‹ Le miroir des heures, 1906-1910Chapitre 23 sur 105 · S LE MIROIR DES QEURE · texte numérisé non relu

S LE MIROIR DES QEURE

Je suis venu chercher sur ce brûlant rivage,

Que bat un flot plus clair, Pour un autre moi-même, un autre paysage,

Et j'ai passé la mer.

Je n'écoute plus rien des voix que mon oreille

Ecouta trop longtemps Et que me murmurait la parole vermeille

De ta bouche, Printemps !

Mes yeux ne veulent plus suivre dans les allées

De ton jardin moussu, Automne, les espoirs et les ombres voilées

Qui m'ont longtemps déçu!...

C'est pourquoi, sous ce cieltorride et monotone,

D'azur pacifiant.

Je suis venu chercher le lourd repos que donne

La terre d'Orient;

Et, sans que rien de plus occupât ma pensée> Tout le jour, jusqu'au soir,

J'ai regardé mourir cette rose enlacée A ce beau cyprès noir.

LB MIUOIR DES HKURES

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