‹ Le miroir des joursChapitre 56 sur 120 · DOUCE OBSESSION · texte numérisé non relu

DOUCE OBSESSION

Lorsque je vous ai vue une heure seulement, De votre souvenir je ne puis me distraire ; Je rêve, et dans mon coeur votre regard charmant Demeure tendre et pur, souriant et sincère . . .

Oui, vous abandonnez quelque chose de vous

Dans ma main, sur ma bouche, à mon front, qui m'obsède

Délicieusement, comme un songe très doux

Dont la caresse heureuse et brève nous possède.

Rien n'existe, à part vous qui m'avez fait aimer ! Votre image remplit ma pensée et la garde ; Si je laisse mes yeux longuement se fermer, En moi-même, c'est vous encor que je regarde I

Et je sens votre esprit flotter autour de moi, Comme une rose laisse un parfum après elle ; Je vous respire avec un ineffable émoi, Car vous êtes dans l'air, invisible et réelle,

Par le secret pouvoir de votre amour fidèle !

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