‹ Le missionnaire des enfants [microforme]Chapitre 155 sur 228 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

LES EXOUSES,

A la vérité, nous le

noS premiers parents de

i ( ; Mais avant de les châtier, 1 ulurent lui présenter.

Ecoutons comment Jésus parlera à l'enfant pécheur. « O âme

ici présente, Je suis ton Créateur, Je t'ai aimée d’un amour

ite à mon image et à ma ressemblance, Je t'ai

(1) Matth, xxiv.

MISs,

(2) Esther, xrv,

aimée à tel point que j'ai voulu endurer le supplice de la croix et mourir pour te donner la vie. Regarde mes mains et mes pieds, et vois-y encore les marques des clous qui les ont transpercés, Je t'ai faite enfant de l'Eglise catholique. Tu as été lavée de la tache originelle dans les eaux du Baptême. Je t'ai nourrie de ma chair et de mon sang, afin de te communiqr®r une vie éternelle, Dismoi, enfant, que pouvais-je faire de plus Pour te sauver? Tu n'as eu que peu d'années à passer sur la terre. Je t'avais averti que de ces quelques années dépendait ton sort éternel. Je te disais que si tu étais vertueux, tu Jjouirais dans le ciel, avec moi ton Dieu, d’un bonheur tel que l'œil de l’homme n'a rien vu, ni son oreille rien entendu de semblable. Mais je te disais aussi que, si tu avais l'audace de transgresser mes commandements par le péché mortel, tu brûlerais à jamais dans les flammes inextinguibles de l'enfer, Tu n'ignorais rien de tout cela. Les années que j'avais fixées pour ton existence terrestre sont arrivées à leur terme. La mort est venue. Te voici à mon tribunal, L'examen a été fait, et je te trouve souillé du péché mortel. Le moment est venu d'exécuter les arrêts de ma justice; je suis sur le point de prononcer la dernière et terrible sentence qui va te condamner à l'enfer, Mais auparavant, je veux que tu me dises si tu as quelque excuse à alléguer, qui pourrait te Soustraire à une condamnation, »

L'enfant parle, — Le malheureux enfant est tombé aux pieds de Jésus, Oh! comme il cherche à exciter ] son Juge en levant vers lui des Yeux baignés de larmes! Oh! avec quelles instances et quelles supplications il implore sa miséricorde! D'une voix étoufiée par les soupirs et les sanglots, il s'écrie : « Jésus, ayez pitié de moi! Jésus, ne m'envoyez pas en enfer! J'étais un pauvre ignorant ; je n’en savais pas davantage! » — Jésus lui répond : « Tu dis que tu étais ignorant et que tu n'en savais pas davantage ! Mais, dis-moi, n’était-ce pas ta faute si tu étais ignorant? Mon ministre n’était-il pas toujours prêt à V’instruire ? Pourquoi n’allais-tu PaS au catéchisme, à l’école dominicale, à la sainte messe ? Ne te souviens-tu pas de cette mission que j'ai fait prêcher en vue de procurer ton salut? Pourquoi n’en as-tu pas suivi les exercices? De plus, ne t’ai-je pas donné une loi inscrite dans ton cœur?! Ne connaissais-tu pas la différence qu'il ÿ a entre le bien et le mal? Ta conscience ne te faisait-elle pas des reproches, lorsque tu voulais faire le mal? L'ignorance n’est done Pas pour toi une excuse. Dis-moi, as-tu une autre excuse à présenter? »

Le malheureux enfant reprend la parole, « © Jésus, ne m'envoyez pas en enfer! Souvenez-vous que J'étais un pauvre enfant faible, et que de mauvais Compagnons vinrent me porter

à genoux a pitié de

(1) Rom. n,

PA en SET

press voult

a croix et 1es pieds, Jercés. Je e la tache ma chair lle, Dis- ? Tu n'as verti que isais que on Dieu, n oreille le, Si tu le péché tibles de e j'avais r terme.

n à été ent est point de idamner Si tu as à une

genoux pitié de h! avec misérilots, il pas en tage! »

que tu a faute prêt à l’école > cette salut ?

t’ai-je sais-tu Cience ire le S-Moi,

S, ne auvre porter

LIVRE X, — LE JUGEMENT PARTICULIER, 307 au mal. » — Jésus répond : « Tu dis t'ont porté au mal, Ne SaVais-tu pas que tu devais les éviter ? Ne V'avais-je pas donné des pieds pour fuir les mauvaises compagnies? Etais-tu muet? Ne t'avais-je pas donné une langue pour parler ? Lorsque de Mauvais amis venaient te proposer le mal, Pourquoi ne leur disais-tu Pas : « Non, je ne veux pas? » Pourquoi leur disais-tu plutôt : « Oui, je veux bien? » Tu étais maître de ta langue; tu pouvais dire : « Non, » si tu l'avais voulu, à celui qui te tentait. Et puis, pourquoi n’implorais-tu pas mon secours? Je te l'aurais accordé à l'instant. « Maintenant as-tu encore autre chose à dire? Si tu as encore une excuse à apporter, fais-la connaître. .

D'une voix lamentable qui ferait pleurer les pierres, l'enfant prend une dernière fois la parole : « Jésus, vous êtes si bon, Jésus, vous êtes un Dieu miséricordieux ! ayez pitié de moi qui ne suis qu’un pauvre enfant ! Ecoutez le cri de mon cœur affligé. Jésus, vous êtes mort Pour me sauver, refuserez-vous de me Sauver? Mettez-moi encore une fois à l'épreuve, une seule fois,

aissez-moi retourner sur la terre. Je ne ferai plus cette mau- Vaise action. Je serai si bon et si sage! » — Jésus répond : “ Malheureux enfant, il est trop tard pour implorer ma miséricorde ; si tu l'avais fait quand tu étais sur la terre, oh! que mon cœur en eût été satisfait! Oh! que j'aurais été clément à ton égard ! Je t'avais averti que c'était alors le temps de la miséricorde, et qu'après ta mort, il n'y aurait plus ni miséricorde ni pardon pour toi, Tu le savais très-bien, Je te le répète donc avec le plus vif regret : maintenant il est trop tard. Le moment de subir la dernière sentence est venu pour toi, Mais je te le demande encore une fois : As-tu une nouvelle excuse à offrir? Si tu en as encore une, hâte-toi de Ja présenter, » L'enfant garde le silence : il n’a plus rien à dire. I] le sent bien. Il sait que Jésus a tout fait pour le Sauver, et que vraiment lui malheureux mérite l'enfer. Jésus lui adresse de nouveau la parole : « Rappelle-toi, lui dit-il, combien de fois pendant ta vie

Je t'ai appelé; et tu as refusé de te rendre à mon appel. Je te

tendais la main, et tu n'as Pas voulu me regarder, Tu as méprisé

mes conseils et mes reproches; et maintenant qu'un malheur subit fond sur toi , Maintenant que la ruine te menace comme la foudre, Maintenant que la tribulation et la détresse planent sur

ta tête, tu m'invoques! Je ne t’écouterai point.1 , Oh! quelles amères pensées occupent l'esprit et déchirent le

cœur de cet enfant ! Il se rappelle combien de fois par le passé

Jésus crucifié a éveillé en lui les remords de conscience, et l'a

pressé de se convertir avant qu'il fût trop tard, Et il n'a pas

voulu l'écouter! « Il est donc de toute justice, se dit-il, que

que de mauvais compagnons

(1) Prov. r.

0 homes

Page 1