LE NOM
Vous ne fûtes long'temps, ô nom oriental, Qu'un incertain écho de splendeur et de gloire Où pour moi se mêlait, dans un bruit sans mémoire Le frisson de la soie à Téclair du métal.
Vous étiez le marteau délicat et brutal Sous qui le fer ardent bave à l'enclume noire. Et l'aig-uille qui fait, au tissu qui se moire Courir en arabesque un fil ornemental.
Maintenant, ô Damas, je sais votre beauté. Je connais dans leur g'iâce et dans leur vérité Le parfum de vos fleui's et l'eau de vos fontaines,
Car, devant le turbé du sultan Saladin,
J'ai vu, par un beau soir, près d'une vasque pleine.
S'épanouir la rose à l'ombre du jasmin I
LE MÉDAILLIER 187