JE REGRETTE LES YEUX
Je rejçrette les yeux qui jadis m'ont souri Parce que je fus pâle et que ma chair souffrit ; Malgré ce que le temps en nous efface ou voile, De leurs regards émus ma mémoire s'étoile. Je me suis fait moi-même un ciel intérieur Que l'esprit de ce siècle incrédule et railleur Ne pourrait dépeupler do mes visions chères. J'ai suspendu trop haut mes petites lumières
Pour qu'un souffle méchant les éteignît jamais. Vous êtes mes clartés, jolis yeux que j'aimais ! Gardez, en vous fermant, de replonger dans l'ombre Mon âme oiï, prêt au mal, se blottit l'ennui sombre. .