‹ Le miroir des jours [microforme]Chapitre 39 sur 125 · ÉRABLE ROUGE · texte numérisé non relu

ÉRABLE ROUGE

Dans le vent qui lés tord les érables se plaignent,

Et jeu sais un, là-bas, dont tous les rameaux saignent !

Il est dans la montagne, auprès d’un chêne vieux,

Sur le bord d’un chemin sombre et silencieux.

L'écarlate s'épand et le rubis s'écoule

De sa large ramure au bruit frais d’eau qui roule.

11 n’est qu'une blessure, où magnifiquement

Le rayon qui pénètre allume ur: flaraboiement !

LE MIROIR DES JOURS 79 a = a Le bel arbre ! On dirait que sa cime qui bouge

A trempé dans les feux mourants du soleil rouge !

Sur le feuillage d'or au sol brun s’amassant, Par instant, il échappe une feuille de sang,

Et quand le soir éteint l'éclat de chaque chose,

L'ombre qui l’enveloppe en devient toute rose !

La lune bleue et blanche au lointain émergeant,

Dans la nuit Vaste et pure y verse une eau d'argent.

Et c’est nne splendeur claire que rien n’égale,

Sous le soleil penchant ou la nuit automnale !

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