CHAPITRE II. — Le Gisant
Page 178. — « Jusqu'au sarcophage chrétien de SanV Apollinare in Classe ou de la Gayolle... »
Le premier à Ravenne; le sarcophage de la Gayolle, présentement à la bibliothèque du Petit Séminaire de Brignoles, passe pour être du n'' siècle ou du commencement du m".
Page 178. — « La stèle fameuse d'Hégéso... »
A la Nécropole du Céramique, près du Dipylon, à Athènes.
Page 180. — << Les savants se désolent de ne pas trouver à ce geste d'explication rationnelle... »
Cf. A. de Ridder. La poigfièe de main sur les has-reliefs funéraires antiques et, sur l'illogisme des cultes funéraires, l'éloquente élude de M. Georges Perrot, La lielic/ion de la Mort et les rites funéraires en Grèce.
Page 181. — ■' La fameuse femme étrusque, la Seianti Thanunia, du British Muséum... »
Voir une figure semblable dans la section étrusque du Musée archéologique à Florence.
Page 183. — « Il se tient aussi droit, couché, que debout à la parade, aussi ferme que la longue épée serrée sur son cœur... t
Voir, par exemple, les tombeaux de Robert d'Artois, à Saint-
Denis, ii'Haymon, comte de Corbeil, à Saint-Spire de Corbeil, et
il'Ulric cl Philipiic «le Werd, landgraves d'Alsace, à Strasbourg, église Saint-Guillaume.
Page 184. — « Écrivait le seigneur du Plessis-Bourré à Colin d'Amiens... »
Cf. Les Mémoires de Philippe de Commynes, 14 janvier 1483.
Page 18o. — i Les chanoines, les évèques et les humanistes italiens sont moins jaloux de leur jeunesse... »
F'ar e-xemple, le Cardinal Buonafede, par Francesco da San Gallo, à la Chartreuse d'Ema et le Marino Socino de Vecchietta, au Bargello, à Florence.
Page 18r). — (( Le cardinal Bruncacci, par Donatello... w A San Nilo de Naplcs.
Page 18a. — « Le cardinal de Portugal, par Antonio llossellinn... »
A San Miniato de Florence.
Page 186. — « Et que l'art devenu savant aura parachevé sa renaissance... »
C'est, en eiïel, de 1512 que date le tombeau du f.'onfalonnier Picro Soderini, par Benedetto da Rovezzano, à l'église du Carmine à Florence, qui i>ent être cité comme le plus hel exemple d'horreur. On y voit éclater le rire des tètes de mort et s'arrondir au-dessus du sarcophage un arc-cn-ciel décoratif fait d'X qui sont des ossements entrecroisés et d'Ô qui sont des crânes. " Pour la première fois, dit très bien M. Marcel Reymond, au lieu de couvrir leur tombe de fleurs, les sculpteurs, par des tètes de morts et des ossements, veidcnt dire la misère et le néant de la vie. •• (La Sculpture florentine, le XVI' siècle et les succexseurs de l'Ecole florentine. Bmedetlo da liovezzaiio.) De la même époque est le tombeau de Bindo Alloviti, à 1 église des Saints Apôtres, à Florence, sur lequel on voit des serpents enroulés autour fies crânes. Kn Franco, on trouve l'exemple le plus décisif de celle évolution en l'Église Saint-Just, à Narbonne, dans un tombeau d'évèque dont le moulage est au Trocadcro. La frise est décorée de tètes de morts et de tètes de chérubins, les unes et les autres cravatées d'ailes: les panneaux du bas .sont remplis par une sarabande de métacarpes, il'apophyses épineuses et de petits radius ou cubitus noués avec des faveurs comme bâtons de sucre d'orge.
Page 186. — « Où est la laideur du cadavre, la nudité dii squelette, la grimace et le rictus de la bouche?... »
Les quelques exemples qu'on pourrait citer, dès le W siècle et même la fin du xiv% tels que le fragment du Tombeau du Cardinal Lagrançfe, aujourd'hui au Musée Calvet d'Avignon et celui de llay'cifjny, à Laon, ne se trouvent guère qu'en France et ne peuvent être considérés ni par leur valeur esthétique, ni même parleur nombre, comme les expressions du sentiment de leur époque.
Page 180. — « Mais angoissée, mais compliquée de démons et de « charuns » diaboliques... »
Voir le Vieillard à l'agonie, bas-relief d'une urne d'albâtre, au Musée archéologique à Florence: l'ombre à cheval entraînée parCharon, urne du Musée de Volterre, et les peintures de la Tombe delVOrco, à Cornéto.
Page 187. — « Le pape Jules II... <>, de Michel Ange... » « De même le pape Paul III •>, de Guglielmo délia Porta.
Page 190. — " Tout le dénùment et l'horreur de la mort...»
Voir également le tombeau de l'amiral de Bonnivel, à la Collégiale du château d'Oiron; celui du cardinal Lagrange au Musée Calvet, a Avignon.
Page 100. — <' Après son trépas... »
Église Saint-Pierre, à Barle-Duc.