‹ Le miroir des heures, 1906-1910Chapitre 76 sur 105 · RETOUR SUR L'EAU · texte numérisé non relu

RETOUR SUR L'EAU

Le jour décroît. Stamboul s'éloigne. Le caïque Remonte le Bosphore en fendant le flot prompt Et longe, sous l'effort qui pèse à l'aviron, Silencieusement la rive asiatique.

Des villages. Maisons en bois. Platane. Crique.

Vieux yalis peints de rouge et d'ocre. Un doux vallon.

Un kiosque, une odeur de jasmin, et, le long

D'un quai de marbre où passe un Turc, un chien étique...

Quelques tombes parmi les cvprès... C'est le soir. Je pense à cet habit de guerre qu'on fait voir Au Trésor des Sultans, en sa vitrine close :

Au siège de Bagdad, Amurat l'a porté... La gloire ne vaut pas le parfum d'une rose, Et le temps où l'on aime est seul l'éternité I

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