‹ Le miroir des joursChapitre 95 sur 120 · IDEAL · texte numérisé non relu

IDEAL

Malgré tous les soucis cachés, toutes les peines Dont s'affole son coeur misérable et lassé, L'homme en lui voit surgir des lueurs souveraines, Astre alliuné par Dieu, sur sa douleur dressé.

L'idéal lumineux de ses grands rayons calmes L'embrase avec douceur, intérieurement ; Il entend des chansons, il voit flotter des palmes Et son esprit guidé s'envole au firmament.

E monte en la clarté que la foi lui dévoile; Ses ailes sont l'espoir, sa force le désir ; H monte, et se repose à la première étoile, Si la fatigue du bonheur l'a pu saisir !

Heureux si, pour jamais, perdant ce goût de cendre Que sa bouche reçut de la réalité, Du sommet de son rêve il ne pouvait descendre Et vivait dans l'azur pendant l'éternité 1

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