MÈNE,. BASQUE
ÉLIANÏE à Célimène.
Voici les deux marquis qui montent avec nous ; Vous lVst-on venu dire?
CÉLIMÈNE, à Basque.
Oui. Des sièges pour tous :
Basque donne des sièges, et sort, (à Alceste) Vous n'êtes pas sorti ?
ALCESTE
Non. Mais je veux, madame, Ou pour eux, ou pour moi, faire expliquer
votre âme.
CÉLIMÈNE
Taisez-vous.
ALCESTE
Aujourd'hui-, vous vous expliquerez.
CÉLIMÈNE
Vous perdez le sens. ■
Point. Vous vous déclarerez. Ah! '
ALCESTE
Vous»prendrez parti.
CÉLIMÈNE
Vous vous moquez , je pense.
ALCESTE
Non. Mais vous choisirez : c'est trop de patience.
( Ils s'asseyent tous. )
' , CLITANDRE
Parbleu ! je viens du Louvre, où Cléonte :, au
levé , Madame , a bien paru ridicule achevé.
N'a-t-il point quelque ami qui pût, sur ses ma--
nières ,' D'un charitable avis lui prêter leslumières ?
CÉLIMÈNE
Dans le monde, à vrai dire, il se barbouille fort; Partout il porte un air qui saute aux yeux
d'abord f Et lorsqu'on le reçoit avec un peu d'absence ; On le trouve encor plus rempli d'extravagance.
ACASTÉ. . ...
Parbleu ! s'il faut parler des gens extravagants , Je viens d'en essuyer un des plus fatigants ; Damon, le raisonneur , qui m'a, ne vous dé--
plaise, Une heure , au grand soleil , tenu hors de ma
. chaise.
CÉLIMÈNE
C'est un parleur étrange, et qui trouve toujours L'art dé ne vous rien dire avec de grands dis--
cours: •'..-,, Dans les propos qu'il tient on ne voit jamais
goutte, Et ce n'est quedu bruit que tout ce qu'on écoute.