‹ Le miroir de la vieChapitre 26 sur 62 · INTRODUCTION. XXXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXXI

son imagination les évoque, — mais pour rappeler des exemples peu connus ou pour confronter des ressemblances ou des dissemblances oubliées. Ainsi, en traçant l'évolution de quelques genres en Art, on se trouve avoir esquissé, sous un autre angle que l'histoire, l'évolution de la vie.

Pour cela, quelles œuvres fallait-il choisir? — Les principales. On n'a pas tracé ici l'évolution d'un genre avec ses exemplaires médiocres, mais avec ses chefs-d'œuvre. Si l'on tenait compte des médiocrités, il n'y aurait pas de courbe évolutive possible. Il reste toujours en Art de médiocres exemplaires d'un sentiment, comme, dans la Biologie, il peut rester des espèces intermédiaires inférieures longtemps après que l'espèce supérieure est apparue et domine le genre . L'Art comme la vie, a ses « aberrants ». Plus même qu'en Biologie, car une fois une formule donnée dans le passé, comme il est plus facile de la répéter que de la remplacer, on peut être sûr qu'il y aura des survivances ou des rétrogradations d'organisations en Art qu'il n'y a pas dans la vie. Si l'on veut décrire clairement sa marche, il faut les oublier.

Il ne faut d'abord prendre, parmi tous les exemples, que les plus marquants, d'abord les

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