes sont corsés pour la circonstance, et la direction ne regarde pas à deux ou trois actes. Werther est décidément un succès. ., surtout pour M. Bonnard et Mlle Salambiani. Mme Gedda, la première danseuse du théâtre a eu un superbe bénéfice. A cette occasion, il a été représenté un ballet intitulé Les Bouquetières, sorte de pot-pourri musical. Prochainement, bénéfice d'Albers, le sympathique baryton. Programme : Charles VI. Il y aura foule.
Théâtre du Cirque. — Prochainement réouverture avec Ali-Baba. Ténor annoncé, Larbaudiére. La pièce sera luxueusement montée, et tout fait présager un succès.
Scala. — Après les bals, réouverture avec Sainte - Freya. A tirer hors pair parmi les interprètes de CPtte opérette, Mlle Della-Torre, une ravissante personne de grand talent qui, l'année prochaine, fera la joie des abonnés du théâtre Loyal du Parc, où elle est engagée.
Variétés. — Grand succès pour les bals organisés en ce théâtre et spécialement pour celui intitulé Bal des Fleurs et des Confetti, organisé par le Cercle Gardénia. Il y avait foule, et la bataille a été des plus animées.
Il n'y a pour le moment à Anvers aucun caféconcert, mais M. tleye du Palais Indien nous a assuré qu'il exploiterait ce genre à partir du mois d'avril. Gardénia.
Londres. — Alhambra. — Rentrée de Bruet-Ri-
vière, retour d'Amérique. Les • Ever-green », frères siamois. A Y Empire, nouveau ballet: Katrina; beaucoup de succès pour la partition de M. Léopold Wenzel. Cet établissement tient la corde parmi tous les Music-Halls de Londres. Au London Pavillon et Tivoli, toujours les mêmes artistes anglais. A ï'Oxford, on a voulu faire plus fort que le Kangourou boxeur, en faisant lutter un lion; c'est un grand succès et un numéro à recommander à un impressario de Paris. A propos du kangourou, le vrai, le premier, l'original est toujours à V Aquarium. Ganivet passe au Trocadcro, qui possède une très bonne troupe. Brandy-Soda.
Avez-vous renseignements à nous fournir sur genre d'exercices de Spessardi et de ses ours savants.
Alphonso, l'équilibriste, dit l'homme à la tête de fer, est libre d'engagement Lui écrire 16, rue Lalande, à Bordeaux.
A Ladurée. En réponse à demande parue dans Mirliton du 27 janvier, informons avons trouvé gérant et caissière. Gérant, ancien administrateur de théâtres et concerts grandes villes de France. Caissière a passé également par grands établissements. Conditions acceptées. Si vous voulez références, écrivez-nous. Piépondre Frédéric V.
Le Mirliton est en Vente à
Paris, dans tous les kiosques.
Anvers, dépôt du Petit Parisien, Marché aux Souliers.
Bordeaux, chez .1/. Grabij, 11, rue des Piliers de Tutelle.
Bruxelles, chez MM. Istace et Kats, passage du Prince, 5.
Calais, chez M. Pauwels, rue Royale.
Douai, chez M. Vaquez, vue du Cloître -Saint- Pierre.
Havre, chez M. Tenaillon, 20, rue de la Bourse.
Limoges, chez M. Grilliere, place Denis-Dussouhs.
Lyon, chez M. Chon, 16, rue des Archers.
Marseille, au kioque Dumont, rue de Noailles.
Nimes, chez M. Boissier,9, rue rmeine.
Orléans, chez M. Thiédu, place du Martroi.
Poitiers, à la Direction de l'Eldorado.
Rouen, chez M. Gaucher,1^, rue des Carmes.
Toulon, chez M. Raybaud, libraire, rue de l'Intendance; dans trjus les Kiosques et au Casino.
Toulouse, au kiosque Ancelin, avenue Lafayette
La Vertu de la Commandante0*
(Fin).
Alors une colère me saisit .. Je courus à la porte et je l'ouvris toute grande :
— Entrez, monsieur!... et faites votre devoir !
Le commissaire, ceint de son écharpe, pénétra dans la chambre, suivi de deux autres individus.
— Mais, on s'est trompé ! s'exclama un gros bonhomme rougeaud. Je n'ai jamais vu madame... Ce n'est pas ma femme !
La police égarée par une fausse indication, avait fait fausse route. C'était un autre couple que l'on cherchait! Le magistrat se retira après m'avoir présenté d'un ton trop poli toutes ses excuses pour un dérangement aussi inopportun.
Je m'aperçus seulement alors que j'étais à moitié nue. Mon amant était en caleçon, encore sous le coup de l'émotion qu'il venait de ressentir... Il me regarda piteusement.
Nous nous rhabillâmes en silence et à la hâte, sans qu'il vînt à l'un de nous l'idée de reprendre la conversation au point où nous l'avions laissée...
Depuis, je l'ai revu quelquefois, de loin en loin... Mais, à dater de ce jour, je pris en haine les beaux hommes en général et les officiers en particulier.
Malheureusement je n'en restai pas là et, l'année suivante, je me toquais d'un poète de salon... Oh ! un garçon d'une excellente famille, si doux, si blond, si fille, si le contraire de Vautre^ que je reconnus tout de suite combien je m'étais abusée la première fois.
Ma nouvelle passion avait des yeux bleus, des gilets soutachés d'or et de longs cheveux... il paraissait voué à une phtisie prochaine...
Il célébrait dans ses vers les infinis délices que goûtent les vrais amants, et ma romanesque imagination me le montrait raffiné en l'art d'aimer...
Celui-là, je l'enlevai... mais instruite par l'expérience, je refusai l'hospitalité de ces immeubles parisiens qui ne savent pas même vous mettre à l'abri d'une descente de police, et ce fut dans la paisible petite ville de Saint-Germain-en-Laye que je résolus d'aller abriter nos amours...
Nous étions du reste fort bien dans une confortable chambre de l'hôtel du Princede-Galles... et nous arrivions au point piécH
(i) Extrait de " Le Beau Mouac " par Oscar Méténier, i volume, chez Charpentier et Fasquelle, éditeurs, il, rue de Grenelle. Paris.
CHEMINS DE FER
DE
Paris à Lyon et à la Méditerranée
Billets d'aller et retour à prix réduits.
La Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée délivre toute L'année, sur Bon réseau, dea billets d'aller et retour de Lre, 2e et 3e classes, avec prix comportant une
réduction de 2~> pour cent sur les prix orainair< De ou pour Paris, dans un rayon de 600 kilomètres De ou pour les rares de Lyon et celles de Marseille;
dan- nu rayon de ^'*) kilomètres; De ou pour les chefs-lieux de département et loca-
lités assimilées, dans un rayon de 10' » kilonn'li
De ou pour les chefs-lieux, d'arrondissement et localités assimilées, dans un rayon de 75 kilomètres.
Chemin de fer d'Orléans
Voyages aux station** thermale*) hivernale» et balnéaire** «!«'** Pyrénées ot «lu Uult'e de Gascogne^
La CompTgnie d'Orléans, d'accord avec celle du Midi, vient d'adopter de nouvelles mesures eu vue de faciliter des voyages aux Pyrénées et sur les bords du golfe de Gascogne.
1 • La durée de validité des billets d'aller et retour, individuels, de toutes classes, réduits de 25 0/0 en lre classe et de 20 0/0 en 2' et 3 classe sur les prix du tarif général, vient d'être portée de 10 à 15 jours, non compris les jours de départ et d'arrivée.
En outre, la durée de chacune des deux périodes de prolongation qui sont accordées aux voyageurs moyennant le paiement, pour chacuue d'elles, de 100/0 dé ia valeur du billet, est portée de 5 à 10 jours.
2" Les billets d'aller et retour de famille à prix réduits, de lre et de 2- classe, dont la durée de validité est de 33 jours non compris les jours de départ et d'arrivée, devaieut anciennement comprendre au moins trois personnes.
Or, une réduction de 20 0/0 sur les prix du tarif général est accordée, actuellement, aux familles de deux pereonues ayant à parco.irir une distance d'au moins 500 kilomètres, aller et retour compris.
Ces divers billets sont délivrés, tonte l'année, à toutes les stations du réseau d'Orléans, pourvu que la demande eu 6oit faite au moins 4 jours à l'avance.
Chemins de fer de l'Onest
Les communications entre Paris et Londres sont assurée daus chaque sens, par quatre services rapides:
par Calais et Douvres
Les départs de Paris ont Peu à 8 h. 20 et 11 heures du matin (lre et 2e classe), et à 7 heures 45 du soir (lre classe seulement ), et les arrivées à Londres à 5 L, 7 h. 15 du soir et 6 heures du matin.
Les départs de Londres 6ont fixés a 8 h. et 11 h. du matiu (lre et 2e classes), et à 8 h. du soir (lre classe seulement) et les arrivées à Paris à 5 h. il, 7 h. 40 du soir et 5 h. 50 du matiu.
par Boulogne et Folkestone
Le départ de Paris a lieu à 9 h. 40 du matiu (lre et 2j classe) et l'arrivée à Londres à 5 h. du soir.
Le départ de Londres est fixé à 9 h. 40 du matin (lre •t 2e classe), et l'arrivée à Paris à 5 h 57 du soir.
où, lors de ma précédente aventure, nos épanchements avaient été interrompus par l'arrivée intempestive du commissaire, quand soudain, mon poète ferma les yeux et laissa tomber sa tête bouclée sur l'oreiller.
Je crus à une pâmoison... prématurée...
Je couvris de baisers son front, il était glacé! .. Ses mains étaient inertes... Je l'appelai. Il ne répondit pas. Je mis la main sur sa poitrine... Je ne sentis pas battre son cœur !
Epouvantée, je tirai violemment le cordon de la sonnette. On accourut, mais les soins les plus empressés ne purent le rappeler à la vie.
Un médecin fut mandé, qui l'examina.
— Il n'est pas mort, n'est-ce pas... docteur?
— Non... c'est une syncope. Voici une potion dont vous lui introduirez quelques cuillerées entre les lèvres et il reviendra à lui.
Je respirai fortement. Le docteur me prit à part :
— Il y a longtemps que vous... connaissez ce jeune homme?
— Mon Dieu! non... fïs-je embarrassée, c'est même la première fois...
— Eh bien! un bon conseil... ne recommencez plus... il a une maladie.de cœur et il est exposé au même accident chaque fois que...
— J'ai compris, docteur, fis-je en l'interrompant vivement, j'ai compris ! Merci de l'avis !
Au bout de deux heures, le poète revint à lui. Dès qu'il eut pris quelques forces, nous partîmes. J'avais hâte d'être arrivée. Comme nous entrions à la gare, quelqu'un me tira par la manche.
Mon Dieu ! quoi encore ?
Je me retournai vivement.
C'était un domestique de l'hôtel qui me dit d'un air narquois :
— Madame... c'est le médecin, que vous avez fait venir pour le monsieur et que vous avez oublié de régler!...
Je mis un louis dans la main de cet abominable gêneur et j'entraînai mon monsieur dans la salle d'attente...
— Depuis, conclut la comtesse, je vous jure que je n'ai jamais rencontré un homme qui fût aussi beau, aussi distingué, aussi digne d'être aimé que le commandant d'Estonnac. Je n'ai eu aucun mérite à rester vertueuse, car c'est une sotte chose que l'adultère, et vous voyez qu'il est bien vrai, comme je vous le disais à l'instant, que le jeu n'en vaut pas la chandelle !
Oscar Méténier.
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Le Gérant, Aristide BRUANT.
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M527 année 7-9, no 100