‹ Le miroir des joursChapitre 91 sur 120 · LA MUSE · texte numérisé non relu

LA MUSE

La Muse, un soir d'ennui, m*a dit : Console-toi. N'ai-je pas les beaux yeux des femmes les plus belles f Et la tiède douceur de mes mains maternelles N'a donc pas caressé ton front penché vers moi T

Quand ton esprit est las et ton âme en émoi, Je viens à ton chevet sitôt que tu m'appelles ; Je suis la Femme auguste, incarnant toutes celles Qui retrempent les coeurs et raniment la foi.

Je suis fidèle, et je suis tendre, et je suis pure !

Je suis la vierge fière et la compagne sûre,

Et mes embrassements font oeuvre de beauté !

Je couvre ma splendeur du manteau de mon aile,

Mais je me livre nue à qui l'a mérité !

J'ai l'espoir et l'amour, et je suis immortelle !

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