‹ Le miroir des joursChapitre 94 sur 120 · LE CIEL INTERIEUR · texte numérisé non relu

LE CIEL INTERIEUR

Mon coeur est comme un grand paradis de délices Qu'un ange au glaive d'or contre le mal défend; Et j'habite mon coeur, pareil k quelque enfant Chasseur de papillons, seul, parmi les calices.

Gardé des chagrins fous et des mortels supplices,

En l'asile âeuri du jardin triomphant,

Pour me désaltérer, dans le jour étouffant.

J'ai ton eau, frais ruisseau du rêve bleu, qui glisses 1

Je ne sortirai plus jamais du cher enclos Où, dans l'ombre paisible, avec les lys éclos, Par ses parfums secrets je respire la vie.

Car la nature a mis en moi l'essentiel

Des plaisirs que je puis goûter et que j'envie :

C'est en moi que je sens mon bonheur et mon ciel I

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