APRÈS-MIDI
La spl-deur du soleil viole ite les yeux.
Les arbres ont une ombre oblique à côté d’eux.
On entend la r:meur sonore et continue
Que font les charriots lourds sur la pierre nue.
La lumière aveuglante emplit le firmament,
Et les versiennes sont closes soigneusement.
Les oiseaux sont perchés dans la fraîcheur des branches Et regardent passer, lentes, des robes blanches.
Par instants, l’on dirait que tout fond au soleil,
Ou que la rue entière est livrée au sommeil,
LB MIROIR DES JOURS RE Tant la tranquillité s’épand, morne et profonde, Et semble Propager sa torpeur sur le monde, Mais ce silence est encore de sons formé :
Le calme d’une ville est fait «te bruit calmé, Et même quand la nuit sur elle étend ses voiles, Il semble qu’un frisson descende des étoiles ! L’après-midi doré s'écoule avec lenteur, Epuisé d’éblouissement et de chaleur, Et, petit à petit, agonise et recule
Devant l’avènement rose du crépuscule...