‹ Le miroir des jours [microforme]Chapitre 95 sur 125 · L'ÂME CACHÉE · texte numérisé non relu

L'ÂME CACHÉE

Il n’est pas bou de trop se regarder agir Ni de scruter le fond obscur de ses pensées :

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Que d'oeuvres chaque jour par l’esprit commencées Dont l’intime secret force l’âme à rougir !

Marche naïvement comme un enfant candide, Sans rechercher toujours la raison de tes pas ; Peut-être que, honteux, tu n’avancerais pas

Connaissant le motif ignoré qui te guide.

Rien n’est pur tout à fait dans le eceur des humains : Le ma] originel, comme une sombre tache,

Aux plus beaux sentiments subtilement s'attache, — Et le poignard est dans la loyauté des mains !

Ne te regarde Pas au miroir de ton âme Accomplir doneement ton paisible destin .

Devant ton acte clair et ton désir certain

Le dégaût te Prendrait de te savoir infâme !

Vis sans te croire bon, sans te craindre méchant ; Ton amour est pareil à celui qu’on te donne, Par la tienne, Sachant la faiblesse, pardonne,

Ta voix d’ange déchu peut encore être : char

L'homme est fourbe, orgueilleux, imparfait, x Sur son fumier, le rêve éelot comme une fleur Respire son arome, admire sa couleur,

Et rends grâce à Jamais au rêve secourable

S'il te fait oublier quel mal ronge ton coeur !

BIBLIOTHEQUE SAINTE-CLAIRE D'ASSISE ‘J'ai des rêves de gloire en mon âme inquiète."

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