LES FEUILLES
: Tout est vert sous nos pas, sur nos fronts tout est vert ! ; Aux jours du renouveau mon âme se recueille, Et je chante, inspiré par la douceur de l’air,
Le gloire des premières feuilles.
. Les petites feuilles d’un jour, | Tendres, à peine déplissées, Qui semblent faites de velours
Pâle, et de lumière glacées :
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a — Feuilles de longs saul
es hâtifs, Feuilles q
s ’érables dentelées, Feuilles de bouleaux,
feuilles d'ifs, Feuilles des arbres de
8 allées,
Toutes croissent pour que les nids, Ayant leur feuillage Pour voiles, Soient peuplés d’espoirs infinis,
Cachés même aux Yeux des étoiles !
Elles gardent bien leur
secret Les netites feuilles dise
rètes :
À peine un seul geste indiscret
Quand au vol les ailes sont prêtes...
Et qu’elles sont belles à voir Après la Pluie, au clair de lune !
Dans Je calme odorant du soir,
C'est, Comme enchassé dans chacune,
Un liquide et pur diamant Qui tremble sur la feuille sombre, C’est comme un autre firmament
Brillant tout près de nous, dans l’ombre !
C'est aussi, le long des maisons, La fraîcheur t ndue aux persiennes, Et les indicibles frissons
De la brise musicienne...
! C’est le repos des yeux lassés, Î La poésie et le mystère, | L'abri des rêves caressés, | Et c’est le salut de la terre ! |
Tout est vert sous nos pas, sur uos fronts tout est vert ! Aux jours du renouveau mon âme se recueille, Et je chante, inspiré par la douceur de l'air,
La gloire des premières feuilles !
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