‹ Le MirlitonChapitre 8 sur 47 · LA FEMME MISE A LA RAISON · texte numérisé non relu

LA FEMME MISE A LA RAISON

Robinet fit la lescive,

Par un matin qu'il pleuvait;

Il la coule, il la lave,

La porte même au séchoir;

Faites trélous pour vos fem ne?,

Ainsi que fait Robinet.

11 la coule, il la lave, La porte même au séchoir ; 11 revient à son ménage Pour bercer l'enfant qui brait.

Faites trétous pour vos femmes, Ainsi que fait Robinet.

Il revient à son ménage Pour bercer l'enfant qui brait.

Un jour Robinet s'avise Qu'il en avait par trop fait.

Faites tiétous pour vos femmes, Ainsi que fait Robinet.

Un jour Robinet s'avise Qu'il en avait par trop fait, Il a pris une houssine Dessus sa femme frappait.

Faites trétous pour vos femmes.

Ainsi que fait Robinet.

Il a pris une houssine Dessus sa femme frappait, Eh! quoy, madame la bête :

Seray-je toujours valet?

Faites trétous pour vos femmes, Ainsi que fait Robinet.

Eh ! quoy madame la bête, Seray-je toujours valet?

Vrayment,je serai le maître Ou bien vous direz pourquoy.

Faites trétous pour vos femmes, Ainsi que fait Robinet.

Dans }

ue

CHANSONS

ET

MONOLOGUES

PAR

ARISTIDE BRUANT

DESSINS de

STEINLEN

1 VOLUME IN- 18 Prix: 3 fr. 50

£ nvoi franco contre mandat poste ù r adresse de M. Aristide BRUANT, SJ, boulevard Rocheehouart, PARIS

Le Gérant, Aristide BRUANT. imp. pairault et Cie, 3, passage Nolîet, Paris

Cet homme qui était couché, là... à côté — Je vais t'en foutre des: Tue ! a dit le

de moi... qui parlait de couper des cabè- commissaire. Attachez-moi cet oiseau-là!

ches... c'était peut-être... Je me souvins Mais déjà les agents l'avaient renversé

que le médecin avait déclaré que la vieille sur le lit.

femme de Vincennes avait dû être frappée — Vous avez de la veine d'être six, di-

par quelqu'un du métier... sachant manier sait Martinet pendant qu'on lui passait son

le couteau... Et lui, qui était boucher!... pantalon, si vous aviez été que trois, vous

Et cette bague, ces boucles d'oreilles... et y auriez pas coupé! •

sa peur en entendant du bruit!... Ça de- Et on l'a descendu, ficelé, dans un fiacre.

vait être lui... C'était lui, l'assassin... bien Moi, je me suis cachée pour pas qu'il me

sûr! Je rassemblai mes dernières forces... voie, et en partant le commissaire m'a re-

je me soulevai... Il dormait... je n'avais merciée. Eh bien ! Laquelle d'ici n'aurait

plus qu'une idée... me sauver! S'il faisait pas fait comme moi ?

semblant... de dormir... il me tuerait! Ah! Toutes les femmes, atterrées, se taisaient.

tant pis!... Tout plutôt que de rester là, Enfin, le silence fut rompu par l'exclama-

seule... à côté de ce couteau, dont la lame tion d'une petiteblonde, qui n'avait encore

luisait... La bougie était restée allumée... rien dit:

et doucement, je parvins à me tirer du lit... • — Ah ! nom de Dieu! c'est pas rigolo

Lui, il ne bougeait pas! Je ne sais pas tous les jours le métier de putain.

comment j'ai tait mon compte... j'ai pas — Tu ne réponds pas, Lucie? insista

seulement remué les rideaux du lit... l'ne Violette.

fois par terre... je me suis mise à mar- Lucie très pale, les yeux brillants, les

cher... doucement... le parquet craquait.... narines dilatées, encore sous l'impression

La porte!... et cette porte fermée à clef... du récit terrible, releva la tête :

s'il allait entendre crier la serrure... les — J'aurai jamais ta chance, dit-elle.

gonds!... J'ai bien dû mettre dix minutes Moi, un homme comme cela... je l'aurais

pour l'ouvrir... 11 dormait toujours! En- défendu! C'étaitunmâle, au moins, celui-là!

lin. la porte entrebâillée, je me suis glissée r»„„„ vt -

' v -, . TT r •J i , • Oscar Mltlnier. comme j ai pu... Une lois sur le palier...

Ah ! mes enfants, quel soupir !... Je ne me

souviens pas d'ayo.r descendu l'escalier. pouu po -,,,,,, QNE C0UR0NNE

En bas, il y avait encore du monde... Je

suis tombée, affalée sur une banquette... v LA T0MBB

— Qu'est-ce qu'il y a? Tu es blessée? d'ANDRÉ GILL

— Non... je n'ai rien! Mais là-haut... je Le 3 Novembre 1S01 n'y retourne plus... jamais ! C'est lui, lui,

l'assassin! .. l'assassin de Vincennes! 1{esle (,.e la Souscription de l'année

Le patron a enfilé sa veste. Je ne sais dernière , ... 41 65

pas le temps qui s'est passé... je ne sais pas Galoche ^ 5 ko

ce que j'ai raconté... j'étais folle, abrutie... Edouardos' de Barros Lobo.' ', i »

Le commissaire est venu... un homme Jamet architecte 50

très bien, avec des lunettes et un para- F. de la Bigne. . . ± »

pluie. Il m'a interrogée... 11 y avait avec Majeur de Poligny 1 »

lui des messieurs... des messieurs de la X 1 »

Sûreté. Il y en a un qui m'a dit qu'on avait Trébad de Beauvais 1 »

des soupçons sur un garçon boucher qui n» p-if8an* | *

s'appelait Martinet. Il m'a demandé son si- V, ■ }}h, , * *

gnalement. fu& Haillet :

— C'est ça! c'est bien ça! répétait-il ! F. Boon ".11 C'est lui, nous le tenons ! Alfred.' . . . .* . . . 50

Il m'a demandé où il y avait le couteau, Henri Watripon. ... ... 1 »

le revolver... J'ai dit tout et ils sont mon- Allred » 50

tés... et le commissaire est entré le pre- N'importe qui ? 1 .

mier... tranquillement... avec son para- « '-'..*

pluie... derrièreles messieurs delà Sûreté... Museau g ,,n

Lui, il dormait touiours et ça ne la pas re- u-.,,..;. ,„ -,,

veille... On a saisi le couteau, le pistolet, l. G . 2 »

la bague, les boucles... Celui de la Sûreté Patara el linais. . ï »

a répété tout bas au commissaire : Flûte (Madame) 2 b

— Oui, voilà les bijoux! c'est ça, c'est /- " la

bien ça!... Et puis, c'est bien lui, aussi ! Sainl-Clair 1 50

Alors le commissaire a tiré un pied au ^eSaS Marcel . . » •>(>

type et il l'a appelé: Gacougnolle ■> ».

— Martinet !... Eh! Martinet ! Charles8 ' ! ! Ah ! mes enfants, jamais j'oublierai ça! .. Philomène 10 »

Il s'est redressé d'un seul coup en criant : Jeanne. ........... 1 »

— Tue!... Tue !... Didier '. 1 »

VIEILLES CHANSONS

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