CÉLIMÈNE, ALCESTE, DUBOIS
ILCISTE Que ^eutett équipage, et cet air effaré?
Qu'as-tu ?v
- '- DUBOIS. '
Monsieur. ,'.'-■
".ALCESTE.. ",' , '
$"*■ Hé bien? ' 7
rioïcis'.t ''.-..
J*i 'Voici bien "des mystères.
■ALCESTE. ."" ■' Qu'est-ce•?■ ' " •
.DUBOIS. ' Nous sommes mal, monsieur, dans riosaffaires.
ALCESTE, Quoi? . . '■•!
nnnois. '.
Parlerai je haut? V ( y
ALCESTE, . '. ' , • '
Oui, parle,.et promplement.
DUBOIS N tstil point là quelqu'un'
ALCESTE
Ah' que d'amusement!
Vtux-tu pailcr J
DUBOIS
Monsieur, il faut faite retraite
AICESlE Comment?
DU BOIS
Il faut d'ici déloger sans trompette.
AI GESTE Et pourquoi ?
DUBOIS
Je-vous dis qu'il faut quitter ce lieu.
ALCESTE
La causu t
DUB9IS
Il faut partir, monsieur, san<s dire adieu. -
ACTE IV ■,. SCÈNE IV. 429 Mais par quelle raison me. tiens-tu ce langage ?
no BOIS. • Parla raison, monsieur, qu'il faut plier bagage.
ALCESTE. . ' ' Ah! je te casserai là tête assurément, Si tu ne veux, maraud, t'expliquer autrement.
- DUBOIS
Monsieur, un homme noir et d'habit et de mine Est Venu nous laisser, jusque dans la cuisine, Un papier griffoné d'une telle façon, Qu'il faudrait, pourle lire, être pis qu'un démon. C'est de votre procès, je n'en fais aucun doute ; Mais le diable d'enfer, je crois, n'y verrait goutte.
ALCESTE, Hé bien! quoi? Ce papier, qu'â-t-il à démêler, Traître, avec le départ dont tu viens nie parler ?
; DUBOIS./ C'est pour vous dire ici, monsieur, qu'une
heure ensuite Un homme, qui souvent vous vient rendre visite, Est venu vous .-chercher'avec empressement, Et, ne vous trouvant pas, m'a chargé doucement, Sachant que je vous sers avec beaucoup de zèle, De vous dire... Attendez ; comme est-ce qu'il
s'appelle.
ALCESTE
Laisse là sen nom , traître, et dis ce qu'il t'a dit.
DUBOIS
C'est un de vos amis enfin , cela suffit.
Il m'a dit que d'ici votre péril vous chasse , Et que d'être arrêté le sort vous y menace.
ALCESTE
Mais quoi ! rfà-t-il ypulii te rien spécifier?
DDBOIS.
Non. Il m'a demandé de l'encre et du papiçr, Et vous a fait un. mot, où vous pourrez, je
..pense,. :, ,"..' ,- "' Du fond de ce mystère avoir la connaissance.
..-., . " ALCESTE. Donne-le donc.
{Dubois cherche te billet dans toutes ses pàc'lies.)
CÉLIldÈNE. - -
Que peut envelopper ceci ?
ALCESTE. • . - Je nejsais j mais j'aspire à m'en voir éclaira. Auras-tu bientôt fait impertinent au diable ? riusois",après avait longtemps cherché le billet. Ma foi j je l'ai, monsieur, laissé sur votre table.
ALCESTE, Je ne sais qui me tient...
' [Dubois sort/) '■'■■■■■- '.■"•: • CÉLIMÈNE.' '' '■'■
\ ' Ne vous emportez pas, Et courez démêler un pareil embarras. ' '- ' ALCESTE, ' '■■ :
Il-Sem'ble que le%ort, quelque sôiri que je
prenne, "' -, ■''■'■''.
Aitjufé d'eriipêcher que je VPUS entretienne ;. Mais, pour en triompher, souffrez à mon amour DeVpiis revoir ,"madariie, ayant la fin' du jour.