S LE MIROIR DES QEURE
Je suis venu chercher sur ce brûlant rivage,
Que bat un flot plus clair, Pour un autre moi-même, un autre paysage,
Et j'ai passé la mer.
Je n'écoute plus rien des voix que mon oreille
Ecouta trop longtemps Et que me murmurait la parole vermeille
De ta bouche, Printemps !
Mes yeux ne veulent plus suivre dans les allées
De ton jardin moussu, Automne, les espoirs et les ombres voilées
Qui m'ont longtemps déçu!...
C'est pourquoi, sous ce cieltorride et monotone,
D'azur pacifiant.
Je suis venu chercher le lourd repos que donne
La terre d'Orient;
Et, sans que rien de plus occupât ma pensée> Tout le jour, jusqu'au soir,
J'ai regardé mourir cette rose enlacée A ce beau cyprès noir.
LB MIUOIR DES HKURES