‹ Le missionnaire des enfants [microforme]Chapitre 103 sur 228 · CE QUI PEUT ARRIVER · texte numérisé non relu

CE QUI PEUT ARRIVER

Quelquefois, dit saint lgnace, à voir un moribond dont la figure se contracte et prend un air de terreur, à le voir agiter

naissance ; en réalité, ce sont les terribles tentations du démon

D'après saint Léonara, une Opinion commune, appuyée sur des faits nombreux et sur l'autorité de plusieurs saints Pères, enseigne qu’à l'approche de leurs derniers moments, les moribonds voient Je démon de leurs propres yeux.

Saint Martin, à sa dernière heure, leva un peu la tête pour considérer le ciel. Il tintun moment les yeux fixés en haut; tout à coup où remarqua sur ses traits une impression de trouble et

de crainte, Il ne regardait plus le ciel, mais quelque chose qui

était près de lui, quelque chose d'effrayant! Qu'était-ce donc? — C'était son adversaire, le démon,

qui rode comme un lion

(1) Hebr. x, 27, (2) Matth, xxv. (3) Job, var, 14.

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lle sera t; mais z mort, e lettre e mort, ux pre- TZ. — l'hiver, époque pent et e l'été; turité, ous ne reredi, n quel

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r'ugissänt, cherchant quelqu'un à dévorer. \ « Bête cruelle, dit le Saint à Satan, Pourquoi es-tu venu ici? tu ne trouveras ici rien qui t'appartienne. » À peine eut-il articulé ces mots, qu'il rendit le dernier soupir; les anges vinrent chercher son âme pour la porter au ciel.

Lorsque Ze bienheureux Elzéar entra en agonie, ce dernier combat du corps et de l'âme qui précède la mort, on le vit tout couvert d'une sueur froide et tremblant de la tête aux pieds. Soudain il se dresse, le regard eflrayé et comme hors de luimême : « Oh! s'écrie-t-il trois fois d'une voix terrible, si les

hommes savaient quel cruel combat les démons livrent à l’âme au moment de la mort! ,

a terre, le Cureux Jean Berchmans dit ces paroles : « Je sais que j'aurai cette nuit à Jutter contre une grande tentation. » Il se prépara au combat par la prière et surtout par le recours à Ja très-sainte Vierge Marie, qui par sa puissance écrase la tête de l'antique serpent. — On ignore quelle fut sa tentation ; mais on put en conjecturer la violence par la frayeur et le trouble qu'elle lui fit éprouver, A certains moments, il paraissait sSommeiller ; mais tout à COUP on était surpris de voir son visage devenir rouge et tout en feu, et ses Jeux se lever vers le ciel, « Non, s'écriait-il d’une voix effrayante, non, mon Dieu, je ne veux pas cela; je ne vous offenserai jamais ! Marie, ma sainte Mère, ne permettez pas que j'offense votre Fils Jésus. J'aime mieux mille fois mourir! » I] répéta plusieurs fois ces Paroles d’une voix si forte qu’on les entendait dans toute la maison. Tous accoururent dans sa chambre Pour voir ce qui se passait. Alors saisissant son rosaire, son livre des Règles et ses reliques : « Voilà mes armes, dit-il; avec elles je lutterai contre le démon. » — Bientôt la tentation cessa ; il parut keureux et mourut de la mort des saints.

Selon saint Alphonse, la maison d’un moribond est pleine de démons qui viennent pour le perdre, Ze di

ner ses regards vers une image de la très-sainte Vierge, et aus-

sitôt toute sa crainte disparut. Alors inclinant la tête devant Marie pour la remer

(1) LPetr, vs. (2) Apoc. x11, 12.

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