AUX ARBRES MORTS
Arbres qui verdoyez au soleil triomphant,
0 ls harmonieux de la bonne nature,
Toujours debout, dressant votre fière stature, Comment grandirez-vous si rien ne Vous défend ?
rs * Qu'on entend, grands vaincus, sur Vous pleurer le vent...
Loin des tristes cités barbares où nous sommes, Dans des bois inconnus, hors du regard des hommes, Beaux arbres, Puissiez-vous revivre pour jamais |
Nous n’avons Pas assez l'amour des verts feuillages Pour que, dans les vallons ou sur les clairs sommets, Vous abritiez nos fronts de vos bras chargés d’âges.