‹ Le miroir des joursChapitre 35 sur 120 · L'APOTHEOSE · texte numérisé non relu

L'APOTHEOSE

Par la vitre embrasse où meurt le soleil roug« Qui rose la blancheur du rideau transparent, Je regarde flamber sous l'azur fulgurant Un arbre d(»nt lu tête à demi -chauve houppe.

Et dans cette splendeur baignant sa nudité, Plein de lumière dont le prisme le colore, Magnifique, il a l'nir de croître dans l'aurore Et de tremper au ciel son vieux front dévasté !

Droit sur le couchant pourpre, il décQupe ses hranches Et ses rameaux pareils à du pâle corail, Et dans sa cime ardente ouverte en éventail Il balance de l'or mêlé de lueurs blanches.

Mais le royal soleil que le soir a surpris Disparaît en laissant un vestige de gloire. Et l'arbre qu'il a fait splendide, en l'ombre noire, Nu de rayons, n'est plus qu'un vieil érable gris.

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