‹ Le miroir des joursChapitre 12 sur 120 · L'HEURE CALME · texte numérisé non relu

L'HEURE CALME

Les tics-tacs hâtifs des pendules Se répondent dans la maison Tranquille, où par la vitre entre le crépuscule, Naissant, là-bas, à l'horizon.

Le silence s'aggrave d'ombre, L'intimité s'approfondit De tout le charme triste et doux que la pénombre Avec mystère répandit.

C'est l'heure où le sang bat aux tempes Plus lent, où le rêve descend, Où volontiers l'on tarde à rallumer les lampes Dans le soir peu à peu croissant ;

L'heure de solitude calme, Où quelque dieu tendre aux humains Semble nous éventer le coeur avec sa palme Fraîche, en ses invisibles mains ;

Tandis que meurt le crépuscule Noyé de soir à l'horizon, Que les tics-tacs hâtifs des sonores pendules S'interpellent dans la maison . . .

Page 1