CHAPITRE III.— La « Mesnie » de la Mort
Page 193. — « Mesnie ».
Vieux mot français devenu, en diiïérents patois, ?nainie' ou meyrjna, et signifiant maisonnée, ce qui comprend non seulement la famille, et spécialement les enfants, mais aussi les serviteurs, la suite.
Page 193. — « In tombe de Tanagra contient encore un cortège... »
Voir au Louvre les statuettes de Tanagra et de Myrina, et cf. Edmond Pottier, les Statuettes de terre cuite.
Page 194. — «Rien de surnaturel... »
Pour les rares exceptions à cette loi, e.xceptions médiocres
an point de vue cstliélique, cf. Cari Maiia ICaiilTinaiin, Die sppulcralen Jenseilsdenkmai'ler (1er Anlike iirtd des Urchrislentuins.
Page 194. — « Apollon luttant avec Marsyas... » Bas-relief du sarcophage d'Hermo;/ènes, trouvé à Sidon.
Page 194. — « Ou Bacchus traîné en triomphe... »
.\u Musée de Berlin, notamment celui de la Voie Appiennc portant le n° 850.
Page 195. — « Agatlion se tient debout, auprès de sa femme Korallion... »
A la Nécropole du Céramique. ■■ Dion auprt'S de Miiia... • Au Musée National d'Athènes. Cf. Gonze, Attisc/te G rabre lie /'■■', pi. .\LYII1. L)i' même Tiirasias auprès d'I-^vandria, sur la stèle funéraire du Musée de Berlin.
Page 195. — « Les amours grimpent aux échelles pour vendanger, foulent le raisin dans la cuve... »
Voir le sarcophage aux petits amours e.xposé en |)lein air aux Thermes de Dioctétien et le sarcophage dit de la Vendange el du lion Pasteur, au Musée du Latran, à Home, et au Musée de Berlin, les n""^ So.'i, 864, b70, 871 et 870.
Page 195, — « Dos chasseurs accourent, des Perses, au galop de leurs chevaux, et ce sont d'étranges luttes avec des sangliers, des lions ou les poursuites dos cerfs détalant aux quatre coins du sarcophage... »
Voir, par exemple, le sarcopha^'e dit lycéen et le sarcophaKc dit (YAlpjandre, tous deux au Musée impérial de Constanti- Dople; le fragment du Tombeau du rai Mausolr d'Halicarnassc. au British Muséum: le sarcophage dit de la Mgne Ammrndula, celui de Tltrsre et les Antazones.au Musée du Capitole, à Morne; l'urne ciniTaire étrus(]nr' icprcsentant le sUge de Truie, au Musée de Volterre et le rra^,'nienl du sarcophage de la Chasse au sanglier au Musée de Berlin.
Page 196. — « Jusqu'à la Vigne Ammondola... » Voir le sarcophage de la Vigne Aniniendola, au Musée du Capitole, à Riune. De même les derniers sarcupliaKcs trouves au bord du Hhône et, présentement, au Musée Calvet d'Avignon, portent dos scènes de tuerie.
Page 190. — « La nature naît, grandit, foistmne autour de la tombe avec ses drames : le serpent rpii m'uilr, menaçant h' nid... •
Voir, au Musée Lapidaire, à Arles, le tombeau rlit des iVocet de Cana, dont un moulage se trouve an Musée de Saint-Germain, sous la désignation Sarcophage à sept arcades, et noter la perfection décorative de celte œuvre, d'ailleurs médiocre au point de vue plastique, la variété des essences d'arbres, la diversité des colombes, le goût du détail juste et particulier à chaque épisode dans l'unité du motif d'ensemble, toutes les têtes au même niveau, tous les bras convergeant vers le même point, comme une série de rinceaux, conjoints par le double geste et comme le double départ de la ligure dite VOranle.
Page 196. — << Les paraphes arrondis des vrilles de la vigne.... »
Voir deux sarcophages du vi' siècle à Sant'Apollinare in Classe, à Ravenne.
Page 197. — «C'est un immense panorama de prodiges qui se déroulaitaux Alyscamps... »
Cf. Le Blant, les Sarcophages clirétiens antiques de la ville d'Arles et les Sarcophages chrétiens de la Gaide, et Aug. Prost. les Anciens Sarcophages chrétiens de la Gaule.
Page 197. — « Une « Mesnie » purement naturelle... » Les quelques exceptions à cette loi qu'on pourrait trouver
dans l'art étrusque, déjà indiquées Appendice, p. 228, sont
sans importance esthétique.
Page 198. — « Comme Fa très bien montré M. Enlart... » Dans son Manuel d'archéologie française.
Page 199. — « La vision du Paradis enveloppe les morts... »
Outre les monuments cités, voir le tombeau du jurisconsulte Tartagni, par Francesco Ferrucci, à Bologne; celui du cardinal Basso, par Andréa Sansovino, à Sainte Marie du Peuple, à Rome.
Page 199. — « Le doge Morosini... »
A San Zanipolo, à Venise.
Page 200. — « Les monuments de Léonardo Bruni par Rossellino et deMarsuppini par Desiderio da Settignano... » A Santa Croce, à Florence.
Page 201. — " Les pleurants du duc de Bourgogne et du duc de Berri... »
Les premiers à Dijon, quelques-uns des seconds au Musée de Bourges.
Pai;e201. — « Ceux de Philippe, frèro de saint Louis... » Tombr-au aiUrofois à l'Aliljayc de Hoyaiiinont, aujourd'hui
à Saint-Denis. Un moidai:c an Musée de Sculpture comparée,
an Trocadéro.
Page ;203. — « Les quarante moines ou chevaliers encapuchonnés, pleurant... »
Les moulapos de plusieurs au Musée de Sculpture comparée, an Trocadéro.
Page 206. — « Aux pieds des enfants de <>!iarles VIII et d'Anne de Bretagne... »
A la Cathédrale de Tours. Un inonla.L'e an Musée de Sculpture comparée, au Trocadéro.
Page 207. — >< Aux quatre coins du tiuiiheau de François II, duc de Rrelagne, à Nantes... -i
Un moulage au Musée de Sculpture comparée, au Trocadéro.
Page 207. — « Et les vertèbres d'un squelette qui surgit... »
Voir le tombeau du Maréchal de Saxe, parPij-'alie, à l'église Saint-Thomas, à Strasbourg, et relui du général de IJodt, [lar Clirislian Weii/inger, à la Cathédrale de Fribourg-en-Brisgau.