‹ Le miroir des heures, 1906-1910Chapitre 1 sur 105 · PAYSAGE · texte numérisé non relu

PAYSAGE

On voit, de cette place, entre ces deux pins verts

Dont 1 ecorce est vermeille, La douceur d'un beau ciel au-dessus d'une mer

A son azur pareille.

Les hauts arbres ég-aux que balance le vent,

En leurs fines aiguilles Laissent pendre leurs fruits, écailleux et vivants,

Ainsi que des coquilles.

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Dans le flot invisible et transparent de l'air

Elles baig-nent, bercées, Tant le ciel semble bien continuer la mer

Jusques en nos pensées

Où se confond, avec le murmure marin,

De la vag-ue à la grève, Le doux, le long- soupir que fait, parmi les pins,

La brise la plus brève...

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