‹ Le miroir des jours [microforme]Chapitre 36 sur 125 · LES ARBRES D'OCTOBRE · texte numérisé non relu

LES ARBRES D'OCTOBRE

Au soleil, le matin, les arbres sont en or ; Octobre leur a fait des feuilles précieuses

Qui tremblent à la brise et, toujours anxieuses, Craignent le vent d'automne en qui passe la mort.

C’est l’immobilité maintenant qu’elles aiment, Ou, venant à l’entour des branches voltiger, Le souffle inoffensif qui les frôle, léger,

Et fait luire les tons jaunes qui les parsèment.

Combien choiront avant le doux soir automnal ! Toujours sur le trottoir il en nei

ge quelqu’une.

Ce doit être,

là-haut, une angoisse à chacune

Quand la petite Soeur quitte l’arbre natal. «

Mais l'orage viendra les pacifier toutes !

Un grand Coup de vent dur tordra V Et comme des oiseaux qu’on chasse Les feuilles partiront en /’

arbre soudain, du jardin, air, tombant aux routes,

Et les seuils en seront dorés jusqu’au matin.

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