‹ Le miroir des joursChapitre 28 sur 120 · LE PASSAGE · texte numérisé non relu

LE PASSAGE

Il n'est pas l'automne encore, Il n'est déjà plus l'été ; Quelque chose dans l'air subtilement colore Le ciel d'une autre clarté.

Il est des soleils magiques, Infiniment blonds ou ronz ; Mais, comme las de luire, ils se penchent, obliques, Et leurs rayons sont plus doux.

Et des fleurs de toutes sortes Vivent, splendides eneor ; Mais voici fuir, dans le sentier, des feuilles mortes En petites robes d'or.

Par le jeu des fines teintes Qui réjouissent les yeux, On voit que les ardeurs des sèves sont éteintes Dans les rameaux un peu vieux.

Ce n'est pas eneor l'automne, Déjà, ce n'est plus l'été, Mais la transition exquise et monotone Vers une grande beauté !

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