‹ Le miroir des heures, 1906-1910Chapitre 30 sur 105 · S4 I-B MIROIR DES HEURES · texte numérisé non relu

S4 I-B MIROIR DES HEURES

Et vous vous asseyiez, votre cigare aux lèvres,

Sur ce vieux banc, A ce paisible endroit, à cause de ses cèdres,

Dit « le Liban ».

Vous y rêviez peut-être, en ces soirs où Von pense

A son matin, Au Jeune homme Jadis venu vers notre France

D'un ciel lointain.

A votre voix vibraient, quadruples et Jumelles,

Les rimes d'or, Car vos sonnets, à vous, furent vos caravelles,

Conquistador/

L'heure est douce. Le cèdre en pyramide étale

Les verts plateaux, En étages, de sa ramure horizontale.

Tente ou tombeau!...

Mais le Jour, peu à peu, qui commence à décroître

Et qui s'en va, Me rappelle à mon tour, vers le préau du cloître,

Sombre déjà.

LE MinOm DES IIKUnEB 85

Partons, mais en partant, au jardin da septembre,

Cueillons aussi Ces Jleurs que vous voyiez Jadis, de votre chambre,

Fleurir ici.

Roses d'or triomphal, roses de pourpre noire,

Trophée allier A qui se mêle maintenant l'odsur de gloire

Du vert laurier!

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